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Stadion

4,o. Gay-Lu.ssac.

. 5. licrzelius.

Combien l'eau, mélangée de deux ou de pinsieurs gaz, tous également absorbables , admet-elle de chaque espèce de gaz ? Ln cherchant à résoudre cette question, Daltoii ctt parvenu à établir la loi suivante : La proportion de l'absorption d'un mélange de gsT dépend de lu densité du résidu non absorbé ; elle est, par conséquent, la même que si l'eau était réunie avec chacun de ces gaz à la méiuc température. Exemple: l'air contient, dans 101» volumes, 21 mesures d'oxygène et 73 voluinca de gaz azote; l'eau, en contact avec l'air, absorbera autant de fois 0,21 d'oxygène et 0,7» de gaz azote qu'elle aurait absorbé de chaqua gaz pris isolément ; et comme l'oxygène est plus facilement absorbé que le gaz azote, l'eau se laisse imprégner d'une proportion d'oxygène plus grande que celle qui , mêlée à 7 vol. d'azote, constitue l'air; en d'autres termes, si 1 volume d'eau absorbe 37 vol. d'oxygène et ^'- volde gaz azote, 1 vol. d'éau, en contact avec l'air, absorbera -^J'X-^=:o,oo^^ls vol. d'oxygène et jjX 1^= o,oi97a voL de gaz azote ; ce volume d'eau absorberait donc o,027u3 mesures d'uu air contenant 28,2 pour 100 d'oxygène. .Si l'eau est eu contact avec une petite quantité d'air, elle ne peut pas absorber autant de gaz oxygène que lorsque l'air offre une large surface ; en effet, dans le résidu, la proportion d'azote est augmentée ; il y a moins de 0,21 d'oxygène et plus de 0,79 d'azote.

lîrownrigg avait déjà remarqué que de l'can gazeuse minérale, contenue dans un vase bouché avec une vessie flexible, ce développe aucun gaz à une faible chaleur, et, à une plus gramie température , elle n'en dégage qu'une partie ; taudis que cette inème eau , exposée au contact de l'air, perd bientôt son acide carbonique.

Lorsqu'on veut préparer de l'eau miaéralc artilicielle avec de l'eau contenant de l'air, il faut soumettre le gaz acide carbonique a un« pression, de 5 à 1 atmosphères ; le £az est al*'»

absorbe, et on expulse presque fout l'air, en laissant écliapper, par un robinet, les dernières portions mêlées de g^r. acide carbonique ; on peut alors impri';jner l'eau d'une grande quantitti de gaz. acide carbonique.

MM. Gay-I,ussac et de Huniboldt dégagèrent l'air de différentes sortes d'eaux , par une longue ébuUition. Le volume d'air ainsi dégagé de l'eau de neige et de l'eau de Seine était environ 0,01 du volume de l'eau; ils constatèrent que 100 volumes dair retirés de l'eau distillée contiennent 32,3, en oxygène; que l'air retiré de l'eau de pluie contient 01,0, volumes ; l'air de l'eau de neige , 28,7 ; l'air de l'eau de Seine, ï9,i à 31,9, vol. Selon ces mêmes expérimenlatcurs, l'eau retient plus fortement l'oxygène que le gaz azote : en recueillant, en i fractions, l'air dégagé de l'eau de Seine, on remarque que la première contient, en 100 volumes, 23,7, la seconde 27,1, la troisième 30,2, et la quatrième 02.J volumes de gaz oxygène. 1,6 premier air, dégagé de l'eau de neige, produit seulement n.o, le- second 2G,8, le troisième S9,G, le quatrième 52,0, et le cinquième 31,8, pour 100 d'oxygène. Lorsque de l'eau saturée par les gaz dont le mélange constitue l'air cède un de ces gaz à un autre corps , elle absorbera de nouveau ce g-3z dans la même proportion. C'est ainsi que Priestley trouva que de l'eau qui s'était corrompue dans ime gr;inde auge de bois, et dont l'oxygène avait été absorbé parla matière organique, recouvrait cet oxygène parl'agitalion, etdésoxygénaif si complétrment l'air, que le résidu ne pouvait plus se combiner avec le gw. nitreux. Dalloa eonlirma cette observation.

