‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 71 sur 322 · CUL · texte numérisé non relu

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pour but lie constater la quantité' réelle de chlore contenu dans un mélange quelconque. Ce procédé est basé sur la propriété qu'a lacidearsénicux de passer protnptenient à l'état d'acide arséniquc en présence du chlore aqueux : As- O^ + 2 CI + 2 HO = As' 0^ + 2 Il Cl. En exécutant l'opéralion au contact de certaines matières colorantes organiques, on remarque que la décoloration complète est le terme de l'opération. M.M. Barresw il et Sobrero donnent la description suivante du procédé chloromélrique aciucllement employé ;« On prend pour terme de comparaison une solution aqueuse de chlore contenant son volume de ce ga/. sec mesuré à o° et à la pression de 766, et une solution contenant, sous un même volume que la précédente, une quantité d'acide arsénieux équivalente de la (|Hanfité de chlore indiquée ; on a ainsi deux liquides, qui, à volumes égaux , se détruisent réciproquement. Si, pour détruire une solution de chlore detoncentration inconnue , on doit employer i;io, 1,4, 1,2 de l.i solution d'acide arsénicux , on conclura que la solution de chlore ne contient que 1/2, 1,4, i/io de son volume de chlore. L'n volume de chlore étant pris pour unité , on le divise ordinairement en 100 parties, dont chacune s'appelle un degré; ces degrés sont indiqués dans l'essai parles centièmes de volume de solution norniale arsenicale, qu'on a été obligé d'employer. L expérience a appris qu'on pouvait préparer «Jireclement la liqueur arsenicale en di.ssol- *ant 4,439 grammes d'acide arsénienx dans une petite quantité d'acide chlorhydrique . et étendant la dissolution de manière à ce qu'elle occupe un litre.

Comme ce procédé est ordinairement appliqué au dosage de.s chlorures décolorants du commerce, nous choisirons |)Our exemple l'essai du chlorure de chaux. « On prend 10 gr. d'un échantillon moyen , on les broie avec un peu d'eau dans un mortier de verre, puis on délaye le mélange dans une plus grande quantité de tiquiile , et on décante dans une carafe d'une capacité d'un litre; on broie successivement le résidu avec de petites quantités d'eau qu'on ajoute à la première, de manière que le volume de la dissolution soit porté à un litre ; on l'agite pour la rendre homogène , puis on en prend 10 centièmes que l'on introduit dans un vase à précipiter ; et l'on y ajo;ite peu à peu de la solution ar.sénicale , et de temps à autre quelques gouttes d'une solution d'indigo dans l'acide snlfurique , jusqu'à ce que celle-ci cesse d'être décolorée, et l'on détermine combien on a employé d'acide arsénieux , ce qui donne immédiatement le litre. Les deux dissolutions étant, en effet, supposées contenir des quantités équivalentes des deux corps réagissants , et étant toutes deux divisées en centièmes , le nombre des divisions de l'acide arst-nienx ciuployé indiquera directement le nombre de centièmes de chlore contenu dans la matière soumise à l'essai. Ainsi, s'il n'a fallu que oo divi-

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sions de solution ar.sénicale pour saturer tout le chlore, c'est que la solution de chlorure ne contenait que ao centièmes ou oOO millièmes de la quantité qui a été prise pour terme de comparaison des chlorures alcalins; on dit alors que son titre est à 500 millièmes. Cette méthode est très-inexacte : une grande partie du chlore dégagé par l'acide chlorhydrique de la solution arsenicale est pcrilue ; on peut , il est vrai , éviter au moins en partie cette cause d'erreur en opérant dans un (lacon, mais alors l'expérience devient diflicile, plus longue, et il est mieux d'opérer d'une manière inverse : le seul inconvénient que l'on rencontre alors est l,i nécessité de faire un petit calcul. On introduit dans un vase à précipiter 10 ce. de solution arsénieuse, faiblement colorée avec de l'indigo ; d'un autre côté, on prépare le chlorure d« chaux comme nous l'avons indiqué, et on verse de cette solution peu à peu dans la solution arsenicale, en imprimant au vase à précipiter lin mouvement giratoire ; on ajoute de temps à autre une goutte de solution d'indigo lorsque la teinte parait trop faible, et l'on observe le moment de la décoloration : arrivé à ce point , on note la proportion de la solution du chlorure que l'on a employé : moins elle est considérable, plus la solution renferme de chlore. S'il a fallu so p. de chlorure, le titre sera 100 + '-~^ = 200; s'il en a fallu 200, le titre sera 100 -I- i^ = 30, etc. On peut substituer à l'acide arsénienx d'autres substances capables d'absorber le chlore, telles que le cyanure ferrosopotas.sique, le nitrate de protoxyde de mercure, le sulfate de protoxyde de fer. h ( Appendice d tous les traites d'analijse chimique , par Barrcswil et Subrcro. Paris, i84i. )

