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avec la conduite posée entre les (lcu\ voies. Il Lorsqu'on veut faire voyager un convoi, on attache sous les wations un tube reinortjueur ; une des soupapes placées aus extrémités de ce tube est ouverte, tandis que l'autre reste fermée, et la partie du tube remorqueur qui porte la soupape ouverte doit être engagée préalablement sur un tube aspirateur. Ces dispositions étant prises, et après avoir opéré le vide dans la conduite, on ouvre à la main le robinet de l'cuibranchcmcnt sur lequel le remorqueur est engagé; la communication s'établit aussitôt entre le tube remorqueur et la conduite, par l'intérieur de l'embrancbement et par le tube aspirateur; la pression atmosphérique s'exerce à l'instant même sur la cloison transversale fixe du tube aspii'ateur formant le point d'appui ; elle s'exerce en même temps sur toute la surface extérieure de la soupape fermée du tube remorqueur qui forme le point de résistance ; cette pression détermine le mouvement du tube remorqueur, qui glisse sur les garnitures adaptées au tube aspirateur; en même temps la soupape longitudinale du tube remorqueur s'ouvre à son passage sur l'enibranchemcnt, pour se fermer inunédiatement après. .\ussitùtque l'extrémité postérieure du convoi arrive sur cet embranchement , une pièce d'appui fait fermer le robinet, et en même temps une autre pièce d'appui, fixée en tète du premier vtagon , fait ouvrir le robinet du deuxième embranchement, en pressant la tige à crémaillère ; dans cet instant le vide cesse d'être communiqué au tube reujorqueur par le premier embranchement , tandis qu'il est produit par le deuxième; la soupape du tube remorqueur s'ouvre alors pour passer en glissant sur le premier tube aspirateur. Cette soupape se referme presque instantanément par son propre poids; la pression atmosphérique agissant de nouveau , le tube remorqueur entraine le convoi auquel il est attaché.
» Pour suspendre la marche du convoi , on é\ite d'ouvrir les robinets en soulevant les pièces d'appui. Pour arrêter, on neutralise la vitesse par l'emploi des freins. Pour rétrograder, il faut ouvrir la soupape du tube remorqueur qui est fermée, etfermer l'autre soupape qui était ouverte.
I' Principaux avantages de ce système. Une seule conduite en tùle et bitume coûtera moitié moins qu'une en fonte. Elle fera le Service pour un chemin de fer à deux voies. Cette conduite, qui est enfouie dans le .sol, est à l'abri du la malveillance. .Son entretien iulérieur et extérieur est nul. Cette conduite forme un vaste réservoir qui sert à contenir l'élément de la force locomotrice, dont on dispose à volonté , soit pour imprimer aux convois chargés la plus grande force locomotrice ou la plus grande vitesse possible, soit Tjour monter les rampes. On pourra rétrogra- •lei, diminuer ou neutraliser cette force pour OcsccuJrc les rampes , uu pour arrêter la mar-
ehe lies convois ; enfin, celte forer ne sera dépensée qu'utilement. Pendant les tenqisd'arrêt comme pendant la marche des convois , le» machines pneumatiques fonctionnent et emmagisinent constamment dans la conduite ta force locomotrice. La conduite étant fermée et essayée a une forte pression lors de son établissement , on n'aura point à redouter les rentrées d'air. .Sa position dans le .sol permettra de franchir les passages de niveau. 11 sera possible de lancer plusieurs convois sur la même ligne et, par conséquent, d'envoyer de» v»agons de secours.
