‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 320 sur 322 · SUG · texte numérisé non relu

SUG

(rahiminuim On relire (le la nacelle les aljjiiiUes (lesilicîiiiii,qiie l'on piirilie en les trailanl successinment par l'eaii régale, l'acide lliii>iifiuc bouillant et le bisulfate de sonde fiin.lii. — l.e silicium s'allie avec les métaux, parliculièreinc'nt avec ie cuivre, auquel il coiiiunii|ue une dureté cilréiue ; c'est l'acier du cuivre — Le tiliine obleuu par les procédés tout â fait analogues c^t une matière sein- ,l)lable a celle du fer oligislc, et infusible à une température où le pi ilnie entre en vapeur. ( Comptes rendus de l'Jcadcinie des iciflires, 30 avril 18ôS, et T. j'invier 1856. )

sulFiiE. Aouieaiix oi-acidesdii). M.Plessv a découvert deus muiveaux oxacides du Noufre en étudiant l'action de l'acidesulfurtux sur lescliloruns de soufre aucontact de l'eau, l.e premier a pour formule : S'' O' 4- -4q ; il e,t liquide et ne parait pas se décomposer a la tempefalure ordinaire; il donne avec le nitrate d'argent un beau précipité jaune qui paSîC assez. rapiJement au brun chocolat; il ne précipile pas les sulnlions de 7.mc, de cuivre et de fer. On l'oblient en faisant aj;ir,a la température de l'ebullilion, l'acide sulfureux sur le peirlilonne de ioii/rc. le second a jinur formule : S» O* ; on ne le connaît guère (|ii'en combinaison avec les bases et p.irliculiérenient av ec la bai vie. On l'oblient par l'aclion de l'aeiile .snlfureiix sur Ir prulochlornre de siiiifri . (Diiiples rendus de l'.Jcadcinie des Scirnfes, tome XM, p. V73. ) Kn l.Si6, V. Wackeniodera découvert un auiie n.xacide de soufre, auquel il donne le nom u'cceile pcnthathionique iS-^ O^ j On l'oblient en faisant arriver un roiirant n'iiydrogénesnlluréen excès dans une soliili"n aqnenscd'aei.lc sulfureux, saturée a la tempérai nie oiilinairf.L'aculepenl bat bionique est incolore , inodore , d'une saveur acide et nu peuamèrc; il ruu.'il forlement le papier de Inurncsol , (t ne s'aliere (las, même étant exposé pendant six iiuiis à une tempéralurc de 20'. .Affaibli , il donne, avec les carbonates alc.ilinset terreux , des solutions larfailcmcnt neutres; mais il est impossible, ^olt par e\aporation , soit par addiii in il elbcr et u'alcool, de séparer la conibinai-.on .i l'etal de sel soli le eiislallin. C est in quoi il .se dislingue des acides de .MM. Kon o. , ùelis et Plessy.

Iji résumé, le nombre des oxacides de .soufre connus jusqu'à ce jour est au moins de bnit. I.cs voici, d'après leur ordre cbronologiqiie .

80^(110) acide sulfiirique,

M>- acide sulfureux,

8=05 acide liyposulfuriqiic,

S^ O' acide hyposulfurenx ,

S* OS acide de .MM. Fordos et Oélis ,

■S* O' acide ( isomère ) de .M Plessy ,

S5 0« autre aci'le de M. Plessv ,

.S5 O* acide de .M. Wackenroder.

SUCRE. Suivant MM. 'lilley et .Maclagan { Philosophicul magazine, 3''sér., vol. XXVIII, p. 12 J, le sucre de canne se transforme , dans

TER

eirtnines eireonstanees, (n une substance iMimVriquc avec la lelliilose et l'inuline. (.'est une .substance épaisse et filante qui se produit, à la longue dans les limonades et orangeades gazeu7.es, qu'on prépare, comme on .sait, en comprimant du gaz acide carbonique dans des solnlions de sucre aromatisées avec cerlaines huiles essentielles.

