VID
M. Casascca, à la suite de cette analyse, dispose ainsi les matières qui composent le vcsou :
Sucre, sod'*
Kau, '»a.o
Sels minérau'. i.*
Autres proJuits organiques, 1.8
Ce résultat est très-voisin de celui qui a été obtenu par .M. l'éligot :
Sucre , 209.0
l-;au , 's'.o
Sels minéraux , ' .'
Autre-s prodmls organiques, i^ 1000,0 M. Casascca , rapprochant le résultat qu'il a obtenu de celui qui appartient â M. l'éligot , ainsi que de dillerentcs données pratiques, lait obser\er que c'est surtout par la quantité deau que les \esous de\ront différer entre euv , et (lue celte quantité deau sera subordonnée à la sécheresse ou à l'Iiumidité, et à la n.tlure des terrains. Les difiérentes espèces de cannes exerceraient leur inll.aence sur la quantité et non sur la qualité du \esuu.
M. Casascca déduit de ses expériences les proportions sui\antes , dans les principes de la canne à sucre :
Eau , c:.9
Sucre et matières organiques
et inorganiques, 17,7
l.i'^neui , '«.^
C'est un résultat qui offre des différences assez notables avec celui que .M. l'cligot à obtenu :
Eau, 72,1
Sucre , etc., «8,0
Ugneux, 9.9
( Annuaire de chimie, année i844 ).
VIBRATION. Mouvement rapide alternatif d'allée et de venue. Les corps élastiques sont seuls susceptibles de vibrations. Les vibrations des cordes, des lames ractaliuiues, de l'air, etc., constituent le son i f oyez Sd> .). Vibration est quelquefois synonyme d'ondtilutiun.
viDU. On entend par \ide l'absence de l'air atmosphérique ou l'air eitrémeinent rarélié { comme sous le récipient de la machine pneumatique ) dans uu ispace donné, et absolument sépare de l'air extérieur. Le \ ide n'exclut doue pas l'absence de la lumière, de l'electricité, et d'autres ageulsimpundéres qui existent dans le milieu qui cunsliiue latuiosphére. On euqïloic le vide pour faire évaporer des liiiuides contenant eu solution des substances tju ou veut amener a cristallisatiun.
Le vide baruiiictiiqiie est le plus parfait. On l'obtient en remplissant de mercure un tube de verre ayant plus de 76 centimètres de longueur, et en le renvers;mt ensuite sur une cu\e pleine de mercure. La colonne de mercure descend jusqu'au point ou elle fait équilibre a la [iression atiuospheriquc, et laisse derrière clic un i-spacc vide.
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VIF-ARCF.XT. A^'Oi/f; MEnCURE.
vi\. Liqueur alcoolique , résultat de la 1er mentation du jus de raisin. I.a fermentation du moût ( jus de raisin , riche en sucre, et contenant , en outre , une matière azotée jouanV le rôle de ferment ) est accompagnée du déga gemcnt d'une quantité énorme de gaz acide carbonique ([uisc répand dans la cave, et occasionne des accidents d'asphyxie. Cet acide carbonique provient de la transformation du .sucre eu alcool : un quintal de sucre peut ainsi fournir environ 4J livres de gaz irrespirable. L;i quantité d'acide carbonique qui reste dissous dans le vin varie; elle c>t au maximum dans les vins mousseux, comme ceux de Champagne. l'our obtenir un vin mousseux , on le met en bouteille avant que la fermentation soit complètement achevée, ou, si elle est achevée, on v ajoute du sucre et un peu de fernient : le gaz qui se forme reste alors emprisonné dans la bouteille, et ne s'en ccliappe que lorsqu'on vient à l'ouvrir. Les autres ao;des qui entrent prcs<iue toujours dans la eoiiiposition des vins, sont les acides tartriqvr , maligne et acétique. Lorsque ces acides s'y trouvent en trop grand excès , on les sature onhiiairenient avec un carbonate alcalin t potasse ou soude); on n'ei.Mploie plus guère pour cela l'oxyde de plomb i lilhargc ), (lui, en se combinantavcc ces acides, formerait des sels vénéneux, l'our désacidifier les vins , il vaudrait mieux employer du tartrale neutre de potasse : ce sel , rencontrant l'excès d'acide tartriquc, forme un bilartrate qui se dépose. Ce moyen est sans inconvénient pour la s.inté. L'acide larlrique et l'acide malique existent naturellement dans les raisins, surtout dans ceux qui sont encore verts. Il n'en est pas de même de lacide acétique : celui-ci s'est formé plus tard aux dépens de l'alcool; c'est un iadice de mauvais vin. Les autres principes du \in sont Valbumine v gluten ) , qui existe surtout dans les vins bla;ies, où elle détermine la fermentation visqueuse ; elle est précipitée par le tannin et même par l'acide carbonique, ce qui explique pourquoi les vins de Champagne se troublent. La matière colorante varie «n nuance et en intensité, suivant les espèces de vins. Les vins français, surtout les vins rouges de la Provence , sont les plus chargés de matière colorante, l.'êther œnanlhiqve, espèce d'huile volatile, parait donner aux vins l'odeur qui les caractérise. Enlin, l'o/coo^ct Wuii sont Us principes dominants qui font estimer la bonne ou la mauvaise qualité des vins.
Les vins rouges contiennent une proportion d'alcool variable de 7,7 pour looa il pour loo. iM. Eauré a signalé une sub.stance nouvelle, assez mal délinie , qu'il désigne sous le nom i\'œnanthine. Ce serait un précipité glutineux , niant , élastique, que la gélatine ne précipilerait point , mais qui serait insoluble dans l'alcool a an centièmes. La gélatine précipite , au contraire , complètcincut le tannin et la matière colorante du vin. Ou pourrait mémo