‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 85 sur 322 · C- M14 03 =1\'H3 ( I éq. d'ammoniaque · texte numérisé non relu

C- M14 03 =1\'H3 ( I éq. d'ammoniaque

C= 110 3 ( I éq. d'acide formique )

Il est à remarquer que le formiatc. d'ammoniaque , produit de l'altération de liieide prus' si(|uc à la température ordinaire , se décorapose lui-même , à l'aide de la chaleur | 100" ) , en acide prussique et en eau. L'action de l'acide prussicpie sur l'homme et sur les animaux est instantanée : il tue comme un coup de foudre , sans aucune lésion apparente de tissu. Il exerce une action délétère même sur les végétaux. L';mimoniaque , ou une dissolution ctilorée , est .son contre-poison.

L'acide cyanhydri(iue existe dans presque toutes les plantes de la grande famille des rosacées , telles que le pécher, l'anjandier, le cerisier, le prunier, le laurier-cerise etc. 11 se trouve surtout dans l'eau distillée des feuilles et des fleurs des rosacées aiii>/;iilaloiilrs. D'ailleurs, il se produit dans mie foule de circonstances : dans la dislillatiun sèche de plusieurs

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substances organiques awtées , dans celle du formiate d'ammoniaque , dans l'action des acides sur les cvanures alcalins , etc.

I.cs piociîdés qu'on a omplovés pour préparer l'acide prussique sont tout à tait analogues à ceux qu'on emploie pour préparer l'acide chlorhydrique , l'acide bromhydrique . etc. .\ cet eflet , on traite un cyanure par un acide , tel que l'acide sulfurique , l'acide sulftiydriqiie , l'acide clilorliydrique. On choisit de préférence le cyanure de* mercure et l'acide chlorliydrique concentré. Il se produit , par voie de double écliange , du chlorure de mercure ( protochlorure ) et de l'acide cyanliydrique qui se dégage.

Pour enlever â cet acide l'eau et un peu d'acide clilorhydrique qu'il peut entraîner, on place dans le tube par lequel l'acide cyanhydrique se dégage, des fragments de marbre ( pour retenir l'acide chlorhydriciue ), et du chlorure de calcium ( pour enlever l'eau). On condense l'acide cyanliydrique dans un récipient entouré d'un mélange réfrigérant. Ce procédé , indiqué par M. Gay-Lussac , est de tous le meilleur.

Le procédé le moins coûteux consiste à brûler du sang, et a traiter le résidu de l'incinération par de l'acide sulfurique étendu. Par l'action de la chaleur, l'acide cyanhydrique passe à la distillation. Dans cet état, il est impur et contient beaucoup d'cju. En faisant digérer avec de l'eau des amandes amércs . des feuilles de laurier-cerise , des noyaux de pèches, de cerises, de pruneaux, on obtient , par la distillation , des \ apeurs d'acide cyanhydrique qui se dégagent les premières. U faut arrêter la distillation a temps , alin que l'acide ne contienne pas une trop grande quantité d'eau.

Procédé de Tautwein : On distille , à une douce chaleur, la partics'de ryanoferrure de potassium bien pulvérisé , avec un mélange de 9 parties d'acide sulfurique et 9 parties d'eau. On recueille le produit dans un récipient refroidi , contenante parties de chlorure de calcium concassé. On arrête la distillation dès que le chlorure de calcium est couvert par le liquide passé dans le récipient. L'acide cyanliydrique ainsi obtenu est anhydre.

Pour brûler complètement ( dans l'eudiomètre ) loo volumes de vapeurs d'acide cyanliydrique, il faut employer exactement l2o vol. d'oxygène.

100 vol. d'acide cyanliydrique 123 vol. d'oxygène

total 223 vol.

Après l'étincelle électrique = I30 ( absorption d'oxygène par le carbone et l'hydrogène ) ; après la potasse = a) | lOO vol. d'acide carbonique absorbé, représentant loo vol. d'oxygène). Les 30 vol. qui restent sont de l'a/ote pur.

