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rapidement tourné , la sensation de la lumière blanche.
Bi.Ei;. Une des sept couleurs primitives dont la lumière est composée. ( f'oijez Cou- LtURs. I C'est la cinquième, en commençant à compter par la moins réfrangible. Les corps que nous voyons ilms ne nous paraissent tels, que parce que leur surface réllécliit les rayons bleus en beaucoup plus grand nombre que les autres. Newton , pour expliquer la couleur bleue du firmament, remarque que toutes les vapeurs, quand elles commencent à se condeascr et a s'assembler, deviennent d'abord capables de réfléchir les rayons bleus , avant qu'elles puissent former des nuages d'aucune autre couleur.
Bi.EC decobult. Matière pulvérulente bleue, produite par la calcination d'un sel de cobalt ', avec un excès d'alumine hydraté. Ce hit vers le milieu du seizième siècle qu'un vitrier saxon, Christophe Scimrer, eut l'idée de fair<; fondre avec le verre les minerais de cobalt de Sehneebcrg, rejetés jusqu'alors comme inutiles, sons le nom de uismul hgraiipen. U découvrit ainsi le beau bleu de cobalt , qu'il vendit d'abord comme un émail bleu aux potiers du voisinage. Ce produit ne tarda pas à être connu des marchands de Nuremberg, qui l'exportèrent en Hollande , où il se vendit alors de îjo à ISO francs le quintal. I.es Hollandais apprirent ertsuitc eux-mêmes la fabrication de cette couleur, qu'ils appliquèrent heureusement à la peinture siu' verre , dans laquelle ils excellaient. Venise faisait t'-galement lui grand commerce de bleu de cobalt. ( yoijez Cobalt, sels. )
BLEU DE PBfSSE. I.a découverte du bien de l'russe ou bleu de Berlin (lierliner blau) est due au hasard. Un Prussien , nommé Diesbach , préparateur de couleurs à Berlin avait acheté de la potasse chez Uippel. fabricant de produits chimiques, pour précipiter une décoction de cochenille, d'alun et de vitriol vert. Diesbacli fut bien surpris d'obtenir, au lieu d'un précipité rouge, ime matière d'un très-beau bleu. 11 lit part de ce phénomène à Dippel , qni se rappela que l'alcali ( potasse ) qu'il avait vendu à Diesbach avait servi à la préparation de son huile animale. Celte découverte eut lieu en 1710 ; cependant son histoire ne fut rendue publique que longtemps après ( Hoefer, Histoire de la cliimie . lomc l\ ,x>iS- -"3). — l.e bleu de Prusse { ferrocyanide de fer) est d'ini bleu foncé et volonté ; séché à une température élevée , il se présente en masse compacte d'un rellet roupie cuivré. Il est sans odeur, sans saveur, et insoluble dans l'eau et les acides étendus. Il est blanchi par la lumière du soleil , en perdant du cyanogène ; il redevient bleu dans l'obscurité , en absorbant de l'oxygène. C'est ce qui explique le changement de couleur qu'éprouvent les étoffes teintes avec le bleu de Prusse. On prépare le bleu de Prusse en mélangeant parties égales de sulfate de fer et de terrocyanure de po-
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tassium dissous dans l'eau. Oa ajoute au mélange, en l'agitant contInucUcracnt, i partie d'acide sulfurique concentré et 21 parties d'acide clilorliydriquc fumant. Après quelnucs heures de repos, on yversepai-petitespoi-lions une solufîon de clilorurc de chaux (1 partie de chlorure et co p. d'eau ). Enfin le précipité est lavé et séché. La composition du bleu de Prusse est représentée par la formule ; 5 (C° N3 Fe ) 4 Fe.
BOLÉTfoUE (Acide). Corps cristallin, trouvé par Braconnot dans le Boletits pseuiloignarhis. Pour l'obtenir, on traite le suc de cette plante par l'acétate de plomb. I-e sel plombique est décomposé par l'hydrogène sulfuré ; le liquide évaporé donne l'acide bolétique. 11 est soluble dans 20 p. d'eau à 20" , et dans 43 p. d'alcool.
