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RIT

tii-iit alii'ii lin sirop incolore, qui, traite pnr r.il.'MOl ;il>solii, se remplit rie petites ;ii!;i;ill:s rrislallin.-s. I„é racine du rn'yinin psfudoarn-

ti'i contient, oulre le robiniiite il'r.n;' lia-

(|iie . cin sucre, des luiile.-, de l.i cliloroplivUe, (le \:\ cire, du tanin . une matière .:'olorante jaune, du niucilase, beaucoup d'alouminc, de In fécule , des sels , un curps basique que IM. !\rinsrli n'a pu isoler.

uiiCEi.i.iyl'E. [JciJe.) Espèced'acide gras, i!éf onvi rt par Ilccren dans le rocrlla tinctoriii il est insolnble dans l'eau , et se dissout f.icilenicnt dans l'alcool et l'étlicr. Par le refri)idi<scment d'une sulnlion alcoolique concentrée, il c^i^talli5e sous forme de petites aiRUillPS bianelics et brillantes. i;n contact avec la potasse ou l'ammoniaque, ii se gonfle et donne une mas;^e gélatineuse, soliiblo dans l'eau. M Scluinck en exprime la composition par la formule : C»4 Ips O*.

ROSÉE. Les faits que M. Melloni a conrmuniqués récemment à l'AcadOmie des .Sciences conlirment pleinement le principe de Wells. la rosée ne monte ni ne descend; c'est une conden- .salion de la vapeur aqu'-usc invisible, se précipitant sur les co'ps qui se refioidissent pl-is ou moins vite. Des appareils thermoscopiiiiK s, ayant les armures couvertes de vernis, de ploiabagine, de colle forte, dcsciure de bois, de sable, de terre et de feuilles de plantes, ont constamment indique un iibaisseiirent fo;t sensible «le leinpéralure avajit de se mouiller de rosée : l'intervalle a été quelqucfais de plusieurs heures; souvent aussi il y a eu abaissement de f empér.iture .«anspiécipitiition dcvaiicuràauciinc époque de la nuit. Ce dernier phénomène .s'est produit (i'uitant j'Iiis fré(|iu'mriient que les tti! inomcIreséî.Tient placés à une plus grande distance du sol. En opér.mt à nnctert-iine élé valinn, on peut donc siipiuimer ou retarder à volonté la précipitation de la rosée sur les corps et constater parfaitement qii'<7/p stiit Idiijoiir.i et ne précède jam.nis la production (lu fr.iid. Pourquoi la io.«ee nese dépose-t-clle pas sur les iuélaux polis? Celte i|iies1iou a beaucoiip occupe les physicien-. Les er,périences de M. Melloni prouvent dél'inilivemciit que cette différence tient a rinégalité du rayonnement. Ainsi le r.iyonnement du noir rie fii- Mee étant égil à 100 , celui de l'argent laminé est = 3,0iii ou = 3,37, suivant MM. de l.a Provosta.ve et Dessins la rosée e\ige donc tou ■ jours un certain refroidissement dans le corps qu'elle doit baigner, et les uictaiix exposés au ciel serein ne se couvrent pas de rosée , parce qu'ils ue se refroidissent que d'une quantité l'vcessivement f.iiblc.

RtTiiÉMiM.M. Claus ( nvllelifi det'.lcafleiitie iinp&riule de Saint- l'ftcrshoiirii ) vient d'ajouter de nouveaux délaik à l'histoire (le ce nouveau corps simple, métalliqu.-", qui existe dans l'ostniure d iiidinni naturel et dans les résidus du miner.ii de plaicie russe ou américain, l.e riilhéiiiiim s'oliiieut en pelits morceaux anguleux dunéelal uulallique.

Sa densité n'est que des, c; Il estirés (;assaul, in lisible dans la lia mine du gaz delonant et liresque insoluble dans les acides. Parmi les mélaiix satellites du platine, c'est après l'os iiiium celui qui a le plus d'aflinité pour l'oxygène. i\l. Claus en a décrit quatre oxydes: i=li; prutoTi/ile, Ru {) , qui s'obtient en calcinant dans nu courant d'acide carbonique t équiv. de chlorure de nitbéniuui avec du carbonatide soude en excès; 2" le sesquioxy<te. RiH O^, qui s'obtient parla calcination diieetc du métal en .•oudre; 3° {e bioxyde , \W o=, qu'on prépare par la calcination du sulfate de rulhédium.llH S2; 4° VaeiderutJtcniqjie, qui existe ( non isolé ) à l'état de rulhéniafe basique de p<jtassedans la solution du ruthénium calcine avec du valpétre.

r.triMotE. ( Jcide). En faisant bouillir dansduvinaigreordinaire des tiges de rucde^ sréliees ()!//« (/)V(«eo/eiij ), exprimant, et abandonnant Pextrait au repos pendani plusieurs semaines , ou obtient , suivant M. lîorntrseger,deB cristaux microscopiques d'un ai-idc nou\e;iii qui a reçu le nom (\'acide iiithiùiiic.

