‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 97 sur 322 · DOR · texte numérisé non relu

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sieurs lignes , qui vont toujours en s'écartant les unes des autres. Tels sont les rayons de lumière qui, partant de cliaque point d'un objet visible, forment un cône, dont la base est appuyée sur l'œil , et le sommet sur l'objet visible.

DIVISIBILITÉ. Propriété qu'a la matière de pouvoir èlre divisée en particules plus ou moins petites. Cette division peut être poussée si loin , que l'œil devient incapable de percevoir les particules de la matière. La matière est-oUe divisible à l'infini, ou bien , en continuant la division , arrive-t-on à des particules tout a fait indivisibles et insécables , enlin à de véritables atomes ? C'est là une question qui a été en tout temps agitée par les physiciens, mais qu'il sera impossible de résoudre par la voie mécanique. Ce n'est que par la voie des combinaisons chimiques qu'on arrive à l'hypothèse probable , que la matière est composée de particules insécables ou atomes ( f^oyez Atomes ). Mais la division chimique de lu matière s'applique à des molécules si ' petites qu'elles échappent à tous nos sens : elles ne sont saisissables que par le raisonnement. Quant à la division mécanique , elle peut être poussée fort loin, sans cesser cependant d'être physiquement appréciable. Ainsi , le platine peut être étiré en lils si minces que plusieurs centaines de fils réunis donnent à peine l'épaisseur d'un cheveu. I.es dissolutions colorées ( de carminé , de sulfate de cuivre ammoniacal ) offrent des exemples d'une divisibitité encore plus grande.

aoRURE. Le moyen do dorer le cuivre et l'argent à l'aide du mercure était depuis longtemps connu des anciens. Vitruve et Pline l'ont exactement décrit. Ce moyen est fondé sur ce que l'or forme avec le mercure une espèce de p;lte molle ( amalgame ) qui se laisse facilement appliquer sur les objets qu'on veut dorer. Par la clialeur, le mercure se volatilise et l'or y reste appliqué ; ce métal acquiert ensuite par le frottement l'éclat brillant qui le caractérise. Cet ancien procédé offrait deux inconvénients très-graves et en quelque sorte irrémédiables : 1° la santé des ouvriers était profondément altérée par les vapeurs morcurielles ; ils ne pouvaient que pour un .salaire élevé courir la triste chance d'abréger leur vie par un métier insalubre ; 2° la couche d'or appliquée sur les objets ainsi dorés n'était pas partout de mèine épaisseur, ni parfaitemcat uniforme.

Ces inconvénients disparaissent dans l'emploi du nouveau procédé de dorure , introduit récemment dans l'industrie par JIM. Klkington cl lluolz. lin voici la description abrégée ( brevet du lii décembre I800 ) :

<( raitcs di.ssoudre 3 onces ( poids anglais ) d'or pur dans 42 onces d'acide nitro-iuuriatique dans les proportions suivantes , savoir, 14 onces d'acide nitrique pur, du poids .spéci- Cquc de i,t:!; u onces d'acide rauriatiquc yur, du poids spéciliquc de i,ia; et 11 onces

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