Quelles que soient la quantité et la nature du gaz absorbé par l'eau, la congélation l'expuls.'; entièrement. Ce fait a été constaté par divers physiciens. Carradori remplit un vase de glace , et le boucha hermétiquement; quand tout fut tondu, 11 couvrit l'eau d'huile. Des poi.ssons introQuits dans cette eau y moururent soudain; tandis qu'ils vivaient dans la même eau où l'on avait fait entrer de l'air. Ces expériences, répétées par Brounrigg et d'autres, détruisent l'assertion de H.issenfrat/., que l'eau de neige contenait plus d'oxygène que toute autre eau, et qu'elle devait ;i cette circonstance son action particulière sur la végétation.

Si dans un vase contenant de l'eau légèrement chauffée on projette des fragments de verre , de métal anguleux, ou qu'on y plonge un b.iton de verre , un fil de fer, etc. , on voit a l'iastant ces corps se couvrir d'une quantité de bulles (le gaz. or.rsted s'attacha a rendre compte de ce fuit, en supposant qu'une bulle de gaz ne peut se produire au milieu d'un fluide homogène, et que cette production n'a lieu qu'en contact avec le vase ou avec l'air à la surface du liquide , ou avec un corps étranger, introduit dans le liquide.

D'après les expériences de Lucas ( Annales Je Chimie et rf« Physique, XII, \02 ), répétées et confirmées par ClifviUat, li'argent est

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le seul métal qui , sans perdre son aspect métallique, absorbe, pendant sa fusion à l'air libre, une quantité notable d'oxygène ; il la perd en se solidifiant, comme l'eau perd, par la congélation, tous les gaz qu'elle contenait.

Dalton a prétendu que l'absorption des ga/ par les liquides était une action purement mécanique ; il croyait même avoir trouve que cette absorption suivait la loi des cubes des densités; mais cette opinion n'a pas pu résister aux raisons péremptoircs que lui ont opposées Gay-Lussac, Iliimboldt, Saussure, et 1 hom.son. Lue des plus fortes objcctloas est l'élévation de température au moment de l'ab-sorption , ainsi que la densité du composé, qui se trouve toujours au-dessous de la densité moyenne du gaz et du liquide. la liquéfaction des gaz par la pression a jeté un nouveau jour sur les phénomènes de l'absorption. H. Davy et Faraday ont démontré, de la manière la plus nette, que les gaz sont d'autant plus faciles à absorber, qu'ils sont faciles à liquéfier. Ainsi, l'hydrogène et l'azote , qu'on n'a pu encore liquéfier, sont moins absorbables que l'acide carbonique , qui peut être facilement réduit à l'état liquide.

Chez les êtres vivant.»», l'absorption est un acte en vertu duquel les matériaux assimilables déposés à la surface des tissus sont transportés du tube digestif dans le torrent de la circulatioti, et de là dans la profondeur de ces mêmes tissus ; c'est ce qu'on nomme le mouvement de nutrition ou de con.servation des êtres. C'est par un phénomène du même ordre que les matériaux devenus Impropres à la conservalinn de l'être vivant sont repris par les vaisseaux nommés exhalants, pour être portés, à leur tour, dans le torrent circulatoire, et de là rejetés en dehors par toutes les voies d'excrétion connues. C'est encore par un phénomène de pure absorptioa que dans l'acte respiratoire l'air atmo.sphérique. qui nous enveloppe de toutes parts, est aspiré par les poumons et vient s'y combiner avec le sang veineux , pour le transformer ea sang artériel. L'absorption , dans le règne végétal, s'effectue par toute la surface de la plante, et principalement par les spongioles (extrémités des racines | et parles feuilles; c'est par Ui que pénètrent le carbone, l'hydrogène , l'azote , l'oxygène, à l'état d'eau , d'acide carbonique, d'ammoniaque, tous éléments indispensables au développement et à Li conservation des plantes. Nous parlerons d'autres phénomènes d'absorption à l'article Endosmose.