a La disposition du tube remorqueur avec articulations permettra de franchir les courbe* de 300 mètres de rayon, et le mouvement de lacet des wagons sera neutrali.sc par le tube remorqueur. » (Comptes rendus des saauces: de i' 4cadémie des sciencts , zo septembre IrtH. )
CHIMIE. La chimie est la science quia pour objet l'étude de la constitution et les propriété,^ des corps simples et des corps composés , le moyen de les obtenir, et l'action que ces corp.» exercent les uns sur les autres dans leurs parties inliniment petites ( atomes ). On n'est pas d'accord sur la véritable ètymologie du nom de chimie. Ceux qui attribuent l'invention de celte science aux Égyptiens, font dériver ce nom de Clieinia ou Cliamia ( pays do Chaiii ) , c'est ainsi qu'on appelait anciennement l'iigypte. D'autres font, avec plus de rai.soa , venir le mot chimie de y££iv,y£'JSl'/, couler, faire fondre. Ce qu'il y 'a de certain, c'est que les noms de chimie ou de chymie ( ôpyavx yyixà, tnslruraents chimiques) ne .se rencontrent pour la première fois que chez, les auteurs du quatrieuu; ou cinquième .siècle. ( F'oijez Hoefer , Histoire de lu chimie, tome I, pag. 32 et 2ia. | Ce fut au Jardin des Plantes, à Paris, que fut fondée, en IC06, la première chaire de chimie. [Ibidem. tome 11 , pag. loa. )
ciiiococci\E. Matière amorphe , rêsinoide , obtenue par Brandcs en traitant par l'eau l'cïtrait alcoolique du Chiococca racemosa. Suivant .M. Saiiten , la chiococciue n'est autre chose que l'émétine.
CHLOX.\PHT.\SE. Liquide huileux, inco-r lore, qui s'obtient en faisant bouillir du souschlorure de naphtaline avec une solution alcoolique de potasse. Le brome le décompose en le transformant enbroumre de chlorobronaphfèsc,
ciiLORACÉTiQliE { Acidc ). Corps cristallin, obtenu par .M. Dumas eu exposant l'hydrate d'acide acétique a l'action du chlore sous l'influence de la lumière du .soleii. Il jouit des principales propriétés de l'acicle acétique concentré. 11 fond vers i.;^ , et 1» entre las" et 200°. Sa densité est i,6i7. Chj avec un excès d'alcali , il se décomc . perchlorure de formyle , en chloruig^j^W^ti^ lique , en formialc et en carbonate forme des ckloracctatcs. analo;;iu-sAîR /pfe>
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tates. Sa composition est exprimée par la formule : C4 Cl^ O^ + IIO.
CHLOtiAL. I.iqiiiJo olc.iginciix, incolore, qui s'obtient en f.iisant p:isser un courant de clilore sec daas de l'alcool anhydre, et en chauffant ce nielanîjc vers la fin de l'opération, tant qu'il se dégage de l'acide chlorhydrique. Le cliloral a une saveur caustique et une odeur pénétrante, désagréable. Il bout â 01°, et peut litre distillé sans altération. Sa densité est t,o02 à 13°. Sa formule est : C4 IICP 0=. Mis en contact avec l'eau, le clvloral donne naissance à un dégasiement de dialeur, en se combinant avec 2 éq. d'eau ; chauffé avec les alcalis caustiques, il se transforme en acide forniique, en percblorurc de formvie et en chlore. Le chloral ne peut pas être conservé sans altération ; il se change, â la longue, en une masse semblable à la porcelaine. On l'appelle alors chlnral insoluble. Ce changement s'effectue dans les flacons fermés comme dans les flacons ouverts , et sans dégagement d'aucun gaz.
CHLORAMIDE DE MERCCIIE. CoPpS blanc,
pulvérulent, que l'on obtient en précipitant le pcrchlorure de mercure par l'ammoniaque caustique. Il se décompose , par la distillation, en ammoniaque, en a/.ote, en hydrogène et en protoehlorure de UK-rcure. Sa composition s'exprime par la formule : XIP , Ilg= Cl.
CULORAMIDE DE PLATiXE. Précipité vert, obtenu en vcrsîint de l'ammoniaque dans une .solution de protochlorure dans l'acide chlorliydriquc. Maynus et 6/'os lui assignent la formule : Pt Cl + Ml'- I-e chloraïuiile de platine est inaltérable dans l'acide chlorhydriquc bouillant, et dans lacidesulfuriqueétendu.
