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d'eau pure. Lorsque l'or est dissous dans ce menst rue, on le soumet à une température assez élevée pour l'éclaircir ; on décante, pour séparer le liquide du précipité d'une faible quantité de chlorure d'argent. Versez la dissolution dans un vase convenable; ajoutez-y quatre gallons ( la litres 17 centilitres ) d'eau pure , et 20 livres de carbonate de potasse pur ; faites bouillir le tout pendant deux heures, et la préparation sera prêle à servir. Prenez les pièces à dorer préalablement bien nettoyées, et suspendez-les d'une manière convenable, au moyen de fils métalliques très-propres, ou par d'autres procédés convenables ; plongez-les dans le liquide bouillant, en leur communiquant un léger mouvement, jusqu'à ce qu'elles soient sufDsainment dorées ; puis rincez-les dans l'eau pure. Les pièces ainsi dorées peuvent recevoir la couleur comme les pièces dorées à la manière ordinaire , ou bien on peut les laisser dans leur état naturel. Si l'on veut avoir un effet mat, il faut donner cet aspect à la pièce pendant le nettoyage, suivant l'usage ordinaire ; ou bien on pourra l'obtenir, au moyen d'une dissolution de nitrate de mercure, soit avant , soit après la dorure. »
Ce procédé, tel qu'il a été décrit par BI. Elkington , souleva diverses réclamations de la part de plusieurs chimistes distingués. Les uns soutenaient que ce procédé , sauf quelques légères modifications, se trouvait déjà indiqué dans des ouvrages publiés depuis longtemps, et qu'il était, par conséquent, rentré dans le domaine publie. Les autres affirmaient que dans la description que nous venons de lire on a dissimulé à dessein cer^ tains détails indispensables à la réussite du procédé qui tel qu'il avait été communiqué ne donnait pas les résultats tant préconisés. A la suite d'un procès qui s'engagea à ce sujet, on crut reconnaître , entre autres détails de pratique, qu'il est important, pour que les objets soient bien dorés, de se servir d'une chaudière en fonte, et de procéder avec un soin tout particulier au décapage des cuivres. (Voyez Revue scientiftqtte, tome Vll,pag. isi.)
Quant à l'emploi de l'électricité voltaïquo dans la dorure, l'argenture, le platinage, etc., voyez Pile.
DRACOMXE. ^oye: Sang-Dr.\gon.
DitACOMQUE ( Acide ). Acide volatil obtenu par M. Laurent en traitant l'essence d'estragon par l'acide nitrique. Traité par le chlore ou le brome , il se change en acide chlorodraconcsiqiic ou en acide bromo-draconcsique. Sa composition s'exprime par la formule : C3= H^° 0^.
Di'CTiLiTÉ. Propriété qu'ont certains corps de pouvoir être réduits en lils plus ou moins minces. Cette propriété rend un grand nombre de métaux si précieux pour une foule d'usages. Tous les métaux mallé.ables sont aussi ductiles ; mais les plus malléables ne sont pas toujours les plus ductiles. Ainsi , le plouû) et l'ot
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sont extrêmement malléables; mais il s'en faut de beaucoup qu'ils soient aussi ductiles que le fer et le platine.
ULRETÉ. Piopiiété qu'ont les corps de résister à l'action qui tend à les diviser. On ne connaît pas de moyen pour mesurer d'une manière absolue la dureté des corps. Pour appiécier le degré de dureté, on compare les corps entre eux. C'est ainsi que l'on dit que le diamant raie le quar/, , que le quarz raie le fcldspalli, etc.
DV\AjioiiiÈTRE ( de 5ûva|j.'.;, puissnnce, et (j.£rpov, mesure ). Instruinent destiné à mesurer la puissance de pression ou de traction d'un moteur qiielcon(|ue, eomiiic un bomuie, nn cheval , une machine. Cet instrument se compose d'une aiguille, d'un cadran
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et de deux poulies. A l'une de ces poulies , faisant mouvoir l'aiguille du cadran , s'iipi'lif(ue la puissance de traction ou de pressioii qu'il s'agit de mesurer. Les divisions du cadran indiquent le nombre de kilogrammes aui|iu'l correspond tel ou tel effort, si l'aiguille s'arrête à 120 degrés après que l'hoinuie a exercé son plus grand effort, il faudra en conclure que la force de traction de cet homme équivaut à 120 kilogrammes.