Enlin 23 vol. d'oxygène ont disp.iru à l'état d'eau , en absorbant :io vol d'hydrogène. Or, puisqu'il faut im vol. d'oxygène pour brûler exactement loo vol. de cyanogène à l'état

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d'acide carbonique, et qu'il ne faut, d'un côté que 100 vol. d'oxygène pour convertir loo vol. d'acide cyanliydrique en acide carbonique , et que , d'un autre côté , 23 vol. dUixygéne disparaissent à l'état d'eau , il s'ensuit que 100 vol. d'acide cyanhydrique .se composent de 30 de cyanogène et de M d'hydrogène ; en d'autres termes, i vol. d'acide cyanhydrique se compose de l/i vol. de cyanogène et de i/» d'hydrogène. Le cyanogène s'unit donc à l'hydrogène, sans condensation, pour former de l'acide cyanhydrique; de même que le chlore s'unit à l'hydrogène , sans condensation , pour former de l'acide cliloriiydrii(uc. En faisant absorber lOO vol. d'acide chlorliydrique par du potassium, on obtient 30 vol. d'hydrogène. Il en est absolument de même pour laride cyanhydrique. L'équivalent de ce dernier est donc tout à fait semblable au premier.

1 éq. de cyanogène =329,910

i c,|. d'hydrogène := «2,179

I é(|. d'acide cyanhydrique = 412,239 = C^NH= Ci S^ W { atomes ) saturant i éq. de base.

L'acide prussique étendu d'eau est quelquofois employé en médecine. U a été découvert par Sclicele.

CVAXIQIE ( Acide ). Acide découvert par ■\Voehler. Il se forme très-fréquemment par la décomposition des substances azotées A l'aide de la chaleur. On l'obtient par la distillation de l'acide cyanurique sec, ou en faisant passer un courant de cyanogène sur du carbonate de potas,se chauffé au rouge. L'acide cyanique est un liiuide transparent volatil; son odeur rappelle celle de l'acide formique très-concentré. Il produit suf la peau la sensation d'une forte brûlure. Il s'altère promptcmcnt , en se transformant en un corps blanc solide, la cyamelide, isomère avec l'acide cyanique. Dissous dans l'eau , il ne tarde pas à se décomposer en bicarbonate d'ammoniaque , par l'absorption de 2 équivalents d'eau. Sa composition est exprimée par la formule : C» NO -f- HO. Les cyanales traités par un acide aqueux dégagent une odeur pénétrante d'acide cyanique ; et lorsqu'on ajoute de la chaux à ia liqueur, il se produit une quantité considérable d'ammoniaque. Les ojanutes alcalins sont seuls solubles. Le cyanatc d'ammoniaque, obtenu par la combinaison directe de l'ammoniaque sèclic et de la vapeur d'acide cyanique , est remarquable en ce qu'il constitue un produit artificiel de l'économie animale, Vitrée, etc. M. NVochlcr a fait le premier cette importante découverte.

cvAAOBEXzii.E. M. Zinin donne ce nom à un composé cristallin qu'il a obtenu en ajoutant, a une solution alcoolique de benzile , un tiers de son volume d'acide cyanhydrique 1 trcs-conccntré. Composition inconnue. ^ J

CYANOGÈNE ( dc ocuavô? , bleu , et Yt'yvo- |iai, je deviens ). Le cyamigène est un gaz. incolore, doue d'une sa\eur piquante et d'une odeur sui gencris, aussi péuctj'ante que celle

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de l'ammoniaque. Il se liqnt'Iie sous une pression de r> -^ atmosphères . et à la température des". L'eau en dissoutifoisSon volume. I.'alcool en dissout jusqu'à 50 fois son volume. Sa densité est 1,010.

Le cyanogène est un radical composé , fonctionnant exactement comme le clilorc . l'iode, le brome. Il brûle avec une belle flamme pourpre , en donnant naissance à de l'azote et à de l'acide carbonique II est très-stable . et résiste à une température élevée. 1,'liydrogène sec n'exerce sur lui aucune action. lirùlé avec l'oxygène , il donne de l'acide carbonique et de l'a/ote. Mis en contact avec le fer chauffé au rouge , il cède son carbone au feu, et laisse dégager l'azote. ï-.n le chauffant légèrement avec une petite quantité de potassium dans im tube de verre, il se produit une incandescence notable, avec formation de cyanure de potassium.

Ij dissolution aqueuse de cyanogène se colore rapidement en brun à la lumière. 11 se dépose une matière brune, analysée par MM. relouze et RicUardson ( 2 N^ C^ 4- HO | , et la liqueur contient de l'acide cyanhydrique, de l'acide carbonique, de l'ammoniaque, de l'urée et de l'uxalate d'ammoniaque ( \\ oehler X

I,e cyanogène n'existe pas dans la nature à l'ctat de liberté. Presque toutes les substances organiques, contenant du carbone et de l'aj.ote , peuvent , dans certains cas, donner naissance a du cyanogène.