ciiLOROPKOTÉEL'x ( .\cide ). I.orsqu'on traite une .solution ammoniacale d'albumin« ou de fibrine par du chlore en excès, on obtient un précipité floconneux, qui, lavé et séché a 100°, a l'aspect d'une poudre d'un jaune paille, très-peu solsble dans l'eau, et insoluble dan.s l'alcool et dans l'élher. C'est l'acide chlaroprotécux, découvert par Jlulder, qui lui assigne la formule ; C4^ H-" N^ 0'^ -f Cl 03.

CHLOP.o.SAi-ici\E. Slatière jaune, cristalline , qu'on obtient en faisant passer un courant de chlore dans de l'eau tenant de la salicinc en suspension, l'eu soluble dans l'eau, elle se dissout mieux dans l'alcool étendu. Elle a une odeur de chlore désagi'éable, et une saveur poivrée. M. Piria lui assigne la formule : C*' lp5 ciO-^

cnhOi\o%M.\c.vi.\n\o^.(Chlorosamidcût M. Piria ). Matière jaune, insoluble dans l'éau, et se décomposant, par l'action des acides et des alcalis, en ammoniaque et en acide chlorosalicylique. Formule: C42 H'^ CP 0^ N-.

cnonosAMCYMQt'E (Acide). Synonymes : Chlorure de salicijle. ,- Chlorure de sfiroile. Produit cristallin, légèrement jaunâtre, qui s'obtient en faisant passer un courant de chlore sec dans rie l'acide salicyleux anliydre. On Icpuriiie par de lalcool cliaud. Il est fu-

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!nl)lce*.sul)limablcs;msaIttTalion. 11 est inflainiijable, et brûle avec une flamme verte. Insoluble dans l'eau, il se dissout dans l'alcool et dans l'éther. 11 se transforme, par l'aclion du gaz ammoniac, en chlornsainklc. Il forme avec les bases des sels qui ont été peu étudiés. .Sa formule est : C'4 IP 0+ -|- c;l.

cuLonovAi,ÉRisiQi;r, ( ,\cide). Produit demi-liquide, transparent, obtenu par MM. Dumas etSIass, en faisant passer du chlore sec dans de l'acide valérique anhydre, à l'abri du contact de la lumière directe- 11 se solidifie à — 18° , et se décompose à iio° , en dégageant de l'acide clilorliydrique. L'acide chlorsvalérisiquea pour formule : C'° IP CP O*.

CBi-OBOVALÉROSiQiiE { Acido ). Cet acide .s'obtient coTruue l'acide c/ilororaJerisique ( f''0!/cz ce mol ) ; seulement il faut opérer sous l'influence de la lumière ilirccte du snteil. 11 a les mêmes propriétés que l'acide clilorovaléi'isiquc; mais il contient une plus forte proportion de chlore. Mis dans l'eau, il en absorbe 7 équivalents, et sa composition est alors exprimée par la formule : C" IP CH O^ -f- 3 110.

CLOROXALOVIMIQUE ( Acidc ). I.C Chlo-

roianiéthane s'assimile, sous l'influence pio- Jongée de l'ammoniaque liquide, les éléments de deux équivalents d'eau, et se transforme en cliloroxa(ovinal e d' iimmoniaque. Ce sr\ , tva'ilè d'abord par du carbonate de soude, puis jiar de l'acide sulfurique pour enlever la soude, cède l'acide chloroxalovinique , qui cristallise dans l'alcool sous forme de petites aiguilles confuïéinent groupées. Cet acideest déliquescent, et produit sur la peau une sensation douloureuse ; H a pour formule : f '.^ Cl^ 110^.