CHLORvniLÀl.. Liquide oléagineux, brun, qui s'obtient en faisant arriver du chlore dans l'huile de pomme de terre ( hydrate d'oxyde tl'amyle ). Il bout à ir.i)°. Insoluble dans l'eau , il SI" dissout dans l'alcutil et dans l'éther. M. Ctihours lui assigne la formule : C" lU?
ciiLOtiAxiLAHiKtx. Lc chloranilc se di&tout dans rammouiaque can.stique avec une belle coloration rouge de sang , et la liqueur lionne, par lévaporation, des cristaux de tUliiraniUimmnn. La .solution aqueuse et silurée de chloraniLunmon donne , par l'acide li.lorhydrique. des aiguilles noires, d'un éclat de diamant. C'est ce corps que M. Ii;dmann appelle cliloranilam. Formule du cliloranilauunon : C' - 0' Ci* , îs* II"". Tormule du cliloranilam :C'= Où ClS Nin.
ciiLOti v\!LE. Prodiiit jaunâtre obtenu par ISl. ErdiiKtnn en faisant arriver du chlore dans une solution alcoolique dcclilorisatineou de bichlorisatine. 11 est ordinairement mêlé d'une huile qu'un enlève par l'eau et l'alcool. Il n'est pas altéré par les acides, et se volatilise sans altération. Traité par la potasse caustique , il se décompose en chlore et en acide chloraniUque. Sa composition s'exprime par la formule : C* Cl* O".
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ciiLORAXiLiQUE ( Acidc ). Cet acidc se produit par l'action de la potasse caustique sur une solution chaude de chloranilc. Le chloraniLile de potasse est décomposé par l'acide chlorhydriquo. L'acide chloraniUque se présente sous fo.-mc de paillettes d'un blanc rougeàtre ; il se dis.sout dans l'eau avec une couleur violette , et la solution est précipitée par les acides sulfurique et chlorhydrique. Sa composition est cxprijnéc par la formule : C* Cl 0\
ciii,oRAR.si\E. Liquide trè.s-fétide , qu'en obtient en distillant de l'alcarsine avec l'acide chlorhydrique. Il bout vers 11°, et ne se solidifie pas à — 41°. .Sa vapeur s'enflamme au contact de l'air. Insoluble dans l'eau et dans l'éther, il se dissout très-bien dans l'alcool et les acides. Dans la préparation delà clilorarsine, il se produit un corps rouge de cinabre, inodore ; il bn'ile en répandant une odeur de .sélénium. INI. Bunsen lui donne le nom û'érglhrarsiiie. Formule de la clilorarsine : C4 H' As* Cl { Bunsen ).
CHLORATES. Ces sels peuvent être considérés comme de véritables réservoirs d'oxygène : ils dégagent ce gaz par la simple action de la chaleur. Après la décomposition d'un chlorate à laide d'une température suffisamment élevée, on a pour résidu un chlorure qui est souvent lui-même volatil.
1° Les clilorates fusent un peu plus sur les charbons que les azotates.
2° In chlorate réduit en poudre et enveloppé dans un morceau de pa|)ier, détone par le simple choc du marteau. Mêlé avec des fragments de soufre ou de phosphore, il donne lieu , par le choc , à une détonation extrêmement violente.
ô° L'acide sulfurique mis en cont.act avec un dilorate donne naissance à une teinte jaune et à une odeur de caramel, indiquant ro\yde de chlore qui .se produit. La réaction est très-vive, et des parcelles de .sel .sont projetées au loin avec une sorte de décrépitation , lorsque l'acide sulfurique est concentré.
4° Tous les chlorates sont .solubles dans l'eau, excepté le protochlorate de mercure. Les chlorates ne produisent , dans une dissolution de nitrate d'argent, aucun précipité à froid ; car le chlorate d'argent est .solublc. Mais en chauffant , on obtient un précipité blanc de chlorure d'argent provenant d'une réduction partielle de l'acide chlorique. On peut employer ce moyen pour s'assurer si un dilorate est riche eu oxygène.
Dans les chlorates , l'oxygène de l'acide est à l'oxygène de l'oxy-base comme s à i.
Les chlorates sont employés comme corps oxygénants dans la préparation de l'oxygène et de quelques poudres fulminantes.