si'LFiiYDiiiQrE \ .■tcide'i Certains corps poreux, le linge en particulier, ont la propriété de déterminer la conversion de l'Iiydrogènc sulfuré en acide siilliirique dans des conditions de lemperalnre peu éloignées de la température ordinaire. Daus les grandes ville-, à I ondres en parlicnlier, on a remarqué que les masses de fer ou de fonle exposées à l'air éprouvent des érosions qu'on a attribuées a la présence du p.iz sulfur-iix dans lair; mais Cl s érosions seir.blent cire dues pluiftt à l'actinn de l'hydrogètie sMlfnré qu'exhalent les rombreiix egonts de la ville île Londres. Les éinan.ilions d'hydrogène sulfuré, très-générales d'ailleurs, peuvent donc devenir l'oeeasion (le pro. ludions lentes d'acide sulfurique et, par suite, de sulfates là où des bases se rencontrent I our le saturer. « Le soufre, dit M. Diima-i. pourrait donc transporter, à travers l'air, (les sulfates qui le renferment dans les grands amas (l'eau aux t( ries qui en ont besoin pniirli végétation des plantes qu'elles alimentent, ou pour la production des animaux que celles Cl doivent nourrir. >; [Cnmpt' s rendus de V .-li-udcmie des Sfienees-, 26 oct. is;« )

SI I FOrVAXlillF. D'.XMMOMUM. Ce Sel Cst

un des meilleurs reactifs de 1 aride prnssiqiie. M. Il' big propose pour le préparer un proré le Irès-viniple. qui ennsisie à saturer 2 parlies (l'ammoniaque ranslique liquide, de 0,9.S dmsite, p.irdii gaz hydrogène sulfuré; à mêler l:i li(|iiiiir avec r, parties d'ammoniaque de nicnc densité, â .ajouter au mélange 2 parties de lli nrs de ^oulle el le produit de distilla l'(ir,obienn ;ivrc fi parties de sel de sanglixiviel. 3 parties d'aride sulfurique concentré et IS parties d'eau

Sri-FlTniQlE I /'•/''e' glaci.il M. Baresviil vient de propi)-er un moyen très-simple pour préparer I aride .sulfurique glacial anhydre. Ce moyen consisie â di-ililler l'acide ordinaire roneeniré (mnnoliydrale) sur de l'acide pliosplioriqiie anhydre : ce dernier s'empare de toute l'eau du premier. Mais ce moyen, quoique d'une exécution facile, restera probablement sans application d cause des difficultés qu'on éprouve à se procurer de 1 acide phospliorique parfaiTernent anhydre.

sii.iri;. .M. Goriip-Uétani z ( Jnnalen der Cheinie, tome IXl, p. 'M ) a montre que les plumes des oiseaux granivores contiennent des quantités considérables de silice, et particulièrement dans les barbes. Les plumes des oiseaux carnassiers en contiennent beaucoup inoins.

1ERRE l.AnoiB tRi.E. Il résulté dcs expériences de M. Philippe que la terre lal)oui'able

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rtnliTinc ilcs qiinntiU'-; ni)t:'l)lP!; tlo proloriidc lie ter ; la proportion la plus coni 11111110 osl de 5 reiilièiiHs-. La terre de.s liitlis en contient 1i ciRtkîmcs. Cet oxyde si peu stable â l'air |iaiai-t provenir de l'action désoxydanle que les matières organiques exercent sur les pern\)Jcs de fer; il se rencontre priiiciiialcmcnt ii;iiis les conciles inférieures, l.csaulres priiici|i<s (|ui entrent dans la composition de la liiiv libouble sont -. 40 â 70 centièmes de Mlice , lu à 20 o'.ilaiiiine, a â Ib de earbonale Ile cliaux, 3 a to de matière organique, 2a3 deaii et des proportions moins considérables (11- sel lie potasse ou de sonde, de sulfate de «liaiix et de carbonate de magnésie. { l'/iilo- .^np/in(il tiKKjazine, S*-' série, \ol. XXVI, p. y-M.,

TiiALLOciiLOKE. Jlatîére colorante verte ovtiailediuruacia islandUa parM.M. Scline- Ueriiianu et Ivnup. Celte matière , analojiue a la eliliiroplivlle, se dissout dans lélliir; sa dissolution, d un beau virt fonce, cunliciit dis traces u'jGide stearique et d acide liiliensleariqni'. le preiuier acide se sépare en ;;rande j.aitlo lorsqu'on evapiire une pailie de l'eilicr.

llllALniNE. Rase organique, préparée artiiiciellement par M\l. l.iebij,' et Woelder; flic est exempte d'i x j,'éiie, et oniient du caibone et de l hydrogène dans le même r.ipport que dans l'acide acelique, ainsi que du iiitiO;,'ène et du soiifie dans le même l'apport que dans le sulfure i.'anitiioniuiu.