CHI.OBOXAJIÉTIIAKF.. Coi'ps blanc,cristiUin , qui s'obtient par l'action du ga/. ammoniac sec sur l'éther chloroxalique. .Sa composition s'exprime par la formule : C^ H= Cl'' iNO''. ( Mahifiutl. )

CHLORO\iCAr.R<)\ioi!E ( Acidc ). .Svnouymes ; O.ojcliluviirr de carbone ; Gazpliusyè- ■ne. Des volumes égaux de chlore et d'oxyde de carbone, exposés à la lumière directe du .soleil, se réduisent à la moitié du volume primitif, en se changeant en gaz acide chloloxycarbonique. Ce ga/, d'une odeur suflocante, a pour densité 3399. lin contact avec l'eau, il se décompose en acide carbonique et en aciile clilorliydrique; chauffé avec les métaux , il donne naissance à un chlorure ('t met 1 oxyde de carbone en liberté. Le .soufre et le idiosphore peuvent être Bubliinés sans altération dans le gaz cliloroxicarbonique. Traiti'; avec l'alcool , le gaz chloroxicarbonique produit un cther composé ( élhcr chloroxicarbonique ) et de l'acide chlorhydrique. Avec l'ammoniaque, il forme du sel ammoniac et un corps blanc, cristallin, volatil, la carbaiiiide. La composition du gaz cliloroxicarbonique est espriinéeparla formule : CO, C14.

CHLORURES. Les chlorures résultant de la combinaison du chlore avec un corps élémentaire , ou de l'acide ehlorliydrique avec une

ClIO

oxybase, peuvent tXrc basiques (chlorobascs), acides { chloracidcs ), eu indifférents, tet chlorures alcalins .sont , en général, basiques vis-à-vis certains perchlorures métalliques { chloracidcs ) , avec lesquels ils forment de véritables c/iloroscls (chlorures doubles). Dans ces chlorosels , le chlore de l'acide correspond au chlore de la base, comme, d<ms les oxijsrls ( sels proprement dits ), l'oiygène de l'acide correspond à l'oxygène de la base, l'ius la proportion du chlore augmente dans un chlorure basique, plus celui-ci tend à devenir acide; et, sous ce rapport, le chlore présente une analogie de plus avec l'oxygène. Caractères :

1° Les chlorures sont pour la plupart anhydres et volatil.s.

2° Mis en contact avec de l'acide sulfurique, ils dégagent de l'acide clilorliydrique, qui produit iVépaisscs vapeur.s blanches ait contact des vapeurs ammoniacales.

3° Chauffés avec de l'acide sulfurique et du peroxyde de manganèse, ils donnent tous naissance à du chlore.

4° Traités par l'acide azotique, ils fournis- ! sent un liquide ( mélange de chlore et de va- ' peurs nitreuscs ) qui dissout l'or.

B° Ils produisent, dans une di.ssotutlon de nitrate d'argent , un précipité blanc, abondant, caiUebotfé, noircissant à la lumière, complètement in.soluUle dans l'eau , insoluble dans les acides et très-soluble dans l'ammoniaque.

Les chlorures sont , en général, soliibles dans l'eau. I>es moins solublcs sont le prolochlorurc de merevre ,ic. chlorure dr plomb, et surtout le chlorure d'argent. Il faut plus de 100,000 parties d'eau pour dissoudre i p. de ce dernier : d'où il résulte que tous les autres chlorures précipitent les sels de mercure au uiiniiiiuin , les sels de plomb et les sels d'argent. Comme l'équivalent du chlore est le double ( en volume | de celui de l'oxygène , les partisans de la théorie des atomes expriment la formule d'un chlorure par CU M. Exemples : Hg CU , Ilg CU , protochlorure de mercure, bichrolure de mercure, que, d'après la loi des équivalents, on écrit : 11g Cl. Hg Cl^. Cette remarque est également applicable aux bromures, aux iodures , aux fluorures et aux cyanures.

CHLOsrii.BASE. Produit huilcux , obtenu par M. Laurent en faisant bouilUr le chlorure de stilbène avec une solution alcoolique de potasse, l'ormule : C^f* II" cl.