On obtient le cyanogène à l'état de fluide élastique en cliauffant du cyanure de mercure, parfaitement sec , dans une cornue en verre , absolument comme on obtient l'oxygène en chauffant le peroxyde rouge de mercure. Tout le mercure se sublime dans le col de la cornue ; et il reste au fond de celle-ci un peu «le matière carbonneasc a/.otée ( paracyanogêne \.

On prépare le cyanogène en grand ( fabriques de bleu de Prusse | , eh calcinant des substances animales, telles que le sang, les iiuiscles , etc. , avec de tapotasse ou de la soude: mais alors le cyanogène s'obtient à i'état de cyanure.

En mettant dans l'eudiomètre :

100 vol. de cyanogène 300 vol. d'oxygène.

total 400 volumes , on a après étincelle = 400 vol. ( le volume ne

changeant pas | , après potasse = mo vol. ( 200 vol. d'acide carboni-ine absorbé , représentant 230 V. d'oxygène I ; après phosphore = loovol. ( too vol. d'oxygène absorbé ).

Les 100 volumes qui restent sont de l'azote pur.

Ainsi , 100 volumes ( 1 vol. ) de cyanogène se composent de 200 volumes ( 2 vol. ) de va-

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peurs de carbone ( puisque l'oxygène prend cxaclenienl son vulume de vapeurs de carbone pour former de l'acide carbonique ) , et de luo volumes ( 1 vol. ) d'azote. De là la formule : C^ N = I vol. de cyanogène. Or, l'équivalent du cyanogène , comme celui de l'hydrogène , représente deux volumes de gaz. Doncr.4 N^ =2 vol. de cyanogène = Cy( 1 éq. ) D'après ces données , le poids de 1 volume de cyanogène est

total 1,0188 = poids de 1 vol. cyanogène , ou la densité de ce gaz.

L'équivalent du cyanogène est égal à la somme de deux é.|uivalents de carbone ( 4 vol. de vapeurs de carbone ) et de 1 équivalent d'a/.ole ( 2 vol d'azote ).

329,930 = Cy ou r.y = = I éq. de eyanog. Le cyanogène a été découvert pai- M. Gay- Lussac.

CY.WLRATES. VoiJCZ CyANURIQUE

( Acide I.

CV.wiRES. Les cyanures sont analogues aux chlorures, bromures, iodures et tluonn-es.

Les cyanures alcalins et terreux sont solub:es dans l'eau ; les cyanures métalliques sont peu so lubies.

Les cyanures alcalins ont tous une réaction fortement alcaline , et ils exhalent , à une température peu élevée , une odeur d'acide prassique. Ils sont , sous ce rapport, semblables aux sulfures alcalins. Comme ceux-ci , les cyanures se convertissent , à la longue , en carbonates, sous l'influence de l'acide carbonique de l'air.

A l'abri du contact de l'air et de l'humidité-, les cyanures alcalins peuvent supporter une trés-iiaute tempéiaturc sans s« décomposer. Ils se transforment en formiates, lorsqu'on les fait bouillir avec un excès d'alcali.

Tous les cyanures se changent , par l'action de l'acide chlorhydrique, en chlorures et en acide formique; et par l'action de la potasse c.iusliquc, en , anunoniaque et en aciJe formique. Les cyanures des métaux dont les carbonates sont déconiposables au-dessous de la chaleur rouge, donnent, par la calcination avec l'oxyde de cuivre , des volumes d'azote et d'acide carbonique , dans le rapport de 1 à 2.

Les cyanures de mercure et d'argent dégagent, par la chaleur, du cyanogène pur.