DVSLYSiNE. Produit de l'ébullilion de la bile pure avec l'acide chlorhydrique. Ce produt résinoide se dissout difficilement dans l'alcool bouillant, et s'y dépose à l'état d'une poudre blanche. MM. Tlieyer et Sc/ilosser a.ssignent à la diislijsine ( de 6u; , et XOfflç , solution ) la formule : C'o I14(' 07.
EAU. (/'ro<orj/derf'/yî/'iro(;('»!e).I.'eaupeut exister à l'état solide , liquide et ga/.eux. A l'état solide, elle existe dans toutes les lalltudes , sur les montagnes élevées , sous forme de glace et de neiges éternelles. Dans cet état elle est ordinairement amorphe, sans forme cristalline bien déterminée ; quelquefois pourtant elle cristallise en petits prismes triangulaires ( flocons de neige ), affectant une disposition stellaire. L'eau . en passant de l'état liquide à l'état solide , présente une singulière exception à la loi générale, suivant laquelle les corps acquièrent leur plus grande densité à mesure qu'ils passent à l'état solide. L'eau, en devenant solide ( glace ) , loin de se resserrer, se dilate de près d'un dixième de son volume ; car la densité de la glace est de o,9h , l'eau {'liquide ) à 1" étant prise pour unité. L'eau a son maximum de densité à 4°,i de températurc du thermomètre centigrade. On conçoit donc aisément que la glace doit , comme une espèce de crème , surnager sur l'eau. On trouve quelquefois de la glace au fond des rivières rapides , ce qui parait au premier abord en contradiction avec ce que nous venons de dire; mais ce fait s'explique, quand on songe que la glace, étant spongieuse , s'imbibe d'eau comme une éponge, et finit par faire plongeon, entraînée qu'elle est par le courant rapide de l'eau. L'eau brise les vases dans lesquels elle se congèle. Cet effet , du à l'augmentation du volume , est évalué à une force de plus de looo atmosphères. Lorsque l'eau qui s'infiltre dans les lissurcs des rochers vient à se congeler, elle fend quelquefois des masses énormes de pierre en plusieurs éclats. La température des couches les plus profondes de l'eau se maintient toujours à 4°, quelle que soit la température des couches supérieures. Pour les eaux de la mer, cependant , la température des différentes couches parait ne pas être tout a fait la mérae'que dans les eaux douces , ce qu'il faut attribuer aux différents sels que les eaux de la mer tiennent en dissolution.
L'eau se dilate irrégulièrement à partir de 4» Jusqu'à 100°, température à laquelle elle se réduit en vapeur. Cette vapeur, invisible dans une atmosphère de loo» , se condense et devient visible au dessous de cette température. A 100° , l'eau occupe un volume loos fois plus grand qu'à la température de 4°.
Détermination de la densité de l'can el de la vapeur d'eau. On remplit d'eau un petit matras d'un poids et d'une capacité connus, à col allongé et très-étroit. On place ensuilo ce matras dans un bain d'huile ou d'acide sul. furique étendu d'eau , dont on porte la température à 113° environ. L'excès de vapeur .sort du vase , et quand il n'en sort plus , on ferme l'extrémité du col au chalumeau. On trouve ainsi qu'il pèse o,g20, le même matras plein d'air pesant i, à la température de o° et à la pression de 0, m. 7G.