CHOLAiviQUE ( .\cide ). Produit mal défini , obtenu en traitant de la bile putride d'abord par l'éther , puis par l'alcool.

CHOLESïÉRiiVE. Ce corps se rencontre, .souvent à l'état de concrétion pierreuse dans la vésicule du fiel; il existe naturellemeiit dans le sang et le cerveau. La chnlestérine , obtenue en traitant les calculs biliaires pulvérisés par l'alcool bouillant, se pré.sonte sous forme de lamclK-s nacrées , insipides ,

CIIR

inodores, et fusibles à ISJ". Laci.le nitrique concentré la convertit en acide cholestcrique. 1^ cholcstérine se distingue des autres corps gras, en ce qu'elle nest point saponifiée par les alcalis caustiques. S;i composition a été représentée par la fortnule : C^' IV- O.

CHoi.ESTÉRiQLE | Acjde ). Produit cristallin jaunâtre , obtenu par Pelletier et Cavcntou en faisant réagir l'acide nitrique sur la cholcstérine. Peu solublc dans l'eau , il se dissout aisément dans l'éther et dans l'alcool, li forme des sels rouges. Pelletier et Caventou l'ont trouve composé de 31,9 de carbone 7,1 d'hydrogène, 8,3 d'a/.otc, 32,1 d'oxygène.

ciiOLi.MQCE (Acide . Lorsqu'on chauffe dans une cap.sule de platine 1 p. de bile avec

I p. d'hydrate de potasse, de temps en temps humectée d'eau, on obtient , après avoir enlevé la potasse par l'eau et traité le mélange par l'acide acétique . un corps résiniforme, auquel l'éther enlève l'acide choUnique à l'état cristallin. Cet acide s'enflamme comme un acide gras ; il se décompose par la distillation sèche.

II forme avec les bases des sels qui ont été CKaminés par Theyer et Schlosser ( Annali-n der C/iemie, année «SJ3 ). Sa formule est : Ci' II^^ O».

CHOLiQlîE ( Acide ). Produit cristallin, blanc, découvert par L. fimelir. , en précipitant par le sous-acétate de plomb, dans la solution aqueuse, de l'extrait alcoolique delà bile. Il a une .saveur trés-suc»éa. Il se dissout ai.sément dans l'eau bouillante. Il se décompose par la distillation sèche. Il se distingue de l'acide choUnique en ce (|u'il renferme de l'azote. Sa formule n'a pas été déterminée.

CHLOLOiuiQUE ( Acidc |. Produit jaune, réslnoide, obtenu par M. Demarçay en traitant I partie de bile par a parties d'acide chlorliydrique. Le mélange, maintenu quelque temps à l'ébullition , lai.sse déposer, par le refroid'Lsscment , une matière jaune, rcsinoïde , qu'on purifie par l'eau, l'alcool et l'éther. L'acide chloloidiquc, solublc dans l'alcool étendu , est insoluble dans l'éther et trèspeu soluble dans l'eau. 11 forme avec les alcalis des composés trés-solubles ; les acides minéraux le précipitent de ses solutions. D'après une analyse de M. Duiu's, l'acide cliloloïdiciuc renferme 73,3 p. 100 de carbone ," "j,7 d'hydrogène , 27,0 d'oxygène.

CHo.\DKi\E. {(Gélatine des vurtîlnfjes.) Cette matière .se prépare en faisant bouillir avec de l'eau, pendant 12a IG heures, des ligaments, des cartilages, des cotes, etc. La solution .se prend , par le froid , en une gelée transparente, qui, parla dessiccation, devient compacte comme de la corne. La solution est précipitée sous forme de llocons blancs , par l'addition d'im acide ou du sulfate d'uluminc. La composition de la cliondrine .s'exprime par Ct^ lU»

ciiKO.MATES. Ces sels sont remarquables par leurs belles nuances de coloration. Les chromâtes terreux et les chromâtes alcalins

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sont solubles, et colorés en jaune ou en j.iune orangé. Le chromate neutre de plomb est d'iui très-beau jaune , et souvent employé connue couleur par les peintres. Le chromate basi(iue de plomb est d'un rouge de cinabre. Les chromâtes d'argent et de mercure affectent différentes nuances de rouge. Caractères :

1° Us sont décomposés par l'acide chlorhydrique bouillant , avec dégagement de chlore.

