CHU
lution de l'indigo bleu traite par la potasse concentrée, et en la sursaturant légèrement par un acide. Le précipité qui se forme e.st traité parl'éther, etla solution évaporée donnn l'acide chrysanilique. Fritsche assigne à cet acide, regardé counne un mélange de plusieurs corps, la formule : C" H'^ ?<= O*.
CHRYSÈ.\E. Corps pulvérulent, jaune, insipide, inodore. Il .se produit par la distillation sèche des corps gras et résineux. Il est insoluble dans l'eau et l'alcool, et très-peu soluble dans l'éthcr. H fond vers2r,j'. 'S\. Laurent assigne au chrysène la formule : C' H.
CHRYSOLÉPIQLE ( .\cide ). Produit cristallin, jaunâtre, obtenu par l'évaporation dos eaux de lavage provenant de la préparation de l'acide chrysammique. Il est assez, soluhlr dans l'eau bouillante. Suivant l'analyse de >L Schunck , sa composition est : G' ^ 11- K' 0-3 -I- HO.
CHl TE DES coRrs ( Loi dc la ). Dans le vide, tous les corps tombent avec la uième vitesse : un kilograuune de platine n'y toiube pas plus vite qu'une toile d'araignée. Si dans l'air les choses se passent différemment, c'e->t que ce gax oppose une résistance à la chute des corps et leur fait perdre de leur poids, en raison direet<-. de leur volume et eu raison in\erse de leur masse. Mais ceci , loin de contredire , confirme, au contraire, la règle : que la pesanteur sollicite tous les corps à tomber avec la même vitesse. Quelle est cette vitesse? En d'autres termes : quel rapport existe-t-il entre l'espace que parcourt un corps pesant et entre le temps qu'il met à le parcourir .' Otte qiu'sfion ne peut être résolue que par des moyens indirect.s, tels que le plan incliné de Calilce et la machine d' .-tticood. 1= Le plan incline ds Calilec n'est autre chose qu'une surface inclinée , sm' laquelle on fait rouler une poulie dc métaU Si la surface était horizontale , la v itesse de la poulie serait =0; elle aurait son macitnum, si la surface était verticale ; à un certain degré d'inclinaLsun, la vitesse de la poulie est donc réduite dans une certaine proportion. On peut donc ainsi réduire la force lia pesanteur), qui imprime la vitesse, à la moitié, au tiers, au quart, etc., de .sa grandeur, sans que 1 ou change en rien le rapport des espaces parcourus dans des temps donnés. Or, si on compte les espaces que la poulie parcourt dans la première seconde , dans les deux premières secondes, etc., on voit <iue ces espaces parcourue sont entre eux comme les carres des temps employés à les parcourir. I,a pesanteur est donc une force accélératrice constante.
2" I.a machine d'Jttcood, dans son plus grand état de simplicité, est représentée pajune poulie parfaitement mobile, sur laquelle passe un fil très-fin, auquel est suspendu , de chaque coté , le même poids m. Si l'on ajoute, d'un côté, une petite niasse, représenté!- par Il , l'équilibre est troublé : le poids n eniraine le poi<ls sur lequel il repose, cl force l'aulrc a mouler. Par celle disposilion, il est évident
CTN
f|iie la masse ri tombe moins vite f|iif si elle tombait seule. La vitesse ( r ) , avec la<(uolle n tombe, peut être une aussi petite fraction que l'on voudra de la vitesse g , due à la pesanteur après une seconde de temps. On aura
donc : X = g.
, — C'est, dans la machine 2 m -f n.
d'Atwood, la vitesse du corps qui tombe. Les expériences faites avec cette macliinc s'accordent avec celles faites sur le plan incliné , et viennent à l'appui des mêmes lois. Ces lois sont exprimées par les formules suivantes :
e = g t^ V = g t ; ( V désignant la vitesse , g
la pesanteur, t le temps). La valeur de g I en pi-enant la seconde pour unité de temps ) est à Paris, = 9 m. 0038 ( espace que parcourt un corps qui touibe dans la première seconde du temps de sa chute ).
cicL'Ti\E. F.n traitant l'extrait aqueux des racines de c«c!(<a!;(cos<j par l'acide sulfurique, et en distillant avec la potasse caustique, on obtient une solution de cicutine , qui cxliale une forte odeur de cigué.
(:i\ARKE. [Sulfure de mercure.) Albert le Orand démontra le premier, par la synthèse, que le cinabre ( lapis ruheus ) qui se rencontre dans les mines, et dont on relire le vif argent, est un composé de soufre et de mercure ; car il remarqua qu'en sublimant le mercure avec le soufre , on produit du cinabre sous forme d'une poudre rouge brillante, t /'oyez Mercure. )
ci\ciioM.\E. Alcaloïde extrait du china liuancou par Pelletier et Caventou en ibîo. Pour l'obtenir, on traite l'écjrce pulvérisée à plusieurs reprises par de l'eau bouillante, acidulée; an ajoute à la liqueur très-concentrée un excès de carbonate de soude , jusqu'à ce qu'il se forme un précipité. Celui-ci est ensuite épuisé par l'alcool de 0,90, bouillant, et Je liquide alcoolique est liltré fout cliaud. La tinchonlnc cristallise par le refroidissement. Les cristaux sont de gros prismes quadrilatères , ou des aiguilles blanches et déliées. La ciaehonine est inodore et douée d'une légère saveur amère , ce qui la distingue de la quinine. Elle est moins fusible que la quinine, clic ne perd point d'eau par la chaleur, et ses vapeurs se condensent sous forme de flocons blancs, semblables à l'aciilc bcn/.oique. Presque insoluble dans Peau , elle ,se dissout trèsbien dans l'alcool concentré et bouillant. .Sa <o[uposition s'exprime par la formule : C-" Jl ' ' NO. — La cir.chonine forme avec les acides des sels neutres, parfaitement cristalli- .sables, contenant de 1 à 3 équivalents d'eau. Les principaux sont : le ivlfate , le clilorltydrate, le nitrate et le phosphate.
CINCHOVATIKE. Alcaloïde découvert, en 1842, par M. Man/.ini dans l'écorce du cinc/iona ovata. On l'obtient de la même manière que la quinine ou la einchonine. La cinchovatine cristallise en longs pr.'smcs blancs, inodores et doués d'une saveur aiiièic.