BOKATES. Ces sels sont caractérises par la fixité et la stabilité de l'acide borique. Il n'y a guère de solubles dans l'eau que les borates alcalins. Les borates solubles , traités par l'acide sulfurique ou par tout autre acide fort , ne produisent point d'effervescence , et laissent précipiter l'acide borique sous forme de paillettes nacrées , brillantes. L'action a lieu assez, lentement , et l'acide borique , peu soluble dans l'eau, se dépose. 11 faut que la dissolution de borate soit faite à ch.aud pour obtenir un abondant précipité , à mesure que la liqueur se refroidit. Aucun borate n'est décomposé par la chaleur, excepté le borate d'ammoniaque, qui laisse dégager sa base. Sous l'influence de la chaleur, l'acide fond et entraine dan.s sa fusion la base qu'il fait également fondre. De là , l'usage de l'acide borique et des borates alcalins , comme fondant des métaux. L'acide sulfurique décompose les borates , comme nous venons de le voir, en sulfates et en acide borique. Mais , en élevant la température au-dessus de 400° , l'acide sulfurique est à son tour éliminé . et les borates se reconstituent, .\insi , à froid , l'acide sulfurique est plus fort que l'acide borique , tandis qu'a une température élevée, c'est tout le contraire. Dans les borates neutres, 1 équiv. d'acide saturé 1 équiv. de base. L'oxygène de l'acide est a l'oxygène de la base comme s : 1. Leur formule géaérale est : MO , BO ^.
Les borates alcalins existent en général tout formés dans la nature. On prépaie artilicielleraent les autres par voie de double décomposition.
BORi:. Corps simple ayant l'aspect d'une poussière vcrdàtre. Il est insoluble dans l'eau. Il est infusible et lixe comme le carbone, avec lequel il a de l'analogie. Le bore se combine avec l'oxygène , le clilore et le fluor, pour former des composés généralement acid&s.
On le prépare par le procédé suivant : on place dans un tube de verre des couches successives de potassium et d'acide borique ; puis on chauffe jusqu'au rouge sombre. A la fin de l'opération , on obtient un mélange de bore et de borate de potasse. lin mettant ce inc-
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lange dans l'can , on effectue la séparation des deux corps; car le borate de potasse se dissout dans l'eau , tandis que le bore y est insoluble. Le potassium réduit une partie de l'acide borique à l'ctat de bore , en s'emparant de son oxygène pour passer à l'état de potasse , laquelle forme du borate de potasse avec une aufre partie d'acide borique non décomposée. Le bore a été découvert , en i803, par MM. Gay-Lussac et Thénaid. Formule : B =^
BORIQUE (Acide). .Synonymes : Aitte bnraci(jiie : Acide du bora.c ; Sel sédatif de Homba-fi. Cet acide fut découvert , en 1777. par F. Hoefer, dans les eaux de Jlonterotondo en Toscane. L'acide borique est un compose solide , inodore , d'une saveur très-faible , comme l'acide carbonique. Sa densité est 1 ,3. F.xposé à la chaleur, il fond facilement , quoiqu'il ne devienne jamais parfaitement liquide. Il reste toujours épais, visqueux et comme pâteux ; il ne se volatilise pas , c'est un des acides les plus lixes. U peut arriver qu'en se vaporisant , de l'eau , contenant de l'acide borique en dissolution , entraine des parcelles de cet acide qui viennent se refroidir et cristalliser sur les parois du vase. Mais il ne faut. pas , pour cela , croire que l'acide borique soit volatil ; car il n'est que mécaniquement déplacé , à peu près comme la poussière de carbone l'est jiar les courants ; d'air que produit l'action de la chaleur. L'acide borique est assez peu soluble dans l'eau: 100 parties d'eau dissolvent 3 parties d'acide borique à la température ordinaire, k 100= . 