CHLORE. Corps simple, gazeux à la température et à la pression ordinaires. Il est d'une couleur jaune veidrttre. 11 a une odeur particulière Si'i genrris. Sa densité est 2,44(i'i Un litre de ga^ chlore , à la tcnipératur.: et a
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1.1 pression ordinaires, p^e 3 grava. <70ii. I.'eau, dans ces mêmes circonstances, dissout deux fois son volume rie chlore. Lo chlore est de fous les corps simples le plus soluble dans l'eau ; car les coips simples sont en général insolubles dans ce véhicule. La dissolution aqueuse du chlore est d'une densité de 1,003; elle a les mômes propriétés que le chlore gazeux. I^ lumière décompose cette dissolution. L'eau chlorurée laisse, à quelques degrés au-dessous de zéro , déposer des cristaux d'hydrate de chlore de couleur jaunâtre, et d'une densité de 1,2. Les cristaux d'hydrate de chlore contiennent, suivant Faïaday , 20 pour cent de chlore. En chauffant ces cristaux jusqu'à 25" dans im tube de verre fermé des deux bouts, on obtient deux couches de liquide : l'une , d'un jaune pâle , qui est de l'eau saturée de chlore ; l'autre , plus pesante, d'un vert jaunAtre, qui est du chlore liquide anhydre, réfractant la lumière moins fortement que l'eau. C'est de cette manière que Faraday a obtenu, pour la première fois, du chlore anhydre liquide. Cne pression de A atmosphères , à la température de i.^" . suflit pour faire passer le chlore à l'état liquide. Si nous existions dans une pareille atmosphère , le chlore se orésenterait à nous comme un corps liquide ; mais, dans les circonstances dans lesquelles nous l'obtenons, il se comporte réellement comme un gaz permanent.
Le chlore, dissous darLs l'eau, se décompose sous l'inlluence de la lumière ; il se produit de l'acide chlorliydriquc qui reste dissous dans l'eau non décomposée , et de l'oxygène qui se dégage ou qui\ient occuper la partie supérieure du flacon bien fermé. Le cnlore se combine dircctcuiGat avec l'hydrogè'ne, à Yolnuies égaux et sans condensation, pour donner naissance à de l'acide chlorhydrique. Mais cette combinaison n'a lieu qu'à la lumière diffuse ou à la lumière directe du soleil. A la lumière diffuse, elle est lente, mais néanmoins complète ; à la lumière directe , elle a lieu instantanément , avec combinaison et dégagement de lumière. IJans l'obscurité , la combinaison ne s'opère point ; le chlore et l'hydrogène peuvent y être conservés indéfiniment à l'état de mélange.
Le chlore ne se combine avec l'oxygène que par voie indirecte ; les composés qui en résultent sont peu .stables , et cèdent facilement leur oxygène aux corps qui en sont avides. Les combinaisons oxygénées du chlore ont été l'objet d'une étude approfondie de la part de >1. Mil- Ion. Comme l'oxygène, le chlore se combine directement avec presque tous les métaux, et forme des chlorures dont les uns sont basiques ( c/i/orohascs }, les autres acides, (c/iloracide^, ) et d'autres eniin indijferents ou neutres. Ces combinaisons ont quelquefois lieu avec élévation detempcratureet production de lumière. L'antimoine et le bismuth en poudre, le cuivre et le zinc en feuilles très-mincts, peuvent servir pour constater ce lait. Le
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gaz chlore est absorbé en quantité considérable par les sulfures d'étain, de titane, d'antimoine, et d'autres .sulfures métalliques. Lorsqu'on fait arriver un courant de chlore dana du chlorure de soufre maintenu à quelques degrés au-dessous de zéro, on obtient un liquide oléagineux, blanc, distillant â M.-;", fumant à l'air, plus pesant que l'eau , précipitant le nitrate d'argent et le sel de baryte. H. Rose regarde ce liquide , qu'il a le premier découvert , comme im chloride de soufre analogue a l'acide sul/urigue : SCI ^ = SO'.