ACCORD. Jusqu'à présent on n'a pas encore pu s'entendre sur l'origine, la formation, le nombre et le classement des accords. Catcl, (hérubini, Bcrton , Kastner, Ueicha, Ziramcrmann, Wcber, Fétis, etc., professent chacua des doctrines différentes. Le seul accord sur lequel il n'y ait point de dissidence, c'est l'accord par/ait majeur, composé delà tonique , de la tierce majeure et de 'a quinte par-

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faite. Cet accord fomlaiiicutal est fourni par la nature L'ile-mi^inc. En effet, la vibration d'une corde fait entendre, outre la note primili\e, la dou7.ii>nie et la dix-sep'iènie, c"cst-ùdire, en rapprochant les intervalles, un accord parfait majeur. On admet encore généralement, comme hors de contestation, Taccord parfait mineur, Vaccord de septième dominante , l'accord de septième diminuée, cti. Voici le tableau de ces accords :

Accords de trois sons.

Accord parfait majeur. Exemple : ut, ml, sol. Accord parfait mineur. Kx.: la , ut, mi. Accord de (juinte diminuée, lix. : .si , ré, fa. .\ccord de quinte augmentée. Ex. : ut , mi , la.

ytccords de quatre sons.

Accord de septième dominante. Exemple :

Sol, si, ré . fa.

.\ccord de septième de seconde espèce. Ex. : sol, si bémol, ré, fa.

Accord de septième de troisième espèce. Ex.: sol . si bém., ré béni., fa.

Accord de septième de quatrième espèce.

Ex. : si, ré, fa, sol.

Accord de septième diminuée. Ex. : si, ré, fa, la bém.

Accords de cinq sons.

Accord de neuvième majeure. Ex. : sol, si, ré, fa, la.

Accord de neuvième mineure. Ex. : sol, si, ré , fa , la bém.

Si l'on partage le monocorde en deux parties égqle-s, chacune d'elles donnera l'octave du toi^donné par la corde entière. Si l'on divise lu inonocorde in trois parties, et que l'on touche les deux tiers de la corde, on aui'a la qniutc du ton de la corde entière; si en quatre parties, et que l'on touche les trois quarts de la conle , on aura la quarte ; si en cinq parties, et que l'on touche les quatre cinquièmes , la tierce majeure ; ce qui donne pour ces intervalles la proportion de :

Si l'on songe maintenant que le nombre des vibrations est en raison directe de la longueur de la corde, on ne peut s'empêcher d'admirer cette simplicité des rapports naturels, quicon.stitucnt l'accord prrfait majeur, c'est-à-dire cet accord qui sat'Lsfait le plus l'oreille. jVin.si donc, l'oreille se pbit dans la couibinaison des vibrations sonores dont hs nombres se trouvent dans des rapports simples , avant même que la raison nous ait expliqué la nature de ces rapports.

On a divisé les accords en consonnants et en dissonnants. C'est de l'arrangement varié de ces divers accords que résulte l'harmonie.

ACÉTAi. Lorsqu'on expose les vapeurs de l'alcool à l'action du noir de platine, en présence de l'oxygène, on obtient un mélange trèsncide, composé d'eau, d'acide acétique , d'al-

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déhyde, d'éther acétique et d'un corps particulier, auquel M. Docbercincr a donné le nuui d'cther oiygcné [Sauerstoffaethcr). C'est ce corps que la plupart des cliimistes appellent acctal. Pour l'obtenir isolé, on neutralise le méUinge acide par de la craie , et on le distille sur du chlorure de calcium. Le produit de la distillation est surnagé d'une couche très-fluide, contenant l'acétal, l'aldéhyde et l'étlicr acétique. Cette couche est décantée et remise à la distillation. Dès que la température i-st arrivée à 94", on cliange promptcmcnt de récipient ; car, ce qui distille alors est de l'acétal pur. L'acétal est un liquide incolore , trè,s-(luide, bouilbnt â 9o,2= et d'une densitéde o,82ô à 20". Son odeur rappelle celle du vin de Tokay. Il se dissout dans e à 7 fois son volume d'eau ; il est miscible à l'alcool en toutes proportions. Chauffé au contact de l'air, dans une solution alcoolique de potasse, l'acétal se détruit ; le mélange absorbe de l'oxygène et brunit, en donnant lieu à la formation de résine d'aldéhyde. l.a formule empirique de l'acétal est : C^ H' 0^. M. I.iebig le considère comme une corabinaLson de trois équivalents d'oxyde d'éthyle ( ether ) avec i éiiuivalent d'acide acétique : 5 C4 IP 0 + C4 !P o' = 2 es H9 0^. M. Berzelius considère l'acétal comme un acétate basique d'oxyde d'éthyle. .