Formule générale : MCy = MCy^ = MN4 r=. Tous les cyanures insoluble^ peuvent s'obtenir en traitant l'acctate d'un métal par l'acide cyauliydrique.

cvvM'RiQUE ( Acide). Cet acide a été pour la preuiièrc fois obtenu par .Schecle dans la distillation de l'acide uriquc. Il se produit dans

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be.uicoup de circonstances : dans le fraitclucnt des cyanates solubles par des acides étendus , dans la décomposition de l'nréc par la chaleur , dans celle du chlorure solide de cyanogène dans l'eau. Il a été bien examiné par ff'oehler et I.iebig. L'acide cyanurique est Diane, inodore et doué d'une faible saveur. Il se dissout dans 24 parties d'eau bouillante. Séché il 100°, il renferme 3 équivalents d'eau d'hydratation. Il cristallise tantôt en octaèdres, tantôt en prismes. Il se décompose, parla distillation sèche, en ôéq. d'acide cyanique hydraté. Par une ébuUition prolonsée dans les acides minéraux , il se décompose en acide carbonique et en ammoniaque. .Sa formule est Cy^ O^ + s HO. C'est un acide tribasique. Les cyunurates ( dont les principaux sont ceux A'mnmoniaque, d'argent et de iiotasse | ont pour formules générales : t° Cy2 O^ -|- j * ho^" cyanurtitesunibasiques ; 2° Cy^O^ + j ^^^^ = cya•

nitrates blbasiques ; z" Cy3 0' + s MO = cyor mirâtes tribusiques.

CYA\L'RiQtE ( Acide cifnurique insoluble ). f^oyez CyamÉlide.

cYr.r.E. (De xOxXoc, cercle.'» Révolution d'un certain nombre d'années, dont la période finit et recommence continuellement. Parmi ces cycles on remarque surtout le Cycle lunaire. C'est une période de la années solaires, à la fia desquelles les nouvelles et pleines lunes reviennent auï mêmes jours auxquels elles étaient arrivées ID ans auparavant , mais à des heures différentes. Metnn , astronome d'.\thènes, découvrit cette période. La découverte fut trouvée si belle , qu'on écrivit en lettres d'or le nombre qui marquait ce cycle.

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C'est pourquoi on l'appelle indlfféremnieiit Cycle lunaire ou Nombre d'or. Les nouvelles lunes ne reviennent pas , comme l'avait cru Mctoti , précisément a la même heure tous les 19 ans; la différence, qui est d'environ une heure et demie, dont le mouvement de la lune anticipe sur celui du soleil, forme un jour, à peu de chose prés , au bout de 004 ans . puisque cet espace de 304 ans se compose de I6 Cycles lunaires. C'est pourquoi le cycle lunaire ou nombre d'or n'indique plus exactement les nouvelles lunes : on a donc imaginé d'autres nombres , qu'on nomme Epactes : ils s'ajoutent au nombre d'or, et servent il trouver l'âge de la lune avec plus de précision.

CYMÉXK. Liquide incolore , contenu dans les portions volatiles d'essence de cumène recueillies à 200=. Il est doué d'une odeur de citron trés-agréable. Il bout à 1730. Sa densité est o,8Gi à 14°. Formule : C=° 11"*.

CYS APIXE. Matière cristalline extraite par M. Ficinus de Vayitliusa f!/n«;j(Hîn. Insoluble dans l'éther, elle se dissout dans l'eau et dans l'alcool.

CYSTixE I Oxyde cystique ). Matière jaunâtre , cristalline , obtenue par WoUaston en dissolvant les calculs urinaires cystiques dans de l'ammoniaque caustique. Ulle se dis.sout dans les acides minéraux , et forme avec eut des composés cristallins. Cette matière est très-rare. Composition inconnue.

CYTisixE. Matière jaunâtre, amorphe, provenant du traitement alcoolique des graines du faux ébénicr ( cytisus luburnum ). Cette matière est. selon Jl. Pescliier, identique avec la cathartine.

DAGUERRÉOTYPIE. T'oy. PHOTOGR.iVPnrE.

DATiRiXE. Produit cristallin découvert par Vauquelin , en traitant p.ir l'acétate de plomb basique la solution aqueuse de l'extrait alcoolique de garou | daphne mezereum ). La daplmine est d'une saveur acre , et soluble dans l'eau bouillante , dans l'alcool et l'éther. Llle est colorée en jaune par les alcalis. Sa composition n'a pas été déterminée.

nvTi'RixE. Alcaloïde cristallisable, qui s'obtient en traitant les graines de datura strainoitium par le même procédé que les graines de jusquiame pour la prénaration de yinjosciamine ( f^oyez ce mot ). La daturlne est très-vénéneuse. Llle est peu soluble dans reau,et plus soluble dans l'alcool et dans Véther. Sa composition est inconnue.

