‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 8 sur 322 · C^ U^ O -I- CO= = C4 11^ O · texte numérisé non relu

C^ U^ O -I- CO= = C4 11^ O

L'acétone se forme encore , mélangé avec d'autres produits, dans la distillation sèebc des acétates métalliques, du sucre, de l'acide tartriquc , de l'acide citrique, etc. On le purilic en le distillant sur la chaux vive. L'acétone est un liquide incolore, d'une odeur pénétrante et légèrement empyreumatique. .Sa saveur rappelle celle de la menthe poivrée. Sa densité est 0, 702. L'aeétone est mi.seiblc en toutes proportions à l'eau , l'alcool et l'éthcr. Il se sépare de l'eau avec laquelle il est mélangé, par l'addition de la potasse caustique. Il brûle avec une llaiume trés-éclairanle. Kn distillant un mélange d'acétone et d'acide sulfuriiiue fumant, M. Kane obtint un carbure d'iiydrogènc particulier qu'il a nommé mcsilylrne et représente par la formule O IH. Ce produit se comporte comme un corps .simple, et peut donner nai.ssance à une série de combinaisons salines, dont M. Kanc a fait une étude spéciale.

ALÉTYLE. M. Liebig a donné ce nom à un

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radical hypothétique représenté par la formule : C'i li^. D'après cette hypothèse, l'aldéhyde serait un protoxyde d'acétyle hydraté I C-l IP O f 110 ) , l'acide acétcux ou aldéhyque serait un bioxyde hydraté ( C-* IP O' + IKJ I , et l'acide acétique un tritoxyde hydraté du même radical | C4 IP 0^ + HO ).

ACHROMATiSME.IDeâjPrivatif, ctde)(ptô- [xa , coloration ] Toutes les fois qu'un rayon lumineux passe à travers un prisme , il est décomposé par. suite de l'inégale réfrangibilitédes couleurs qui le constituent. Une lentille peut être regardée comme la reunion de plusieurs prismes; la décomposition des rayons lumineux y aura lieu d'une manière plus ou moins marquée, suivant le degré d'ouverture de la lentille. On conçoit facilement l'inconvénient d'un pareil phénomène; aussi a-t-on cherché à y obvier. L'achromatisme consiste dans les moyens à employer pour détruire h-s effets de la décomposition des rayons lumineux. Newton croyait l'achromatisme à peu près impossible. Hall inventa, en 1735, des lunettes achromatiques ; mais il ne lit point part de sa découverte. De ce que l'tcil d'un homme sain est achromatique, Luler conclut à la possibiUté de l'achromati.sine, et il rechercha les moyens de résoudre le problème. C'est à Jean Dollond que revient la gloire de cette découverte. Cet opticien avait observé que différents verres avaient des propriétés réfringentes diverses. Après plusieurs ess".iis , il mesura les qualités réfringentes du crown-ijlass et ilafliiit-glass ; il réunit ces verres, en ayant égard à leur puissance de dispersion et de réfrangibilité, et il p.irvint ainsi à exécuter des lunettes achromatiques. Les belles expériences de Dollond furent plus tard soumises au calcul; si la question de l'achromatisme n'est pas encore résolue d'une manière complète , les ressources du calcul et les progrès dans l'art de travailler les verres nous fout approcher chaque jour de la perfection dans la confection des lunettes. On a dressé des tables où l indice de refraction da diverses substances se trouve exprimée en chiffres très-exacts ; dans ces tableaux on voit quo l'eau a la moiudre dispersion, tandis que le fiinl a la plus grande; dans l'intervalle se trouvent différentes espèces de flint et de cruwn-gla.s.s.

ACiOE.s. On entend en général par «C(dcs des corps composés qui ont une saveur aigrelette, astringente, et qui rougissent la teinture bleue de tournesol. Mais ces caractères n'ont pas une valeur exclusive : ils manquent à tous les acides in.solublcs dans l'eau, tels que laeidc siliciquc et l'acide borique. L'acide est ce qui peut se combiner avec un autre corps jouant le rôle de base ; telle est la définition la plus simple et en même temps la plus générale qu'on puisse donner d'nn acide. En .soumettant le résultat de cette combinaison à l'action de la pile , l'acide se porte au pôle éleclropositifct la hase au pùle électro-ncgatif. — Le» acides peuvent être divisés en deux grandes classes, 1" les acides mincraux ou anorganir