Tous les liquides, et même la glace , donnent des vapeurs. La force élastique de la vapeur augnrente en raison directe de li température , ce qui a permis de dresser de» tables dans lesquelles on indique la force élastique correspondant à chaque degré de température ( Dalton , Uulong ). Ainsi , à la tetnpératiue de io°, la force élastique de la vapeur d'eau est de o, m. eu. A ioo° cette force est un peu supérieure à o, m. 7C ; e'es.t-à-diie qu'elle dépasse un peu celle de la pression atmosphérique ordinaire. L'eau bout à ipo», c'est-à-dire au moment où la vapeur qui se forme a une force élastique capable de faire I un peu au delà ) étiuilibre au poids de l'atmosphère. On cornprend aisément que la pression de l'atmosphère venant à diminuer, l'eau pourra bouillir au-dessous de inu°. Kn effet, l'eau bout à des degrés différents dans des localités de liautours différentes. La présence de certains sels et d'autres substances étrangères dans l'eau , peut retarder d'un et même de plusieurs degrés le point d'ébuUilion. L'eau est très-peu compressible; sa coiiipressibilità est, suivant OcrstcJ , d'un jj millioniènic à lO» et à 0. m. 7G.
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1,'cau coinnuine n'est jamais pure. Imlépondamineut de l'air, elle lieat en dissolution une quantité plus ou moins considérable de sels, tels ([ue des suUates de cliaux, de soude, de potasse , de inattnésie ; des clilorures de sodium , de potassium , de magnésium ; des bicarbonates de chaux, de magnés.e,de fer, etc. Les eaux de la mer, qui sont le plus chargées de sels, contiennent en outre différents bromures et iodures. Lorsque l'un de ces sels, ou tout autre corps, prédomine plus spécialement, l'eau est appelée minérale; si c'est un sel de fer qui prédomine , l'eau est appelée ferrugineuse ,■ si c'est un sulfure alcalin, c'est une eau sulfureuse ; si c'est de l'acide carbonique, c'est une eau gazeuse, etc.
Pour purifier l'eau , il faut lui faire subir certaines opérations. Comme l'eau se réduit facilement en vapeur, et que la plupart des substances dissoutes dans l'eau sont fixes ou non décomposables à la température de l'ébullition, la chaleur qu'on lui applique est un evccllcnt moyen de puriûcalion : la vapeur n'est autre chose que de l'eau sensiblement pure , à part quelques produits ammoniacaux et volatils qu'elle peut entraîner, et dont il est souvent difficile de la débarrasser. On condense la vapeur en la faisant passer par un tube qu'on rafraichit par un lîlet d'eau, ou en la faisant arriver dans un récipient froid ; cette opération s'appelle distillation . et l'eau ainsi obtenue , eau distillée. L'eau la plus pure , après l'eau distillée , est l'eau de pluie, qu'on peut recueillir directement dans des vases exposés à la pluie ; cependant cette eau, comme l'eau ordinaire , est très-aérée, tandis que l'eau distillée est privée d'air. Mais l'eau de pluie renferme , outre l'air, des matières organiques suspendues dans l'air , que la pluie entraîne en tombant. Suivant M. Lieblg, la pluie d'orage contient un peu d'acide a7;oli(|ue , formé probablement par l'action de la foudre, qui amène la combinaison d^une certaine quantité d'azote avec de l'oxygèiie d'air; cet acide n'y existe pas à l'état de liberté , mais combiné avec de la chaux ou de l'ammoniaque.
