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contient. Il est impossible de dOtcnnJner la oi-cc ( u vinaigre comme on évalue celle de iulcoul au nioyen.de pèse-Uqueurs; car la tlensite de 1 acide acOtique ne diffère pas beaucoup de celle de l'eau. 11 faut donc avoir recours a nn autre moyen. Ce moyen consiste « ans 1 emploi de 1 ammoniaque caustique d'une densité et d'un titre connus. Cette ammoniaque est colorée ci. bleu par la teinture de tournesol et versée dans un tube gradué- le vma.fe'rc qu'on essaye est ajouté par petites portions jusqu'à ce que la couleur bleue de la liqueur ait passé au rougo. Le tube gradué indique le volume du viuaijre employé en iDcme t.-,nps quel» quantité d'ammoniaqu'esaturee indique la quanlitc d'acide acétique contenue dans ce volume de vinaigre. Un bon nmyen de coneeatrcr le vinaigre consiste à le laire congeler de haut en bas et à enlever de temps en temps la croule congelée. — Le vinaigre du commerce est quelquefois falsilié avec des acides minéraux. Si c'est l'acide sulïuriqiie , on en constate la présence en versant «lans le vinaigre un sel de baryte , qui produit iin précipité blanc de sulfate de baryte , insosoluble dans les acides. On reconnaît la présence de l'acide nitrique lorsqu'on verse dans le vinaigre quelques gouttes d'une dissolution bleue dindigo dans l'acide sulfurique : celle-ci prend à l'instant une couleur jaune. L'acide tlilorriy drique est reconnu par les sels d'argent, qui fout nailrc un précipité blanc soluble dans l'ammoniaque.
Tout vinaigre falsiQé avec un acide minéral est troublé par uaa dissolution d'émétique. 'l'rés-soiivent le vinaigre du commerce est falsilié par des matières végétales âcies . telles <(ue le fruit du piment [Capslcum annuum), le bois gentil [Dapline mezercuin). On reconnaît la fraude lorsque le vinaigre conserve sa saveiiracrc, mèmeaprés avoir été saturé par un alcali. Le vinaigre distillé n'a ni l'odeur ni la .saveur fraîche et acide du vinaigre non distillé. Cela tient à ce qu'il renferme un peu d'é- •licr acétique, qui se dégage dés le commcneeinent de la distillation. — La liqueur acide qu'on obtient par la distillation sèche du bois, dans des rouineaii\ convenablement disposés,' constitue, après une rectilication préalable, le vinaiyre de bots ou l'acide ptjroligneux. C'est Hoyle qui le premier a fait voir que le bols fournit, par la distillation, du vinaigre et de l'alcool, qu'il appeh esprit adiaphorétique. Obtenant ces deux liquides ensemble dans le récipient, il les séparait , en les soumettant à une nouvelle distillation, à une température ménagée avec soin , pour ne laisser passer que l'esprit inflammable ; mais , comme par ce procédé l'cspiit lie bois contenait toujours un peu de vinaigre, li traitait le mélange des deux liquides par la cliaux : l'acide se fixait sur la chaux , et l'esprit de bois était rectifié et séparé seul par une dernière distillation. ( Voy. Hoe/er, Histoire de la Cliimie, tom. Il, pag. ibc.) Le vinaigre de bois rcctUié ressemble par son
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odeur et sa saveur au vinaigre commun. H renferme presque toujours des traces de paralfinc, d'eupione, d'esprit pyroacétique, d'esprit de bois et de créosote. Non rcctilié, U agit comme nn poison. - Le vinaigre le plus pur el le plus concentré pos,sible peut être considère comme un composé à'àcide acctique anhydre avec i éq. d'eau , il est représenté par la formule C 4 H 3 q 3 -f no. L'acide acétique anhydre C * H 3 Q 3 „'» pas été isolé. Quant à 1 acide acétique hydraté C 4 H 3 O 3 + HO, on l'obtient par la distillation des acétates secs avec l'acide sulfurique. Le procédé le plus commode consiste a chauffer doucement un mélange de s p. d'acétate de soude sec et pulvérisé avec 9,7 p. d'acide sulfurique exempt de vapeurs nitreuses. On obtient ainsi 2 p. d'acide acétique concentré, contenant 20 pour cent d'eau. Les deux derniers tiers du produit de la distillation sont recueillis à part et conservés dans un flacon bien bouché, à une température de — s" à — 6". 