2° Les corps dé.soxygénants , tels que l'acide sulfureux, l'acide azoteux, l'alcool bouillant, ete,. les décomposent eu réduisant l'acide chromiquc.à l'état d'oxyde de chrome.

3= Les chroujates alcalins forment des précipités jaunes dans les sels de plomb et de bi.suuith, et des précipités rouges dans le5 .sels de mercure. Ils précipitent les sels d'argent en rouge foncé, et les sels de cuivre en rouge sale. Oans les chromâtes neutres , l'oxygène de la base est le tiers de l'oxygène de l'acide. Il existe des chromâtes acides { Inchroinates ) et des chromâtes basicpies ( sous-cliromatis ) dont la composition varie. Voici les principaux chromâtes :

Chromate de potasse. Il cristallise en petits prismes droits à base rhoinboïdale. Ces cristaux sont transparents, jaunes, dune saveur fraîche et nmère, et conliennent s cqiiiv. d'eau, le. chromate de pota.sse est soluble dansa parties d'eau froide. .Sa couleur jaune persiste même dans une dissolution très-étendue d'eau. .Soumis à la chaleur, il perd son eau de cristallisation , et fond sans s'altérer.

I-ormule : KO , Cr O^ + :ill() = 1 éqiiiv. de chromate de pota.sse cristallisé. Ce sel est souvent employé coininc réactif.

fS/cliroiiieitc ilr potasse. Ce sel cristalli.se en larges tables rectangulaires d'un beau rouge orangé ( cristallisation du cyanoferrurc de potassium ). Il est soluble dans environ 10 p, d'eau froide ; il est par conséquent inolni soluble (pie le sel piécédent. Au rouge nais .saut, il se décompose partiellement en oxygène et eu oxyde de chrùiiie, sous forme de paillettes micacées d'un beau vert. Le bichromate de potasse est employé eu teinture. Les chromâtes de plomb et de baryte sont également employés dans les arts comme matières tinctoriales.

ciiRo.MK. Le chrome est d'un blanc gri.sàtre, friable et presque infiisiblc. Il est encore plus diflicile à tondre que le. manyanèse. Sou poids spécifique est j, ». 11 est Inaltérable à la température ordinaire. A la chaleur rouge, il se transforme en oxyde vert. L'acide azotique et l'eau régale l'attaquent et le dissolvent difUcilement. L'acide fluorhydrique le Tlissout à chaud, avec dégagement d'hydrogène. Les carbonates et les azotates alcalins le changent en acide chroiiiique, à l'aide de la chaleur. Le chlore peut se combiner directement avec le elirOme. Le .soufre ne se combine avec lui que par voie indirecte. Le clirOmc s'alUc aveu Li plupart <les métaux.

Le chrome existe dans tous les terrains, iO

IfO

CHR

(U'puiï 1« terrains primitifs jusqu'aux lorrains d'ulluviou. Les luinéraux chromifOres donnent ;i\cc le borax un verre couleur d'éincrauile, lorsqu'on chauffe le mélange dans la flamme «\térienre du chalumeau. Clianffés avec du nitre, ils colorent Veau en jaune; s'il y a un peu de manganèse , la coloration est verte.

Pour obtenir le chrome pur, on clwiuffc l'oxyde de chrome avec du charbon pulvérisé dans un creuset brasqué. Quant à l'oxyde de chrome , on l'obtient de différentes manières : 1» en réduisant le chromate de potasse par le tharbon ; 2° en calcinant les chromâtes de mercure , de plomb ou d'argent, dans un creuset brasqué j t," en réduisant , par li-s sulfures alcalins , le minerai appelé /fr chromé; 4° en traitant une dissolution de chromate par l'avide sulfureux, et en précipitant par l'ammoniaque.

Le chnime a été découvert, en 1797, par Vauquelin, dans le plomb spatliiquede Sibérie. Vormule du chrome : f j- = Ma, «7.