100 p. d'ean en dissolvent environ 10 parties. La dissolution , faite a la terapérattue de l'eau bouillante , laisse , par le refroidissement , déposer des paillettes micacées , brillantes , nacrées. Dans cet état , l'acide borique retient six équiv. d'eau. 11 perd à peu prés la moitié de cette eau à 100°, et il faut la chaleur rouge pour en chasser le reste. L'acide anhydre a l'aspect du verre. Comme l'acide carbonique , l'acide borique rougit la teinture de tournesol en rouge vineux. C'est un acide très-faible à la température ordinaire ; mais à une température élevée , c'est un acide trèspuissant qui , par sa fixité , déplace l'acide nitrique . l'acide sulfurique, en un mot , les acides les plus forts. Ihvit éminemment stable, et il n'est décomposé que par le potassium , l'aluminium , etc. Le charbon lui-même ne le décompose à aucune température. De là , la grande utilité de l'acide borique dans les arts ; il facilite puissamment la fusion des métaux , tels que le manganèse, le cobalt, le chrome. Jlis en contact avec l'acide flucrhydrique , il donne naissance à de l'eau et à du fluorure de bore. Avec les bases, il forme des borates. Brûlé avec de l'alcSol , l'acide borique produit une belle flamme verte. Fondu avec le cobalt , il donne un produit d'une belle couleur V iolettc ; fondu avec le chrùine , il donac une masse \itreuse verte. On a trouvé l'acide bo-
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1 U|ue . à l'état de liberté , dissous dans l'i-au de quelques lacs de l'ile de Volcano , et à Sasso en Toscane ; mais on le rencontre surfont à l'état do combinaison avec la soude ( borax , borate de soude ; , dans quelques lacs de l'Inde et du Thibet. Le bore , en brûlant au contact de l'oxygène ou de l'air, a une chaleur rouge obscm'e , produit de l'acide borique ; celui-ci, en se fondant, recouvre, comme un vernis , la surface du bore non brûlé, et la combustion s'arrête. 11 faut enlever cette couclieet recommencer. Pour brûler complètement un gramme de bore , il laut recommencer l'opération jusqu'à s fois (Gay-Lussac i. Ce procédé n'est jamais employé pour préparer l'acide borique. Le procédé le plus simple pour se procurer l'acide borique , consiste a faire agir l'acide sulfurique sur une •iissolution de borate de soude , faite a chaud. I.'acide borique se dépose , par le refroidissement , sous forme de paillettes micacées : on lave CCS cristaux a plusieurs reprises pour les débairasser des substances étrangères , et surtout de l'acide employé , qui pourraient les rendre impurs.
Composition. 100 parties d'acide borique se composent de
II, 22 de bore, 00 , 78 d'oxygène, sa formule est B O'. On se sert de l'acide borique , mais le plus souvent du borax (borate de soude ) , comme fondant.
BORXÉÈ.VE. Carbure d'hydrogène, provenant du camphre de Bornéo, lia pour formule: C" H^ {CerlianU.)
BOissoLE. ( Compas de mer. ) Cet iastrumeritcst d'une grande utilité pour les pilotes. Les anciens, qui ne connaissaient pas la boussole , étaient obligés de naviguer le long des c.Kes , et leur navigation .se trouvait par cela même très-boi'née. On raconte pointant que des Phéniciens , envoyés par Néchao , roi d'iijivpte, lircnt autrefois le tour de r.\frique, en partant de la mer Kouge, et qu'ils mirent trois iiasàfairece voyage. La bonssoledes anciens, c'était la constellation des Pléiades.
On peut attribuer la découverte de la bonssole aux Chinois , lesquels , d'après plusieurs documents authentiques, se seraient servis de cet instrument pour se diriger sur les continents , plus de mille ans avant J. C. Quelqnesluis en attribuent l'invention à Flavio de Oioia, Napolitain, qui vivait dans le treizième siècle: toutefois on voit , par les ouvrages de (iiiyot de Provins , vieux pol'te du douzième siècle, que déjà à cette époque on connaissait la boussole. Au reste , il en est de l'invention de la boussole comme de celle des moulins , de l'horloge , de la vapeur et de la poudre. Plusieurs personnes y ont en^part : toutes ces choses n'ont été découvertes que fractionneliement , et amenées peu à peu a une plus graude perfection. Ue tout temps on a connu la propriété qu'a l'aimant d'attirer le fer; mais cueun écrivain ancien ni même aucun auteur