‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 303 sur 322 · VI.S · texte numérisé non relu

VI.S

dindiqiu'i-, (-lait duc a une différence de teraperature: cette opinion n'était pas fondé<'. l'our la renverser, il aurait sufli de considérer une seule des images obtenues , de remarquer que les traits les plus déliés se reproduisaient, quoiqu'ils fussent sensiblement à la même température, et que la plaque sur laquelle leur image se dessinait fut un trèsbon conducteur du calorique. Pour rendre le doute même impos,sible, je cherchai si je ne pourrais pas obtenir des images sans l'intervenlion delà chaleur. Je laissai longtemps dans une chambre fermée les corps et les plaqu(» s ir lesquels l'on voulait agir; après les avoir mis en contact , j'cxpo.sai les plaques à l'action dj différentes vapeurs; j'obtins ainsi dts iujages tres-nettes et très-délicates. La proposition énoncée est donc encore trop restreinte, et il faut dire que toute surface touchée par un corps quelconque acquiert la faculté de reproduire l'image de ce corps par la coiidensalion d'une vapeur quelconque, avec adhésion ou combinaison chinuque. Je me borne ici au mot général condensation , qui pourr lit n'être pas assez exact, me proposant u'expliquer plus tard la manière merveilleuse dont les vapeurs se comportent dans la représentation de l'objet.

<i .Si déjà les essais qui précèdent prouvent qu on ])eut imiter les effets de la lumière par le contact , les expériences suivantes le démontreront bien plus clairement encore. Sur une plaque d'argent recouverte d'iode, an sein dos ténèbres de la nuit , je plaçai une petite plaque d'agate taillée en creux , une plaque de métal gravée, une bague d'écalLIe ; quaml ensuite j'exposai la plaque aux vapeurs du mercure , je vis apparaître une bonne et distincte image des figures de l'agate, des caractères de la plaque , de la bague , etc. l'ne seconde plaque iodée, et mise en contact dans les ténèbres avec les mêmes objets, fut exposée aux rayons directs du soleil, ou à la lumière diffuse : les Images apparurent encore ; d'aiitres plaques enfin, préparées de la mémo manière, furent présentées ;i l'action de la lumière à travers des verres colorés, jaunes, rouges, violets : sous les verres jaunes et rouges , on obtint à peine de-; traits obscurs , tandis que, sous le verre violet , les images étaient très-distinctes. »

M. Moser a , en outre , prouvé que ces mêmes phénomènes se reproduisent avec des plaques de métal pur , et même avec des substances difliciicment altérables, le verre , par exemple. ,

Si la lumière émise par un objet ipielconciue exerce une action physique sur toutes les aubstanccs , et imprime sur elles une image , comment n'en serait-il pas ainsi de la rétine? La formation de l'image dans l'rcil est donc un fait très naturel. On explique aussi facilement comment la sensibilité de la rétine peut varier, s'exalter, diminuer, revenir ;i son état nor- U]al,etc .%■> a-t-il pas idusieurs moyens de

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