‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 296 sur 322 · VER · texte numérisé non relu

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cendres d'os ( phosphate de cliaux J. Dans la fabricaliou du verre ou se sert sou\ent, à U place du carbonate de potasse ou de soude, du sulfate de ces bases. Alors l'acide siticique déplace l'acide sulfuriquc à une température élevée. Ce déplacement est hàlé par une addition de poussière de charbon : il se dégage de l'acide sulfureux , mêlé d'acide carbonique. C'est ainsi (ju'un mélange fait avec 1 partie de quartz, 4 î,2 p. de sel de Glauber ( sulfate de soude ), lu p. de chaux, et 1,22 de charbon, peut servir à la fabrication du verre ordinaire.

H est très-difficile d'obtenir du verre parfaitement incolore. La présence d'une certaine quantité de protoxyde de fer isomorphe avec ia chaux, la magnésie, etc., donne presque toujours au verre une légère nuance de coloration. Pour obvier à cet inconvénient , on ajoute à la masse vitreuse duperoxyde de manganèse. Par ce moyen , le protoxyde de fer est changé en peroxyde , qui ne produit presque aucune coloration , tandis que le peroxyde de manganèse est réduit à l'état de protoxyde (oxydulc), qui donne également des verres incolores. L'addition du nitre remplit le même but. In verre est de bonne qualité, et propre aux opérations chimiques, lorsque les acides bouillants ne rattaquent point, et qu'il n'est pas sujet a se fêler par un ehangcuienl brusque de teuipérature. Celte dernière propriété, trèsprécieuse du reste, le verre l'acquiert lor.s(|ue, après l'avoir travaillé , on a soin de le refroidir lentement et avec précaution.

ferre hydrique. ( /f'assertjlass. } Ce verre resseiuble tout â fait au verre ordinaire; mais il a la propriété de se dis.sou(lre dans l'eau bouillante. On l'obtient en faisant fondre ensemble, pendant six heures, 10 p. de carbonate de poLisse , IJ p. de quart pulvérisé, et 1 p. de poussière de chariion. On ajoute le charbon alin de décomposer l'acide earbonii|ue de l'alcali avec lequel l'acide silici<|uc doit s'unir.

Le produit est une iiia.ssc vitreuse attirant l'humidité de l'air, mais non déli(|iiescentr. Cette masse se dissout dans l'eau , et la dissolution peut être évaporé»; jusqu'à consislauce sirupeuse, .séchéc à une douce chaleur, celte niasse est vitreuse, transparente, moins dure que le verre, et inaltérable a l'air. M. 1-uehs a proposé l'emploi du if((.s'.s-c;Y//«.s-.>pour garantir les étofles et le bois contre l'action de la llamnie, dans les cas d'incendie. A cet cf.et , on les recouvre d'une dissolution de was.'orriliiss, à laquelle on ajoute de la craie , du verre pilé , et d'autres corps qui résistent a la flamme. Ce badigeonnage ressemble à un badigconnage â l'huile. Kn ajoutant à la dissolution du icasenjliiss (.\c la lilharge, on obtient une masse éminemment propre à badigeonner des tai)isscries , des décorations de théâtre, etc.; ces tapisseries se laissent dérouler .sans «|ue la couche vitreuse se brise. Le bois ipTon a recouvert d'une concile de n'tisserylass se charbonne au feu sans se consumi;r.

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