L'eau contenant de l'air est moins compressible que l'eau privée d'air, ce qui ne prouve pas, contrairement à l'opinion de M. Krdmann, que l'air soit chimiquement combiné avec l'eau. 1/eau dissout un grantfnonibre d'acides, de bases et de sels. Ouclf|ucs-unes de ces dissolutions, à quelque température qu'on les soumette , ne cèdent pas la totalité de Icau. <','est ordinairem.nt un équivalent ( IIO ) qui résiste, et qui parait alors former une véritable combinaison chin)ique {hydrate ). Avec un acide , cet équivalent d'eau piirait jouer le n'ile d'une base. C'est ainsi que l'acide sullurique ordinaire le plus concentré contient toujours un équivalent d'eau ( .SO^ , HO), qui ne peut être chassé que par un équivalent de hase, dans laquelle la quantité d'oxypène correspond exactement à celle de l'oxy- Céne de l'eau ; au contraire , avec une base ,
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cet é(iuivalent d'eau parait faire fonction d'acide. Ainsi, la potasse lapins concentrer possible contient toujours un équivalent d'eau ( IvO , HO ) , qui ne peut être expulse que par la conibinai.sou de la potasse avec un acide. Certains corps se décomposent dés qu'on leur enlève toute l'eau qu'ils renferment; c'est pourquoi en déshydratant les acides azotique , chlorique, oxalique, on les décompose en même temps. L'eau qui maintient ainsi Ici éléments d'un composé a été appelée eau de combinaison ou de constitution , pour la distinguer de Veau de cristallisation, c'est-à-dire de l'eau nécessaire ;i certains corps composée pour revêtir des formes géométriques. Dans les cristaux d'oxysels , l'oxygène de cette ean est ordinairement un multiple ou un sousmultiple de l'oxygène de la base ou de l'oxygène de l'acide. Ainsi, dans les beaux cristaux couleur émcraude du sulfate double de po tasse et de nickel ( espèce d'alun ) , l'oxygenr de l'eau de ces cristaux est le sextuple de l'oxygène du fer et du nicl^el réunis. L'eau de cristallisation est quelquefois si faiblenienl: combinée, qu'elle s'en va à la température, ordinaire, et que les cristaux se réduisent Cii une sorte de poussière amorphe ( sels c/floresccnts ) ; les cristaux des .sels de soude sont dans ce cas. L'eau de cristallisation ne parait pas être combinée chimiquement ; car, par l'action de la chaleur, les cristaux décrépilent en laissant dégager l'eau mécaniquement interposée dans leurs lamelles. A une chaleur plus forte, beaucoup de sels éprouvent l» fusion aqueuse, c'est-à-dire qu'ils fondent dans leur eau de cristallisation.
Enfin l'eau offre le grand avantage de dissoudre un certain nombre de corps sans altérer sensiblement leurs propriétés physiques. Les propriétés chimiques elles-mêmes, loin de diminuer dans une dissolution aqueuse, semblent plutôt gagner en intensité; et l'ancini axiome, Corpora non arjunt, iiisi sint dissolvta, se justifie par de nombreuses application,^. L'eau dissout trè.s-pcu de corps simples ; elle dissout , au contraire , une infinité de corp«. composés ; elle les dissout généralement micui à chaud qu'à froid. Pour quelques sels, la solubilité est exactement proportionnelle à la température de l'eau ; de telle manière qu'en représentant la température et la solubilité par des coordonnées d'une courbe, on pourrait dire que la solubilité de ces corps est représentée par une ligne droite. Dans d'autras cas , la solubilité va en augmentant jusqu'à 60 et EO' , température à laquelle a lieu le maximum ; puis . à mesure que la température s'élève , la solubilité diminue plus ou moln» régulièrement. Certains corps , très-peu nombreux , sont plus solubles à froid qu'à chaud. La chaux , la magnésie, le .sulfate de manganèse, sont dans ce cas. D'autres corps, au litu de .se dissoudre, décomposent l'eau. C'est pourquoi le potassium et le sodium sont rnnscrvés dans l'huile de n;iphlc. D'autres cnl^ ,
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rnJln, étant dissous ou simplcmenf plongés «fans l'eau , deviennent plus propres à absor- I)cr l'oxygène de l'air, t^cs acides sulfureux et jodhydriqucs, le fer,- le zinc , le cuivre , sont dans ce cas. Le plomb, par une exception singulière, ne s'oxyde et ne se carbonate que dans l'eau distillée. Pour connaître rigoureusement la composition d'un corps, il faut qu'on puisse ajouter à l'analyse sa contreépreuve , c'est-à-dire la synthèse. Onand on enflamme de niydrosène dans un tube, au contact de l'air, il .se produit de la vapeur d'eau qui se condense à la partie supérieure de ce tube. Celte expérience n'est pas encore concluante, pnisqn'il y a dans l'air, indépendamment de l'oxysènc, de l'a/.otc et de l'acide oarbonique. Quand on enflamme directement un uu'lange dliydroïène et d'oxygène, il se produit encore de l'eau. .\u moyen de l'eudloniètre, on détermine le rapport exact des volumes de ces gaz nécessaires pour former de l'eau. On trouve ainsi qu'il faut ï volumes d'hydrogène pour i volnnie d'oxygène.