Le chlore détruit sans retour le tournesol , l'indigo . et en général toutes les substances colorantes du règne végétal et du régne animal. Mais pour cela la présence d'un peu d'eau est nécessaire. Probablement dans ce cas l'eau est décomposée : il y a formatioa d'acide clilorhydrique et d'oxygène , qui , à l'état naissant, se porte sur la matière colorante pour la dénaturer. Le chlore attaque énergiqucment tous les corps organiques. Respiré pur, il excite la toux, le crachement de sang, et peut devenir mortel. C'est un poison corrosif , dont le contre-poison est l'ammoniaque.
En faisant agir le chlore ou le brome sur l'indigo , on obtient un certain nombre de produits particuliers, récemment étudiés par M. F.rdmann. L'odeur, la couleur et la propriété qu'a le chlore de se combiner avec son volume d'hydrogène , pour fournir, sans condensation , de l'acide chlorydrique. qui donne, avec le nitrate d'argent, un précipité blanc, bleuissant à la lumière , in.soluble dans l'eau, soluble dans l'ammoniaque ; tous ces caractères distinguent le chlore de Jous les autres corps. M. Uuraas a remarqué que les composés de chlore . et notamment les bougies stéariques contenant du chlore , brûlent avec une flamme jaune entourée d'un bord verdit re.
Le chlore, comme corps élémentaire, est représenté par le signe Cl (équivalent=^45,2«; 2 volumes de chlore = CP (atomcsi.
Le chlore ne se trouve pas dans la nature à l'état de liberté. Mais il existe à l'état de chlorure de sodium, de potassium , de magnésium , de calcium , dans les eaux de la mer, dans les sources minérales , dans les cendres des végétaux : et à l'état de cholorure de plomb , d'argent et de fer dans quelques minéraux.
Méthode de préparation : quand on chauffe de l'acide clilorhydrique étendu avec du peroxvde de manganèse , on obtient un dégagement de chlore. Dans cette action , l'acide clilorhydrique se décompose ; son hydrogène forme de l'eau avec l'oxygène du peroxyde de manganèse , et le chlore devenu libre se partage en deux parties : l'une s'unit au manganèse pour former un chlorure de manganèse , et l'autre se dégage. Pour préparer convenablement le chlore , on chauffe dans une cornue . a demi remplie , un mélange f.iit avec 0 parties de sel mai'in, 2 p. de pcrox>de de
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manganèse, et î p. d'acide sulfuriqiie étendu dans 4 p. d'eau. Dans cette réaction , il se forme d'abord de l'acide chlorliydrique aux dépens du chlorure de sodium et de l'acide sulfurique (P''oii. acide Chlorhydrïque ) ; et l'acide chlorhydrique est ensuite décomposé comme nous venons de le dire. Il faut éviter de recevoir le chlore sur le mercure , car il l'attaque; il ne faut pas non plus le recevoir sur l'eau , puisqu'il s'y dissout. On peut recueillir le chlore dans un tlacon rempli d'air, au fond durpiel vient plonger le tube par lequel le chlore se dégage. Le gaz , à mesure qu'il y arrive, chasse l'air ; et , en vertu de sa densité, il remplit le flacon depuis le fond jusqu'à son ouverture. On reconnaît , par la couleur, si le flacon est à peu près rempli de chlore.
Le chlore est employé , le plus ordinairement engagé dans une osybase (chlorure de chaux, de potasse), pour blanchir les étoffes tirées du régne végétal , comme le lin , le chanvre et le coton. Il détruit les étoffes animales en même temps qu'il les décolore. On emploie le chlore pour désinfecter l'air miasmatique et prévenir des maladies contagieuses. On l'a également employé , mais sans succès , dans le traitement de la phthisie pulmonaire. Le chlore est le meilleur contre-poison de l'acide prussique et de l'hydrogène sulfuré.