II existe deux degrés d'oxydation du chrùme : 1" le protojryde , 2° l'acide c/iroiniqiie. Le dcutosyde de chrome est un oxyde hUeriné- «liairp, analogue aux oxydes intermédiaires du Jer et du manganèse.

i" Le protoxyde de c/irùme ( oxydule ) est pulvérulent et d'un beau vert d'herbe quand il a été obtenu par la calcination du cliromate de mercure. lin décomposant le chlorure de fhrôme par rammoniaque, on obtient l'oxyde de chrome sous forme de petits grains cristallins d'un gris verdàtre, contenant « éq. d'eau. H perd son eau par la calcination, et prend une très-belle couleur vcrle qui s'applique lacllement sur la porcelaine, et qui résiste à toute température. Il est très-diflicilc à réduire. A l'état sec ( anhydre |, il est inattaqaable , par les acides qui le dis.solvent , au contraire, assez vite,à l'état d'hydrate d'oxyde. II fond très-diflicilement avec le borax, et donne Un verre d'un beau vert (Hueraude. Il joue le r6lc d'une base faible, à l'égard des aci<les puissants. L'oxyde dechrùme, calcine, «■■st insoluble dans les acides ; c« qui le rapproche du peroxyde de fer et de l'alumine. Formule : (:r= ()' ou Cv O 1,2.

11 a une composition analogue à celle du peroxyde de fer et de l'alumine. Il existe un (ilun de chrome, analogue à l'alun de fer et ai l'alun d'alumine.

2° Le peroxyde de chrome ( acide chronique ) est d'un beau rouge rubis, très-.soluble dans l'eau et dans l'alcool. Il roi'.git la teinture de tournesol. C'est un véritable acide, lise décompose, par la chaleur, en oxygène et en protoxyde de chrùme. Il .se décompo.se sous l'influence de la lumière; car un linge imbibé d'acide chromiqne se colore en vert, un contact des rayons du .soleil. Le fer, le zinc, l'clain, etc., le changent facilement en protoxyde. L'acide sulfuri(|ue faible se combine avec l'acide chromique , équivalent à équivalent; le composé (jui ca résulte est

CHR

rouge, et cristallise en pefit.i prismes fjnadraugulaires déhquescents , qui, dans l'alcool absolu , donnent naissance à une réaction violente, souvent accompagnée d'explosion. Les produits qui en résultent .sont de l'éthcr et du protoxyde de chrome. L'acide chromique est un acide très-puissant. Il se combine avec les oxybascs stables pour former les chromâtes. 11 est isomorphe avec l'acide sulfurique. Formule : Cr O^.

Pour retirer l'acide chromique du chromate '' dépotasse, on prépare, par voie de doubledécomposition , du chromate de plomb jaune insoluble, qu'on lave et qu'on calcine jusqu'au rouge. Ensuite on fait un mélange avec 4 parties de chromate de plomb calciné , 5 parties de spath lluor et s parties d'acide sulfurique concentré. On chauffe ce mélange dansi une cornue de plomb ou de platine ; il .se dégage un fluorure de chrCirtie gazeux qui , étant recueilli dans l'eau , .se déconq)Ose en acide chrondque et en acide lluorhydrique. Vm évaporant à sec , on a pour ré.sidu l'acide chromique pur. Celui-ci est d'abord brun , mais, à mesure qu'il se refroidit, il ne tarde pas à devenir rouge.

Le dcntuxyde est un oxyde intermédiaire d'un rouge foncé. L'eau ledécompose, à chaud, en protoxyde qui se précipite, et en acide chrond(iue qui reste en dissolution. La potasse exerce s)ir lui la même action. II donne avec les acides des sels d'un rouge sale. On peut considérer cet oxyde comme tin composé de

I é(|uiv. de protoxyde de chrùme, et de i équiv . dacidc clu'imii(|ue.

On l'obtient en mêlant du chlorure de chrome avec une dis.solution de chron)atc de potasse.

Composes chlorés . 1° Le protochlorure de chrome est de couleur fleur de pécher, infusible et lixe. Par le grillage , il se transfoiine en oxyde vert. Il reste très-soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool-, la dissolution aqueu.so est verte. H absorbe le gaz anunoniac avec production de lumière. 11 joue le rôle d'acide en pré.sence des chlorures alcalins ; c'est ainsi qu'il forme avec fe chlorure de sodium un chlorosel cristallisable, d'un beau vert.