Lorsqu'on fait passer de l'eau en vapenr par un tube incandescent renfermant une quantité déterminée de fer, on obtient de l'bydro trène , dont la quantité représente exactement le volume nécessaire pour former de l'eau avec l'oxygt'ne absorbé par le fer. On trouve ainsi que l'oxygène représente la moitié du volume de l'hydrogène dans le composé qui constitue l'eau. De là, la formule du coniiiosé exprimée en volume , := IP G, et en poids ( équivalents) = HO = 2 volumes de vapeurs d'eau. En effets ,
o.oGsas ( poids d'un vol. d'hydrogène )
o,OG383 ( répété )
1 ,10260 ( poid.s d'un val. d'oxygène )
i,2'ioriO= ( poids de 2 vol. de vapeur d'eau ;, d'où ""'^°^° = o,620io pour la densité de la >,ipeur d'eau. La différence entre cettedensite th,-^orique et la densité expérimentale est assez jietite pour qu'on puisse l'attribuer à des erreurs d'observations. Pour connaître la quantité d'hydrogène contenue dans loo parties d'eau , ou n'a qu'à établir, d'après les données précédente , la proportion suivante : i,ï'.05 : o,i;77 (poids de 2 vol. d'hydrogène ) : 100 : a-; x = 11,102 ( hydrogène ).
Pour connaître la quantité d'oxygène , on a : 1,2403 : 1,1026 : : 100 : x; a = 88,892 ( oxygène ).
Donc , dans loo p. d'eau , il y a :
IDi', 1 0
Kt , prenant l'oxygène pour terme de comparaison ou pour unilé , on a :
«8,898 : 11,102 : : I ; x= 0,1248 (hydrogène ).
Sll'o.xygène est exprimé par loo , l'hydiogène le sera par i2,is (poids atomiques ).
FAli Bi,A\cilF, C Eau de Coulard , Eau trarto-mincralc '. Voyez Ac'ÉTATt UK Plomb.
E.VW-DE-VIE. f^VyCZ .\I,COHL.
EFF
EAU DISTILLÉE. f^O>/eZ E\V.
EAU FERRL'GIXEUSE. foyez f.\U.
EAU-FOBTE. f-'oyez AZOTIQUE, .\cide.
EAU GAZEUSE. f'Ot/eZ EaU.
EAU OXYGÉIVÊE. VOyeZ BlOXYDE D'HT- DROGÈNE.
EAU RÉGALE. Voyez AzoTigi'F. , Acide.
EAU SULFUREUSE. /'OÎ/glEAU.
ÉBULLiTioiv. Ltat des corps liquides fournissant des vapeurs dont la tension est sensiblement supérieure à celle de l'atmosphère, la plupart des lî(nrides ont besoin d'être chauffés pour acquérir cet état. L'eau , l'alcool , les huiles, etc., en offrent des exemples. Mais il y en a d'autres dont le point d'ébiillition ( c'est-à-dire , le degré de chaleur nécessaire pour produire des vapeurs dont la tension soit sensiblement supérieure à la pression atmo.sphérique ) existe déjà à la température ordinaire de l'atmosphère. Tel est , par exemple, l'éther chlorhydriqnc, quf bout à ii» du thermomètre centigrade ; versé sur la main, il se vaporise comme l'eau sur un fer rougi au fcQ. Le point d'ébnllitlon varie pour chaque corps dans des limites difficiles à circonscrire d'une manière exacte. L'ébulUtion se manifeste par un mouvement tumultueux qui s'opère au sein du liquide : la vapeur, formée à la partie inférieure du vase, soulève les couches supérieures du liquide , et produit ainsi des coiu^ants ascendants au milieu du vase, et des courants descendants le long de ses parois. Tout liquide , soumis à l'action du feu , augmente graduellement de ttyjipéiature jusqu'à son point d'ébuUition ; arnive à ce point ,il conserve une température constante, tant qu'il reste encore une molécule de liquide à vaporiser; et la vapeur elle-même a exactement la même température que le liquide liouiltant. Ainsi l'eau , qui bout à loo°. accuse loujoui's la température de ioo°, quelque forte que soit la chaleur qu'on lui applique.