cni.OREiix (Acide). Gaz d'un jaune vcrdâtre assez foncé. Son odeur rappelle celle de l'acide liypochlorique. 11 décolore le papier de tournesol et le sulfate d'indigo. Il ne se liquéfie point par l'action d'un mélange réfrigérant de glace et de sel marin. Il est solul)lc dans l'eau ; sa solution est d'un jaune d'or <iuand elle est un peu concentrée. Quelques huiles de gaz suffisent poui''colorer un litre d'eau. On obtient l'acide chloreux en introduisant dans un ballon d'une capacité de s à 400 centimètres cubes , un mélange de i p. d'acide tartrique , de 4 p. de chlorate de potasse , de 6 parties d'acide nitrique et de 8 p. d'eau. On introduit d'abord l'acide tartrique et le chlorate de potasse grossièrement mêlés , sans pulvérisation , et l'on y verse ensuite l'acide nitrique et l'eau préalablement mélangés. On adapte le reste de l'appareil , et le gaz desséché sur du chlorure de calcium tombe dans des flacons secs, ou se rend dans un appareil de Woolf pour se dissoudre dans l'eau. L'acide chloreux a pour fonuule : Cl O^. Il a été découvert par M. Millon, qui a en même temps fait connaître les composés salins que cet acide est susceptible de former.
CI1I.OBHVDRI0UIÎ I Acide ). Synonymes :
Jcide. muriatiquc ; Esprit de sel; yicide hydrnchloriqtie. L'acide chlorhydrique est un gaz incolori', fumant à l'air, en s'einparant des vapeurs d'eau qui existent constamment dans l'atuiospbère. Il a une odeur suffocante c|ui rappelle un peu celle du cbbue. Sa saveur est caustique et forlcuicnt acide. Sa densité
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(résultat de lexpérience ) est i;9î7l. Ce résultat diffère trè.s-peu de celui que donne le calcul , et qui est i.î!;»;;». A la température de 10", et sous une pression de 40 atmosphères, le gaz acide chlorhydrique passe à l'état liquide ( Faraday ). Une série d'étincelles électriques le décomposent en chlore et en hydrogène. L'acide chlorhydrique réfracte la lumière ; sou pouvoir réfringent est i,!i27. La chaleur, pierre de touclie de la stabilité des corps, ne le décompose pas; l'acide chlorhydrique est donc éminemment stable. U est eïtrèmeraent soluble dans l'eau : l'eau se précipite dans une cloche remplie de gaz acide chlorhydrique , comme dans le vide. A la pression de om.7C et à la température de o", l'eau dissout 4;;o fols son volume de gaz acide chlorhydrique. A mesure que la prcs.sion diminue, ou, ce qui revient au môme, à mesure que la température s'élève à lo", 20", so", etc., l'eau laisse échapper de plus en plus l'excès d'acide chlorhydrique dont elle était saturée à 0" ; cependant, en continuant à éleverla température, il arrive un point où Veau n'abandonne plus d'acide chlorhydrique; et môme , à la température de l'ébiillitlon, l'eau reste toujours acide. L'ébullition de l'eau est alors retardée ; elle n'a lieu qu'à ioo°, et sa densité est 1,2. I^ même chose n'arrive pas au gaz ammoniac, également très-.solubltdans l'eau ; car, à une température plus élevée, toute l'ammoniaque, dis.soute à une température plus basse, s'en va. Comme tous les corps solubles dans l'eau , le gaz acide chlorhydrique fait fondre l.i glace avec rapidité. Le cliarbon poreux absorbe plus de ;>oo fois son volume de gaz acide chlorhydrique.
L'acide chlorlj^drique . comme tous les acides puissants solubles, communique à la teinture de tournesol une couleur pelure d'ognon. Il éteint les bougies allumées, propriété qu'il a de commun avec beaucoup d'autres corps impropres à alhnenter la combustion. Il est irrespirable; il asphyxie les animaux en désorganisant leurs tissus comme le chlore. — L'acide chlorhydrique .se combine directement avec beaucoup de métaux et d'oxybascs, pour donner naissance à des chlorures ou chlor. hydrates. Avec les métaux , l'acide chlorhydrique se décompose : il y a digayement d'Iiiidroycne , et le chlore se porte sur le métal pour former un chlorure. Avec les oxybases, l'acide chlorhydrique se décompose ég.ilcmenl ; mais il ne se der/age pas d'hydrogène : celui-ci s'unit à l'oxygène delà base pour former de l'eau, et le métal de la hase donne, comme dans le cas précédent , naissance à un chlorure avec le chlore de l'acide chlorhydrique décomposé. C'est ce qu'indique la formule sul vante :
^m" ! " '^u' '■ '''^'g''Scmcnt d'hydrogène ).
cm j , ( sans dégagement dhy-
IMO S — HfX>1<'-I drogène, produc. d'eau ).