11 se forme ainsi des cristaux d'acide acétique hydraté pur. — Ce que l'on connaît depuis longtemps sous le nom d'esprit de cuivre ou de vinaigre radical n'est que le produit de la distillation sèche de l'aectatc de cuivre. L'acide acétique hydraté cri.stallise en lamelles transparentes d'un grand éclat. Au-dessus de I7», ces cristaux fondent CD un liquide d'une densité de i, ces. L'odeur forte et pénétrante de cet acide l'a fait employer, sous le nom de sel anylais, dans des cas de défaillance, de Upothymie, etc. Sa .saveur est brûlante comme celle d'un acide minéral. L'acide acétique lijdraté liquide bout à 120°; II fume en attirant fortement l'humidité de l'air. H est miscible en toutes proportions à l'eau , à l'alcool et à léthcr. U dissout le cam-. phre et queliiaes résines. Ses vapeurs s'enfiainment au contact d'un corps allumé, et don-« nent de l'acide carbonique et de l'eau. Ces mêmes vapeurs, chauffées dans un tube au rouge obscur, se décomposent en acide carbonique et en acétone ; à une chaleur plus forte , celui-ci se décompose à son tour en gaz Iaflainmable et en carbone. L'acide acétique, exposé au contact du chlore sec , se convertit, sous l'intluence de la lumière directe, cà acide c/tliiro-acétique. Ijt constitution de cet acide a servi de point de départ à la théorie des substitutions. En effet, l'acide chloro-acétique peut être représenté par de l'acide acétique dans lequel 3 éq. d'hydrogène sont remplacés par 3 éq. de chlore :
C4 H3 O * 4- aq. (acide acétique) =C4 Cl' O' +aq. (acide ehloracétiquel. L'acide chloracétique, découvert par Jl. Dumas, forme dc« cbloracétates , analogues aux acétates. U'aprèj M. iMelscns, on peut produire le phénomène inverse, en substituant l'Iiydrogène au chlore de manière à convertir l'acide chloracélique en acide acétique. On se procure, à cet eflet, m\ amalgauie de potassium, contenant environ lïo parties de mercure pour 1 p. de potas-
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sium , et on le verse dans une dissolution aqueuse d'acide cliloracétique ou de cliloract'tate de potasse. La température s'élève considérablenient au moment du mélange. Lorsque la solution aqueuse est concentrée , on voit se former un sel en très-grande abondance; la liqueur, acide ou neutre d'abord, prend une forte réaction alcaline ; et si l'on a soin d'employer un léger excès d'acide cliloracétique, il ne se dégage aucune trace de gaz pendant toute la durée de la réaction. On dirige ensuite un courant d'acide carbonique dans le liquide qui surnage le mercure, alîn de saturer la potasse caustique; puis on évapore la masse à siceité , et on la reprend à plusieurs reprises par l'alcool. On obtient ainsi un .sel qui présente tous les caractères de l'acétate de potasse. Ce même M. Melscns a observé une réaction très-cnrieusc de l'acide sulfuri(iuc anhydre sur l'acide acétique, l'cndant cette réaction, il se forme un acide particulier, appelé acide sii/foacetiqiic. représenté par C = H ^ O ', .SO - + 110. {IJiilleiin de l'^cadcmie des sciences de Bruxelles , isis.) — L'acide acétique présentant le maxiuuim de densité 1,07, bout a loi-', et renferme 22,8 pour 100 d'eau, c'est-à-dire 5 équivalents. L'acide acétique plus étendu d'eau , qu'on obtient par la distillation des acétates ou du pyrolignite de soude avec l'acide suUurique, peutser\ir à de nombreux usages dans la médecine et dans l'écononûe domestique.
ACÉTOXE. (Synonymes : Esprit pijroligneur , Esprit pyroacétique , Alcool mésitiqiie , liiliydrate de inésilyléne. ) Formule : C 11^ 0. Kn soumettant l'acétate de potas.se ou de soude il la distillation sèclie, on obtient de l'acétone et de l'acide carbonique; ce dernier reste combiné avec la base alcaline dans la f ornue. Cette foruiation s'explique en considérant l'aciile acétique anbydre comme composé d'acétone et d'acide carbonique :