ÉCROiîissEJiEJiT ( Ecrmiissage). Action qui consiste à frapper un métal malléable à coups de marteaux pour le rendre plus dense et plus élastique. Les métaux ècrouis présentent quelques phénomènes d'optique peu examinés , que les Chinois ont mis à profit dans la fabrication de certains miroirs.
Éct ME DF, itiER ( Mugncsite ). Minéral dont l'élément principal est la terre viagncsiciinr.
EFFERVESCENCE. On dounc Ic nom d'effervescence à l'action de bouillonnement que produisent les gaz dans le liquide qu'ils traversent sous forme de bullîs.
KFFLORESCEXCE. Action par laquelle cci^ tains sels cristallisés deviennent opaques , blancs , pulvérulents , en perdant de l'eau de cristallisation. Les sels, qui s'altèrent ainsi à l'air, sont appelés efflorescents. Les sels de soude sont dans ce cas.
' EFFLUVE. Émanation d'un fluide très-subtile. Le nom d'cflluvc s'applique en général à l'émanation d un fluide inipondcraWc , tel que
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le fluide magnétique , le fluide l'Iecti-iqiic, etc.
ÉLAÈVE. Corps blanc, obtenu par >l. Krcmy en distillant ensemble l'acide mélnléique et Tacide livdrok'ique. 11 est insoluble dans l'eau , et se dissout aisément dans l'alcool et dans l'étlier. 11 bouta lie, et bnile avec une belle flamme blanche. Formule : C'^ H'^, correspondant à 1 vol. de vapeur.
ÉLAÏDiQiE ( Acide ). Corps d'un éclat arpentin , semblable à l'acide bcn/oïque. Il fond à 41', et peut être distillé sans altération. Il est insoluble dans l'eau , et se dissout trèsbien dans l'alcool ; fondu avec l'oxyde de plomb , il perd 2,3fi p. loo d'eaiu On prépare l'acide élaidiquc en faisant passer, pendant quatre ou cinq minutes , un courant d'acide hyponitriquesur de l'acideoléique exempt d'acide margarjque. I.cs elatdates sont blancs et peu ciistallisables. Formule de l'acide élaïdique: 07= H" O'.
Éi.ALDÉnvDE. L'aldéhyde pur et anhydre, exposé pendant quelque temps à la tempéra turc de o°, perd la propriété de se racler avec l'eaiL, et se transforme en une matière cristaliine . semblable a de la glace. C'est à cette matière que .M. Felilin? a donné le nom d'c litidrhi/de. Elle fond à 2'^ en un liquide incolore analogue à l'éthcr, et bout à ni=. Sa vapeur brûle avec une flamme bleu. I.'élaldéliyde a la même composition que l'aldéhyde ; mais , d'après la densité de sa vapem', il faut tripler la formule.
ÉLISTICITÉ. Propriété qu'ont les corps de revenir à leur volume ou à leur forme primitive après avoir été comprimés. Les gaz jouissent de cette propriété au plus haut dc- %vé. Une vessie d'à r comprimée reprend son volume premier aussitôt que la compression a cesse. Aussi les gaz sont-ils appelés fluides éldftiqiiee. L'élasticité n'est pas aussi marquée dans les corps liquides et dans les corps solides. Parmi ce? derniers on cite, pour son élasticité , le caoutchouc ou gomme élastique. Si des billes d'ivoire, de métal, de bois, etc., rebondissent après leur chute sur un plan résistant, c'est qu'ils s'aplatissent plus ou moins avant de se relever, ce qui est une preuve de leur eompressibililé, et par conséquent de leur élasticité. Cet effet résulte toujours d'un dérangement des molécules , soit qu'il se fasse par pression ou par flexion , soit qu'il ait lieu par torsion ou par traction. On juge aisément qu'il y a , pour chaque corps , des limites à ces dérangements, et par conséquent des limites à l'élasticité.