DÉCANTATION. La décantation consiste à séparer la couche liquide qui recouvre ui> dépot de matière solide. On emploie divers moyens , ayant tons pour but de ne point troubler la liqueur que l'on décante, et de la transvaser sans perte. On obtient ce double résultat en inclinant doucement le vase qui lenfcrinc le

mélange , et en faisant couler le liquide le long d'une baguette. On enlève aussi le liquide à l'aide d'une pipette ; enfin on effectue la décantation en perçant les vases latéralement à différentes hauteurs.

BCCLixAiso.v. Mouvement que l'aiguille aimantée | f^oyez Aiguille ) eiécute tantôt vers l'orient , tantôt vers l'occident. Ce mouvement subit des variations que l'on pourrait appeler séculaires, et des variations appelées diurnes. Cm' ainsi que pendant environ deux siècles et demi ( de i.isu à |821 ) l'aiguille a marché vers l'ouest de trente et quelques degrés , non pas avec une vitesse uniforme, mais d'un mouvement saccadé, incertain, et quelquefois même rétrograde. Depuis ta24 , la déclinaison , à Paris , n'éprouve que de faible» variations ; elle semble avoir atteint sa limite extrême , d'oii elle partira probablement pour exécuter vers l'orient des mouvements an.alogiics à ceux qu'elle avait exécutés vers l'occident. Si on avait fait dans d'autres lieux du globe des observations analogues à celle» que l'on fait à Paris depuis nombre d'années.

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le problème du magnétisme terrestre serait aujourd'liui près d'Otie résolu. Mais malheureusement on ne sait encore rien de bien précis sur tous CCS piiénomènes de déclinaison et d'incIinaisoD. On saura peut-être un jour si les changements de déclinaison sont réellement périodifiues , si la durée de la période varie d'un lieu à l'autre , s'il tant rapportera une cause générale les amplitudes des changements de déclinaison des différents liens pour un intervalle de temps donné , ou s'il faut les attribuer à des forces différentes , exerçant des actions locales plus ou moins profondes. Les variations dhirncs présentent un sujet également très-intéressant. En général, ces variations, plus prononcées dans quelques saisons que dans d'autres, ne sont pas aussi sensibles ni aussi régulières pendant la nuit qu'elles le sont pendant le jour. La lumière du soleil parait donc exercer sur elles quelque influence. Ce qu'il y a de certain , c'est que les variations diurnes sont particulièrement affectées par les aurores boréales. ( l'oyez

AuflORE BORÉALE, AIMANT, AlGUILLIi, lioUSSOLE. )

i»É«;ocTio.v. Action de décomposition partielle qu'une matière organique éprouve dans l'eau bouillante. L'eau chargée des principes dont la matière s'est ainsi dépouillée s'appelle va decoctiim. On emploie souvent, quoiqu'à torl,leuom dcdecoction comme synonyme de decucttim. C'est ainsi qu'on dit décoction de racine de guimauve, de graine de lin, etc. Les tisanes ne sont autre chose que des décoctions ou plutôt des dccocta de racines , de feuilles , de tiges , etc., employées en médecine. 11 im porte de distinguer la décoction de l'infusion. Dans l'infusion, l'eau est versée bouillante sur les matières organiques dont on \ eut extraire certains principes , tandis que dans la décoction ces matières sont bouillies simultanément avec l'eau. Cliacime de ces opérations présente des résultats différents : une plante ne cède pas les mêmes principes par la décoction que par l'infusion. Par la décoction on obtient en général les principes extractifs , résineux et amcri, tandis que par l'infusion on se procure une bien plus grande quantité de principes volatils aromatiques, d'essences, etc. Ces principes peu\cnt avoii- sur l'éconoiuie animale une action toute différente de celle qu'auraient les principes obtenus par la décoction. Il in;porte donc de ne point confondre la décoction avec l'uifusion.

DÉCOMPOSITION, .\ction par laquelle un corps composé est réduit eu ses éléments. Mais , au moment de leur séparation , ces éléments se combinent le plus souvent avec d'autres roiT>s qui servent de moyens de réduction. C'est ainsi que le charbon décompose l'oxyde de fer en s'cmparant de l'oxygène pour former do l'acide carbonique. Le potassium , l'hydrogène, etc., ne décomposent certaines substances qu'à la condition de former, avec l'oxygène mis en liberté, de la potasse, de

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