SAi.i'î iiiE. M. l'clou/.e a communique neemmeittà l'Académie des sciences iiu proeeile n niveau et tics-siuiple pour constater la richesse du salpêtre en uilrate de potasse. ( <i;i sait que le uitreou salpêtre qui entre dans la fabrication de la poudre à canon n'est pas du nitrate de pelasse pur, et que celui-ci sv tinuve accompagné d'unequantité variable de chlorure de s^idium et d'autres sels. ) l.e proceiK; de.M.felonz.e repose sr.r la proiHielé qu'a le uilrate dépotasse de faire passer le fer, disons dans nu acide, à son maxiimini d'ovydation onde ehloriiralioii, «'est a dire au maxiiimiti rie son poids, 11 s'agissait donc ilc (iéler- . miner d une manière rigoiiicuse cijinblen il foin de nitrate de potasse pour produire cet ( Ifet. M. l'eloiu.e a ain-i rnnslaté (|iie dciix graiiunes de fer pur {. lils de clavecin ) dissous dans un excès considérable d'acide chlorhydriqne ; riir 80 à 100 grammes ) exigeaieni, pour èlre portes à l'état de pcrchlorure , des qtjan tiles de nitrate de potasse pnrtoujours comprises entre I gr. îlî et 1 gr. 250, soit, eu moyenne , 1 gr. 216. I.es gaz qui se dégigent pendant cet te réaction sont de l'acide chlorhy- (iiiqne et du biosyde d'azote. Ces membres, traduits en éqnivalent.s , correspondent a Ccqoiv.ilentsde fer et à 1 équivalent denilral.de potasse. L'acide de ce dernier sel se dédon ble doue eu bioxydc d'a/.ole, qui te dégage, 1 1 en 3 e(|uivalenls d'oxygène, qui enlèvent :) éqni\a1erits d'Rydrogène a l'acide chlorliydiiiiue, pour former S équivalents d eau , tt niitire a nu 3 équivalents de clibre , qui s'ajoulant aux 6 éiiui-valenls de protoehloruie de 1er, produi.sent 3 équivalenls de percliioriire, comme l'indiquent ces (-quations:

1= (1 Ke -(- 6 H Cl = 6 Fe Cl 4- <î H ; ■!■• K Ke Cl -f Az (M KO + \ Il Cl =: HO + \iCl + Az O' + :'. ( l'e^ Cl" }.

SIL

Ofi reconnaît qno tmit le fer cit porté nu iiKiximiiin lorsr|uc la lii|ii(iir prend une teinte rose par l'addition d'une lré>-petile quantité de permanganate de potasse. I.e sel iii.irin , le elilorurc de potassiuiii , les siiU.iles de potasse et de soude ( sels qui tous pcu\ent se Irouver dans le salpêtre ; sont sans lulluence sur la quantité de nilrale de potasse nécessaire a la suroxydalion du fer.

Tels sont les principes sur lesquels repose le nouveau procède. Vuiei un exemple desonapplicalion. On suppose qu'avant opère sur 2 graninies de fer et 1 gr. 51ii de salpêtre pur, le pernianganatc de potasse i eanieleoii minerai ) indique que 0 gr. SOO de Ter n'ont pas ete pcro\.vdcs ; on en conclut que 2 gr. OiiO moins 0 gr. aOO ou 1 gr. Sno de fer ont elo portes au niaxiiiuiiu.()r, si le sel avait Ole pur, Jes 2 gr. 000 (le 1er aiiraiiiit ele .poites .-ni maximum. Or si lesclavait ete pur les»gr. Ooft de fer auraient ete enliéieuieiit perclilururcs ; un Otublit donc la prupurtion ;

Il y avait doncun gr. 03V. de nitrate de potasse réel dans 1 g. 51 6 de salpêtre impur, ou 9o parlies dans 100 de ce sel.

■' Cette nouvelle métliode, dit l'auteur, présente l'avantage d'une exécution facile ; elle demande à peine vingt minutes, et comporte une exactitude de deux à trois iniliémes. n

SAPOxi^E.Cet alcaloïde, relire de la .saponaire ( stipoiiaria o/Jicina lis ), .se Irouve suivant M. Malaperl, dans presque toutes les plantes de la famille des carioiihylées, (|u il seiiilile en linéique sorte caiaelériser.