ÉLATÉRIXE. Principe cristallin, obtenu par Martius en épuisant par l'alcool l'extrait aqueux de concombre sauvage ( Moinord'ca eldUrium ). L'élatcrine est insoluble dans l'eau ; elle se dissout dans 2 p. d'alcool hotiillaut, dans l'élher et les huiles grasses. File f'.Mid un peu au-dessus de loo", et se volatilise en répandant des vapeurs blanches et acres. i;ile excite le vomissement , à la dose de -^ grain. ComposHion inconnue, .
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Éi.Er.TniClTÉ. Fluide impondéré, universellement répandu , dont on apprécie les effets, .sans en connaître l'origine ni la véritable nature. Les Grecs , qui avaient donné au succin le nom de f,).£y.Tpov ( de é/'/.'Jw , j'attire ), savaient déjà que cette matière acquiert par le frottement la propriété daltirer des corps légers. Mais ils ne poussèrent pas plus loin leurs investigations. Plus tard , le principe de celle attraction mystérieuse fut appelé électricité , du nom même que les Grecs avaient donné au succin. Vers le milieu du dix-sçptiérae siècle, le docteur Wall observa le premier l'étincelle électrique , produite par la main de l'homme. Après avoir frotté un grand cylindre de succin , il y porta le doigt , et à l'instant même il en vit jaillir l'étincelle électrique, avec la lumière bleuâtre et le bruit particulier qui la caractérisent. Ft, chose digne de remarque , ce phcnoriène fut aussitôt comparé à celui de la foudre. C'est ainsi que l'imaginalion rencontra la vérité du premier jet. Cette donnée fut comme le premier anneau d'une longue suite de recherches et d'expériences qui se perpétuent depuis près de deux siècles , et qui sont destinées à conduire à la solution d'un problème peut-être insaisissable. Ces expériences eurent d'abord pour but de constater l'existence de rélectricité atmosphérique; et on choisit pour cela le moment des mages. Franklin (de qui l'on a dit avec raison . Kripuit ecelo fiilincti sceptnintgne ti/rannis ) fit. en i".;2, son expérience si connue du cerf-volant , et obtint ainsi des signes non équivoques d'élcetricité. En 17.;;, un magistrat français , de lîomans, substitua au cerf-volant des barres métalliques élevées; et comme 11 avait eu l'heureuse idée de mettre un fil de métal dans toute 1 j longueur de la corde , il obtint , en toucliaut celle-ci , des étincelles d'une grandeur surprenante. « Imaglnez-vous de voir, dit-il , des lames de feu de neuf ou dix pieds de longueur et d'un pouce de grosseur, qui faisaient autant et plus de bruit ijue des coups de pistolet. F.u moins d'une heure . j'eus certainement treni'.' lames de cette dimension , sans compter mille autres de sept pieds et au-dessous. » ( Mcinoi-' res des sa^fanls étrangers , tome IV. ) Ces expériences, i-épétécs par l'abbé Nollct, Dufay, Reichman, etc.< démonlrèrent que la foudre n'est en effet qu'une étincelle électrique. Cette démonstration fournit à Franklin l'idée de la construction des paratonnerres ( yoycz ce mot ).