Quand on fait passer du gaz acide chlorbjr-
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«liiquc sec, et des vapeurs d'nciUe sulfiirlfjue ;inhydre, à travers un tube de porcelaine incandescent, on obtient pour résultat du clilore, (le l'acide sulfureux et de l'eau. L'acide chlorhydrique donne un précipité blanc cailteboté avec le nitrate d'arpent. Ce précipité, noircissant à la lumière ( chlorure d'argent ) , est complètement insoluble dans l'eau et dans les acides ; mais il est trés-soluble dans l'ammoniaque, l.'ncide clilorbydrique précipite éRalement les .sels de plomb et de prolo\yde de mercure solubles ; mais ces précipités ( chlorure de plomb et proto-chlorure de mercure |. sont beaucoup moins solubles dans l'eau que le chlorure d'argent. Les vapeurs d'ammoniaque mises en contact a^ ce des vapeurs d'acide chlorhyririque produisent des vapeurs blanches trési^oaisses de chlorure d'ammonium. Mêlé avec rie l'acide azotique, l'acide chlorhydrique cons titue l'ca\i régale ( f^oi/. Azotique [.JcUle] ). L'acide chlorhydrique n'existe guère à l'état rie liberté qu'aux environs de quelques volcans. Les chlorures de sodium ,de potassium, d'ammonium, de magnésium, de plomb , de fer, qui se rencontrent dans la nature, ne flonnent naissance à de l'acide chlorhydjique qu'en contact avec des acides puissants. — On prépare l'acide chlorhydrique avec du chlomre de sodium | sel maria ), ou du sel ammoniac ( chlorure d'ammoniuMi ), sur lequel on verse de l'acide sulfurique du couiuiorce. La réaction a déjà lieu à froid, et il suffit d'élever légèrement la température pour f;iire dégager en abondance le gaz acide chlorhydrique qu'il faut recueillir sur le mercure . parce que l'eau le dissout. L'eau de l'acide sulfurique du commerce est décomposée ; son oxygène se porte sur le sodium pour former de la soude ( oxyde de sodium ), qui s'unit, à son tour, à l'acide sulfurique pour donner naissance à du sulfate de soude, qui reste sous forme de résidu impitt mortuuin ) dans la cornue; l'hydro- (rénede l'eau s'unit au chlore du chlorure de sodium décomposé, pour former de l'acide clilorhydrique qui se dégage. Voici l'expression de cette réaction :
.s03 HO ) CI, ir NaO CI 1 — .SO', Ka 0.
Quand on fait arriver le gaz acide chlorhydrique dans l'eau, on obtient une dissolution saturée d'acide, qui est souvent colorée en Jaune. Cette coloration tient à la décomposition des substances étrangè.-cs ( substances organiques ) que renferme le .sel marin. Le lut employé, composé d'une argile ferragineuse , peut aussi entrer pour quelque chose dans cette coloration ; mais la couleur de l'acide chlorhydri(|ue aqueux du comnierco fient surtout à la présence d'un peu d'acide hj-poîiitrique provenant de la décomposition du nitre que renferme presque toujours le sel marin ordinaire. L'acide ehlorliydrique se compose-de volumes égaux de chlore et d'hydrogène, sans condensation Cl» 4 IP (atomes ^ — Cl , Il ( équival. ; = * vol. 3 < cqiiiv d'acide
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chlorhydrique saturant i équivalent de base- Lorsqu'on chauffe sur une cuve hydrargfropncumatique loo vol. d'acide chlorhydrique avec du potassium dans im petit tube de verre gradué, on remarque que le mercure s'élèv^ dans le tube, qu'il y a absorption de :iO vol.. et que le résidu de ao vol. est de l'hydrogène pur. Donc il y a eu 30 vol. de chlore d'absorbés, qui, ajoutés aux :;o vol. d'hydrogène qui restent, ont produit les lOO vol. d'acide ehlorliydrique employés dans l'analyse.
ino vol. de gaz acide chlorhydrique en poids, se composent de