Sa composition a elé repiésenlée par la formule C'-* WII'J .S4. — la tlivaldine forme de jdoscr.stanx incolores, brillants, fusibles a la", et répanil.mt une mleur arouialique ['ailieuiiéie. i:ile est tres-peu soluble dans lalciml, «l se dissout trcs-bien dans iVllur. Klle forme, avec les acides, partîcnlièremeiit a\ec les acides nitri(|ue et chlorliydiiquc, des se s q.ii «•ristallisenl parfaiti mcnl. On obtient la tl.i.ildine en faisant passer un eourant de sa/ hydrogène sulfure à travers de l'aldêhyne ammoniacale. I.a selénaldine se prépare de la inéaie manière, en substituant l'hydrogène siiiliiie au j;a/. Iiyilrogène sejénié. Ivlle forme de pilils crisiaiix incolores, qui paraissent être isonioi plies avec la thialdinc.

TiiKMiîLEMENTS iiE TERRE. F) apré-; la théorie de M. Kerd. lloelcr, les trcmblemenis de terre, si fréquents depuis quelque années, ont pour cause l'électricilé dont la tern- est chargée. (,e seraient donc de véritables orages; siiilemrni, au lieu de .se manifester dans l'air, ilscililent ansein nièine du globe Aussi l'auteur divise-t-il les orages en trois classes, suivant le milieu oiiils se manifestent : 1° niaiies atinosit/ii liiiiirs (orages proprement dits); 2° 01 unes sniiUrrains on t rresires ( tremblements de terre ) -, 3° oriitip acro-lerreftrcs on );((.f(e.v, causés par le pas.sage de l'électricité de la terre a l'air, on de l'air à la terre.

Ce n'est qu'à l'aide de celte théorie que ion explique d'une manière satisfais:inle les

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effets si étranges, tels que transports de meubles, déracinement d'arbres, malaise senti par les animaux, effets qui accompagnent les tremblements de terré et qui sont absolument inexplicables par la suj)positton d'une force autre que relectricité. Bile explique aussi parfaitement l'activité des volcans ans moments des treiublenif r^ts de terre, ainsi que leur intermittence, n Les volcans , dit iM. Iloefer, sont des foyers ou réservoirs de matières combustibles, qui n'ont nuUemeni besoin de commiiiHqucr avec le feu central. Ces foyers, espèces de poudrières,. s'all. meut et lont explosion an pas.sage de la foudre d'un orage souterrain qui peut éclater à des profondeurs variables du globe. Si les matières combustibles se renouvellent à mesure qu'elles se consument, on aura de» volcans ;;e)•/Ha;leH^« ; si elles s'épuisent complètement, on aura des volcans éteiyits; enfin , si, dans des intervalle.'i de repos, les matières cumbu.stibles se régénèrent par des actions chimiques ou par des inliltrations salines, on aura les volcans î(fteriiiiltents , presque tous actuellement situes dans le voisinage de la mer. » ( Coniplcf riniliis de l' Acade Diie des Sciences, 28 iiia'i IS.'i.'i. )

i;ri\e. I.'urine fraiclie offre une réaction sensiblement alcaline; mais par suite de l'evaporation spontanée ou arlilicielle, elle devient acide. Cette acidité tient, d'après les expériences de M. Jones ( l'/iilusop/nral n,aija-inc, Z' série, vol. XWI, p. 234% a la décomposition des sels ammoniacaux qui, par l'évaporation, perdent une partie de leur base.

VAi.ÉRiAMecE. (Acide.) les balcs du cthiiniiini o/)K(!(S ( boules de neige ) renferment de l'acide valérianiqne M. de IMoro ( Annalen der Cheiiiie, tome, LV, p. 330) s'en est assure en distillant ces baies ainsi que l'ecorce de jeunes liges avec de l'eau aigiii ée par de l'acide sulfurique. l.e Iromage vieux contient également des quantités notables d'acide valérianique. M. !.. lionapartea trouvé cet acide .■.ccompagnant i'acidc biilyrique dans le blé avarié. L) un aulrc côté Hl. I ii-hig a montré que la caséine, traitée ptir la potasse, se transforme partiellement en acide vi.lerianique.

VERRE. Le verre en poudre, au contact de l'eau onde l'air, se décompose, comme l'a démontre M. Pelouze, avec une facilité extrême. A l'air, la poudre absorbe rapidement de l'acide carbonique: elle fait au bout de peu de temps une vive effervescence avec les acides; inainteniie pcndantplusicurshcur.-sen ébiiUition a^ec du sulfate de chaux, elle produit une qii.mtité notable de sulfite de soude Celle ré.iclion explique pourquoi les murs et le sol des ateliers dans lesquels on doucit les glaces se recouvrent toujours d'efflorescences consistant en sulfate de soude : le (ilàtre qui sert .111 seellage des glaces fournit l'ai-ide sulfurique, et le verre la soude. — D'après le même chiuii^le. la devilrilii-atiou ( produite par un re-

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