ACÉTATES. [yJcites; Composés salins du vinoiijre.] Les combinaisons salines (acétates) que l'acide acétique forme avec les bases , sont presque toutes solubles dans l'eau , à l'exception des acétates de molybdène , de tungstène, d'argent et de protoxyde de mercure. Tous les acétates métalliques sont décomposés, par la chaleur, eu un mélange d'acide acétique , d'acide carbonique et acétone, et lais.scnt pour résidu l'oxyde métallique pur. Les acétates à bases alcalines, soumis au même mode de décomposition , donnent de l'eau et de l'acétone, accompagné d'une huile pyrogenée I Dumasine de Kane, C'^" H^ O), et lai.s,sent des carbonates pour résidu. On constate la présence d'un acétate dans un mélange quelconque, en distillant celui-ci avec de l'acide sulfurique étendu, et en traitant le produit de la distillation ( acide acétique) par de l'oxyde de plomb: celui-ci se dissout, et la solution présente une réactiOQ alcaline. Les acétates sont neutres ou basiques ; dans les premiers , l'oxygène de l'acide est le triple de celui de la base. Tels sont les caractères généraux qui distinguent les acétates. Quant à leur histoire particuUère, nous ne décrirons sommairement que les sels principaux.

Acétate d'ammoniaque. La dissolution de ce sel est depuis longtemps connue sous le nom d'esprit de Mindcrcr. Le sel acide s'obtient, en distillant à une température très-, basse, un mélange de parti&s égales d'acétate de potasse et de sel ammoniac : il se dégage d'abord de l'ammoniaque ; l'acétate d'ammoniaque distille ensuite sous forme d'un liquide pesant , qui cristallise, à la température ordi-

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naire , sous forme d'aiguilles incolorrs. Il est d'une réaction acide, déliquescent et soluble en toutes proportions dans l'eau et dans l'alcool. On obtient le sel neutre, en saturant le ■el précédent de ^az ammoniac sec et en le chauffant au bain-niarie jusqu'à solidification. 11 présente l'aspect d'une masse blanche, inodore, très-soluble dans l'eau et dans l'alcool. L'esprit de Minderer des pliarinaropces se prépare en neutralisant 3 p. de carbonate d'ammoniaque par du vinaigre concentré et en étendant la liqueur d'une quantitéd'eau convenable.

Acétate d'alumine; formule : AP O^, ( C* IP O'i^. On l'obtient en décomposant l'acétate de baryte par le sulfate d'alumine. Il présente i'aspect d'une masse incristaUisable, goinmeuse, d'une saveur très-astringente. Ce sel est d'un grand usage dans la fabrication des toiles peintes. La coiubinaison de ses cléments ( acide et base | étant très-faible , l'acide acétique cède facilement l'alumine, qui jouit de la propriété d'absorber et de fi^er d'une manière durable les matières tinctoriales. L'acétate d'alumine a été aussi employé pour la coaservation des matières animales , dans l'cmbauinement des cadavres

Acétate de baryte ; formule : Ba 0, + C< H^ 03 + 110. On l'obtient pir voie de ilouble décomposition, ou directement en traitant le carbonate de baryte par l'acide acétique. Il cristallise en prismes obliques â huit pans et à base rhomboïdale. Il a une saveur piquante , désagréable. Il est très-soluble dans l'eau , plis à froid qu'à chaud. Le .sel qui a cristallisé à une température inférieure â lo", renferme 3 éq. d'eau ; à-une température supérieure à Ij', il en renferme i équivalent.