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gucs , et 2" les acides orgatiiques ( acides Végétaux et aniiiiaii\ ). I^i plupart des acides iniiiéraux résulteut de la combinaison de l'oxygénc avec un métalloïde ou avec un métal. On avait même cru pendant longtemps, sur l'autorité de Lavoisier, que l'oxygène faisait partie de tous les acides , que c'était le générateur des acides par excellence. Mais on a reconnu plus tard, qu'à côté des oxacides ( acides résultant de la combinaison de l'oxygène avec un autre corps) , il y avait des acides qui étaient exclusivement composés d'hydrogène et d'un métalloïde ( soufre , chlore , brùiiic , iode , llnor (etc. Ces derniers ont été appelés /i.vrfrnc/i/es. Cette dénomination est impropre , si l'on admet les principes de nomenclature sur lesquels repose la tliéorie électroehimique. D'après cette théorie, il faut , dans toute dénomination d'un composé , placer le nom du corps électro-négatif le premier ( nom générique) et le nom du corps électro-positif le dernier ( nom KpéciOque). Or, dans les lnjdrucides , tels que l'acide chlorhydriquc, brouihydrique, lluorliydrique, sulfhydrique, etc., l'hydrogène, coips électro-positif par rapport à tous les métalloïdes , ne correspond pas à l'oxygène , corps électro-négatif dans les oxacides; mais il correspond au chlore, au brômc, au lluor, au soufre, etc. Aux (ixacidrsW faudra donc opposer les chloracidrs , les hroiuacidcs , I^s./Zmoracides, les suif acides, etc. D'après les mêmes principes de la théorie éleclrocliimique, on doit dire acides chlurlfidriquc , brom/iijdrique , indhydrique , sulfkiidnquc, etc., au lieu d'acides Injdrochloriqiie , hydrobromique , hydroiodique , /lydrnsul/uriqiie , etc. — 11 est à remarquer (|ue les piroxydes métalliques sont de véritables acides : on a ainsi les acides stanniquc . antimnniqur. , ferrique, manqa^iquc , etc. Plus la proportion d'oxygène augmente dans un oxyde basique, plus celui-ci perd sa propriété de base et tend à devenir acide , de telle façon que les composés les plus oxygénés sont généralement acides, tandis que les moins oxygénés sont basiques. Cette loi , vraie pour l'oxygène , l'est également pour le chlore, l'iode, le soufre, etc. lin effet, presque tous les pcrehlorures, periodures, persulfures , etc., sont de véritables chinracides . iodacidcs , suif acides , qui se combinent avec les protoclilorures, les priJlosulfures ( clilorobitses , snifobusrs | pour donner naissance à des chloroscls , sulfo-scls, etc.— Il résulte de l'étude que M. Millon vient de faire de l'action de l'acidesulfuriquesur l'acide iodique, que les acides n'ont pas Uioins de tendance à se combiner les uns avec les autres, que les acides avec les bases. Celte tendance se manifeste surtout dans des circonstances particulières d'atmosphère et de milieu. Ces combinaisons complexes des acides minéraux entre eux, rapprochent singulièrement ces derniers des acides organiques. — Pendant que les éléments d'un acide minéral sont généralement au nombre de deux , ceux

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d'un acide organique sont d'ordinaire plu» nombreux ; mais ils ne dépassent pas le nombre de quatre. L'a/.ote n'entre que rarement dans la composition des acides organiques ; U n'existe guère que dans les acides cyanogènes. On appelle Aydrafe d'un acide, une combinaison de 1, 2, 5, etc., équivalents d'eau. Ona divisé les acides organiques en acides nnibnsiques , bibasiques et tribasiques. Les acides uniba.siques .sont ceux (|ui, en se combinant avec un esquivaient de base , constituent les sels neutres, lin se combinant avec d'autres sels , ils forment des sels doubles. Lca acXûtin bibasiques neutralisent deux équivalents du base , et les acides tribasiqiies , trois équiva lents. Tous les acides organiques , capables de saturer deux ou plusieurs équivalents de base, sont appelés acides polybasiques. Ces acides donnent, par la distillation sèclie, des acides pyrogénés. M. Dumas appelle conjugués { bijuques , trijuyuës , ) les acides organiques qui semblent résulter de l'union de deux ou de plusieurs acides. M. Gerhardt a légèrement modiliè l'idée primitive de M. Duuias, en substituant la dénomination de (^opH/f à celle de conjugaison et en précisant quelques-unes des circonst^inces où ce mode de combinaison trouve son application.

ACIER. (Du latin acies, tranchant.) C'est du fer contenant s à 7 millièmes de carbone et des traces de silicium. En général, l'acier e.st plus blanc que le fer ; sa cassure est finement granuleuse , et il est su.sccptiblc de prendre un très-beau poli. Chauffé au rouge, et refroidi lentement, il est umins dur que le fer. Rougi et refroidi ensuite par une immersion brusque dans l'eau, il devient plus dur, plu.s élastique, plus ca.ssant que le fer; ce refroidi.ssement brusque s'appelle la trempe de l'acier. Tout autre corps froid, tel que l'huile, le mercure, la pâte de farine, etc., peut , jusqu'à un certain point , remplacer l'eau. .Si, après avoir trempé l'acier, on le fait recuire, il devient encore plus élastiiiue et plus .sonore. I.'acier non trempé est un peu moins dilatable que le fer; l'acier trempé l'est, au contraire, un peu plus. Quand on expose l'acier trempé à une température élevée, il devient mou, en même temps il se colore, à sa surface , successivement en jaune p;\le , en pourpre, en violet, en bleu foncé et enfin en bleu clair. Ces colorations sont les indices de la dureté de l'acier : le jaune indi(|ue que l'acier est encore très-dur , tandis que le bleu clair annonce h; minimum de dureté. Dans ce dernier état, on emploie l'acier pour la fabrication des ressorts de montre, etc. Au moyen d'un disque de fer doux ou de cuivre, tournant rapideuient sur son axe, on peut, en quelques instant.s, couper l'aciérie plus dur, les meilleurs ressorts et les meilleures lames. — U y a auta4U d'ispècei d'acier qu'il est de niélhodcs pour le préparer. Lorsqu'on expo,sc pendant plusieurs jours i. l'action de la chaleur rouge des barres de fer recouvertes de poussière de charbon, on obtient

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