Ij; chlorure de chrome aqueux perd .son eau par l'action de la chaleur , et .se colore en beau violet. Fonnule : Cr^ CP correspondant au protoxyde ( Cr^ O^ ).

On l'ohlieift en traitant l'oxyde de chrôine par l'acide chlorhydrique.

Le chlorure de chrome présente, suivant qu'il est calciné ou non calciné, les mêmes modiOcations que l'oxyde corresjiondant ( H. Rose ).

2" Le perchlornre ( sesquichlorurc ) est très-X'Olatil et d'un rouge de sang uiagnilique. .Sa vapeur ressemble tout à fait au gju nitreux.

II dissout l'iode. Il fume à l'air, et enflaniujc l'alcool instantanément. Dans l'eau, il .se décompose eu acide chromii(i:e et en acide chlorhydri(|Uo. Chauffédans un tu'.)e de porcelaine, il it décompose eu chlore et en oxyde de

CHR

chrfMiic frcs-coinpact, ressemblant au fer oliijiste. Le prélomlii perclilorure est une coiiibiiiaison «le perclilorure et d'acide chroniiquc , = Cr Cl-* + 2 Cr O^ ( H. Rose ). On l'obtient en distillant un mélange de lo parties <le sel marin, 16,9 p. de chromate neutre de potasse, et 30 p. d'acide sulfurique concentré. 1^ chromate de ckloridc de chrome peut être considéré coinuic le tj-pe d'une série de composés analogues aux perehlorures de tungstène, de molybdène, etc. — M. Péligot a f.iit récemment des recherches intéressantes sur quelques combinaisons de chrome. Il a trouvé , entre autres , ce fait curieux , que des cristaux violets de sesquichlorure complètement insolubles se dissolvent, avec dégagement de chaleur, dans de l'eau contenant en dissolution un millième de protochlorure, he fluor, le brame et l'iode donnent avec le chrome des «•omposés analogues à ceux que produit le chlore. Le soufre se combine indirectement avec le chrùme , pour former des sulfures correspondant aux oxydes. Ces sulfures sont en général peu stables et faciles à décomposer.

Sels de chrome. Sels à base de protoxyde. Ils sont colorés en violet ou en vert très-foncé. Leur saveur est douceâtre et astringente. Ils ont tous une réaction acide. Us ont beaucoup d'analogie avec les sels d'alumine et les sels de fer au marimnm.

i" Les alcalis y produisent un précipité ver- «làtre (protoxyde de chrùme hydraté ), soluî)le dans un excès de carbonate alcalin et dans les acides. Ce précipité abandonne son eau par la chaleur, et prend une couleur plus foncée ; à la chaleur rouge, il devient incandescent, se colore en beau vert , et devient insoluble dans les acides. Caractères généraux :

go Le cyanoferrure de potassium ne trouble pas les seLs de chrome.

s° Les sulfures alcalins y forment un précipité gris verdàfre.

• 4° L'hydrogène sulfuré ne trouble pas les si'ls de chrùme. Calcinés avec du nitre, ils donnent du chromate de potasse. Le plus remarquable des sels protoxydes de chrome, c'est le sulfate double de potasse et de chrome , J.ppelé filun de chrome = Cr^ O^ ( .SO-i j^ + KO, .SO^ -I- 21 110. On l'obtient en mi'lant directement ensemble le chromate acide de potasse avec de l'alcool et de l'acide sulfurique. l'ar le refroidissement, il se dépose des cristaux octaédriques violets, tout à fait semblables aux nctaèdres de l'alun ordinaire. La dissolution devient verte par l'ébullilion, de violette qu'elle était.

ClIitYSAMjiiQi'E ( .\cide ). Produit cristallin, jaunâtre, qui s'obtient par l'action de l'acide nitrique sur l'aloès. On enlève par le lavage les acides aloétique et aloérétinique dont il est souillé. L'acide chrysainmique forme des sels cristailisables , trè.s-peu solubles dans l'eau. Sa formule est iC'^HN^ O'^-f- HO.

CHRVSA\li.i0UE( Acide). Corps amorphe Jaune , qui s'obtient en étendant d'eau la so-

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