Acétates de cuivre. Il y a plusieurs espèces de ces sels. Le sel de protoryde. Il offre peu d'intérêt. On l'obtient par la distillation sèrhe de l'acétate neutre du bio\yde. Le sel neutre de bioryde ; formule : Cu O, C« K'5 O^ + H 0. C'est le verdct du commerce. On le préparc en précipitant le sulfate decuivre par l'acétate neutre de plomb. 11 cristallise en pr s nés riioinbol Jau\ obliques, terminés par un sjmiiiet dièdre. fMiauffés subitement, ces cristaux s'enflamment et brûlent avec une flamme ^crte très-vive. Par la distillation .sèche, iU donnent de leau , de l'esprit pyroacétique, de lacide acétique et de l'acétone. Le résidu qui reste dans la cornue est un mélange de cuivre rt de charbon trcs-divi.scs. Le sel bibasique ; formule : 2 Cu O, C4 IP O^ -|- 6 HO. C'est le vert de-gris counuun. Ce sel était très-bien connu des anciens : Pline en décrit la préparation. On l'obtient en recouvrant des lames de cuivre avec du marc de raisin en fermentation. .\u bout de quelque temps, ces lames se trouvent chargées d'un acétate scsquibasique, qui, par l'exposition à l'air et à l'humidité , se change en acétate bibasique I vert-de-gris [. Le sel vert qui se forme sur les lames de cuivre, exposées au contact d'un air humide, et qu'on appelle également vcrt-dc-gris, n'est autre

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chose qu'un sous-carbonate de ctiivrc. L'acétate de cuivre bibasique, mis en contact avec l'eau, se décompose en acétate sesquibaslqui soluble et en acétate tribasique insoluble.

Aci'tates de fer. Acétate de profoxyiie ; formule: FeO, C4Hî O^. On l'obtient par la doidde décomposition du sulfate de proloxydc de fer et de l'acétate neutre de plomb. Il cristallise sous forme d'aiguilles soyeuses d'un vert très-clair. Il s'altère a l'air en absorbant avidement l'oxygène. On l'emploie en médecine, en dissolution dans l'alcool I tinctnra /erri-). Acétate de peroxyde. Il est incristaUisable. C'est un liquide brun, d'une saveur astringente. Les éléments de ce sel sont, comme daas l'acétate d'alumine , très-peu unis entre eux. L'acétate de pero.xydc de fer peut servir aux mêmes usages que l'acétate d'alumine, avec lequel il a la plus grande analogie. Il est employé dans les arts comme mordant et pour teindre en noir. 11 est , sous ce rapport , supérieur au sulfate, en ce qu'il n'attaquo pas les tissus, sur lesquels on l'applique.

Acctatcs de plomb. Ces sels sont i° l'acétate neutre , représenté par la formule : Pb O, C-* H^ O', 3 HO. Ce sel était déjà connu au moyen âge sous le nom de sucre de satiirne , qu'il doit à sa .saveur sucrée. On l'obtient par l'action directe de L'acide acétique sur le plomb ou sur l'oxyde de plomb. L'acétate de plomb neutre cristallise en aiguilles ou eu prismes droits rhornboidaux , terminés par des sommets dièdres. Il s'effleurit à l'air et fond à i;7°, a. 11 est soluble à froid dans i i,2 p. d'eau et 8 p. d'alcool. Si l'eau est impure et qu'elle contienne de l'acide carbonique ou des sulfates, l'acétate de plomb la rend d'un b'ianc laiteux. C'est ce qui constitue l'eau de Goulard , si fréquemment employée daus le traitement des maladies chirurgicales. ï= Acétate sesqvibasique : formule : s Pb 0, IC* IP O^)'. On le prépare en chauffant le sel précédent dans une capsule de porcelaine, jusqu à ce que la masse devienne blanche et poreuse. On dissout celle-ci dans l'eau , et la solutioa laisse, par l'évaporation , déposer des cristaux lamellaires nacrés. I.a solution de l'acétate sexbasique est alcaline et se change, par l'acide carbonique , en acétate neutre, av c séparation de carbonate de plomb, ô" Acétate tribasique; formule : 3 Pb O, C4 IP ()5. On prépare ce sel, en mélangeant une solution d'acétate neutre avec un tiers de son volnmfi d'ammoniaque caustique, et en abandonnant le mélange à la cristallisation. Il est insolubledans l'alcool; le papier et le bois, qui en .sont imprégnés, sont très-inflammables et brûlent comme de l'amadou. 4° Acétate sexbasiqiie; formule : s Pb O, C-t H^ 03. 11 s'obtient en versant de l'acétate tribasique dans an excès d'ammoniaque caustique. 11 est un peu soluble dans l'eau bouillante et se dépose de cette solution sous forme de cristaux brillants , ressemblant à des barbes de plume. Tous les sels de ploml) sont vOncn'iiu.

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