S \ss.VKUli>E. Matière amorphe, trouvée par SI. Ueinseli dans la racine du Uturiis siisiitfriis. Mile se comporte comme un acide faible ; «Ile ne se dissout guère que dansl'aletwl failli'^ liouillanl. Soumise à la distillation, elle fond, dégage des vapeurs blauetiàf re.> et donne ufi liqui le qui preei|iile lis sels ferriqiies en bleu verlàiie. i llrpcrtnrium fiir die l'hurwarif, tome XX MX, p. ISO. ;

siLiLATics. l.'eliiile de- silicates est encore fort incomplète. KIlea clé repri.sc par M. l'reniy . qui vient de sigo lier ( Comptes fendus l'f l'.J<(i.lciinr, 22 décembre 1S3G ) les lésultals suivants : Il l.'aeide siliciqiic est polybasiqiic et forme plusieurs séries de sels qui dilfércîit entre elles par leurs propriétés générales et les quantités de base qu'elles contiinmiit ; S» les groupcmenis salins qui coiistiliirnt la première série (Si O' Ko -(- .\(j. et Si O , NaO,20 110, peuventétre :!elr,iiis par !a seule action rie la chaleur et donnent de la silice puresoiisdeux états isomériques; lessilicatcs (le la dernière série i Si O*, 2KO ■{■ .\i\ et Si (>', 2 Nai) -f- .^q ) sont beaucoup plus «tables.

.sii.iCATISA l'iov. I f'roduction des pierres nrliflcielles ) M. Kiililmann a donné le nom de silicatisuUoii à la transformation des cal-

SIL

calres tendres et poreux en calcaires siliceux et compactes En délayant de la cri.ie, i n poudre dans inic dissolution de silic.ite de potasse, on obtient un mastic qui durcit K-nlenient a l'air en prenant assez de dureté pour devenir applicable a la restauration des monumenis publics, a la fabrication des objets de moulure, etc. I,a craie en pâte artificielle ou en pierre naturelle, iilongec dans une dissolution de silicate de potasse, absorbe, même a froid, une quantité de silice qui peut devenir consider.iblc. Ln exposant la pierre alternativeiiKnt et a plusieurs reprises a l'action de la dissolution siliceuse rt a l'air, la craie prend un aspect lisse, un grain serre et une couleur plus ou moins jaunitre, suivant qu'elle était plus ou moins ferrugineuse. Les pierres ainsi préparées sont susceptibles de recevoir un beau poki ; le durcissement, d'abord superficiel, pirtiëtre peu à peu au ceiiirc alors même (|ue l;i pierre présente un assez, grande épaisseur, tlctte production artificielle parait pouvoir devenir d'une utilité incontestriblc pour faire des travaux de yculptuie, des oinenn n!s divers d'un travail même três-délicat ; car lorsque la silicalisation a lieu sur des eiaies bien .sèclics, Icssurfaccsncsont nullement altérées. Des essais faits pour appliquer ces pierres a l'imprimerie lithographiciiic promettent un .succès complet. Ln mêlant au silicate de potasse de petites quantités de sels de manganèse, de cobalt , de plomb , de enivre, etc., on peut donner à ces pierres artificielles des teintes et marbrure d'un aspect fort agréable. ( Comptes rendus de l'Acadcmie, 25 juin 185.-;. )

.SILICILM. Ce corps simple, peu', comme le bore et le carbone,aliccter trois états différents, savoir l'état iiulvérulent amorphe, l'état grapliitoide laracllaircet l'état cristallin analogue au diainiint. C'est au moyen de la réaction du chlorure de silicium sur le sodium et par des procédés identiques à ceux qui servent à la préparatim de l'aluminium que M. Sainte-Claire Oeville est arrive à produire du .silicium cristallisé, res.semblant a du fer oligiste irisé. Ces cristiux acicuUiires sont tantôt des prismes hexagonau.x surmontés d'une pyramide tresaigiié à faces courbes non mesurables , tan tùt des rhomboèdres enfilés en chapelet suivant leur axe de figure, et dont les angles aux arêtes culminantes sont d'environ 69" 30'. i.e silicium rhomboédriquc raye fortement le verre. Pour le préparer on introduit de raluminiuni place sur une nacelle dans un luhc de porcelaine, que traverse un courant d'h.Mlrogènc saturé de vapeurs de chloriire de silicium. Celui-ci est placé dans un flacon tiibulé, que l'on chauffe, légèrement en approchant avec prècaiiiiou uu charbon incaniicscent. On porte le tube au rougi -cerise clair, et Ion eonfinue l'opéraiion jusqu'à ce eu 'eu reg.irdant dans l'.ippareil par 1 extrémité beintc d'une allonge qui le termine on iie vole plu-i de vaoeurs épais.scs de chlorure

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