Aprè.s avoir indiqué le point de départ des recherches sur rélectricité , nous allons faire connaItTe sommairement les effets de ce fluide et les lois générales qui en découlent. Plusieurs matières ( le succin , la résine , le soufre, etc. ) acquièrent par le frottement la propriété d'attirer des coi^ps légers , tels que la moelle de sureau . les barbes de plume , la laine, la soie, etc. l/électricité est la cause de cette attraction. On se sert de divers appa-
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fîlLI
rLil'ï , appelêN electioscapcs, pour s'assurer si ilcs corps deviennent eiectn<|ues par le frottement. Le pendule électrique est le plus simple lies Olectroscopcs : il se-corapose d'une petite balle de sui-eau, suspendue à l'extrémité d'un m de sole, la balle de sureau est attirée , .si le corpn que l'on veut éprouver est électrique. Vaiguille électrique est un éicctroscope un peu plus sensible que le précédent ■; elle consiste en un fil métallique , terminé par deu\ boules de cuivre creuses ; au milieu de la lon- ^eur de ce fil est une chape en acier, que l'on 2>ose sur un pivot, l.'clectroxcope de Coulomb est le plus apte à constater la présence de la Jorce électrique. Il est représenté par la figure suivante :
A un fil de coton/ est .suspendue une aiïimlle de gomme laque </.'/', et un petit cercle de Clinquant e. Le CI est roulé sur un treuil (, qui sert ;\ élever ou à abaisser l'aiguille. Une *age de verre vv' met l'ai^'uille à l'abii des mouvements de l'air ; elle porte une circonférence divisée ild', et un couvercle ce' percé d'une oiixertuie o, par laquelle on fait descendre lentement les corps électrisés, qui doivent attirer l'extrémité de l'aiguille pour La faire tourner. Au moyen de ces appareils si simples, ou arrive à classer tous les corps en idio-éleclriques, c'cst-ft-dire qui acquièrent de l'électricité par le frottement , et en aiiéleetriques , c'est-à-dire qui n'acquièrent pas d'électricité par le frottement. Les métaux sont dans ce cas. Mai.s si les corps anélectriques ne sont pas susceptibles de s'électriscr par le frottement. Us jouissent de la propriété de se LiLsscr facilement pcnitrcr de l'électricité qi:i leur est communiquée, et de la conduire avec une rapidité incommensurable. Cette propriété fut découverte en t727 par Giay, physicien anglais. Les corps qui la possèdent sont appelés ions conducteurs de l'électricité. Les corps idio-electriques sont, au contraire, mavvais conducteurs, c'est-à-dire que l'électricité ne se répand Jamais sur leurs surfaces. Le verre , le.s résines, la gomme laque, le soufre, le succin, l'air sec, etc., sont dos corps non conducteurs ; les métaux , le sol , l'eao , la vapeur d'eau , le
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corps liumain , sont de bons conducteurs. C'est pourquoi l'éleclricité se dissipe promptemcnt dans l'air humide, tandis qu'elle .se conserve bien dans l'air sec. Les plus mauvais conducteurs portent aussi le nom de corps isolants, car les corps électrisés qui reposent sur eux conservent longtemps leur électricité, et sont comme isolés du sol, qui est bon conducteur.
Il y a deux espèces d'électricité, ou deux fluiiles électriques. Les corps en repos renferment ces deux fluides à l'état latent ( Huide combiné ). Mais, di's qu'ils .sont mis en contact avec des corps électrisés, le fluide combiné se décompose et sort de l'état latent. En effet , lorsqu'on approche d'une balle de sureau suspendue par un fil de soie un tube électrisé , on remarque qu'elle est attirée et vient se coller a;i tube, mais qu'elle est bientôt repoixxsee comme elle avait été attirée. Cette répulsion de la balle est due a l'électricité qu'elle a prise au tube ; car, en la touchant avec la main pour la remettre à l'état naturel , elle est attirée de nouveau et de nouveau reponsséc , après quelques instants de contact. Si l'on fait l'expérience avec deux balles de sureau , dont l'une est élcctri.sée par le \erre et repoussée par Ini, l'autre électrisée par la résine et repoussée par elle, on observe que le verre attire fortement la balle électrisée par la résine, et réciproquement la résine attire vivement la balle électrisée par le verre. H résulte de là que l'électricité du verre et celle de la résine ne sont pas identiques : l'une attire ce qui est repoussé par l'autre. La picraière a été appelée électricité vitrée , et la seconde électricité résineuse, la découverte de ces deux espèces d'électricité a été faite en iv's par llufay, physicien français. On substitue généralement à l'électricité vitrée le nom A'c[ccMcité positive , et èl l'électricité résineuse celui d'électricité négative. De ce qui précède nous sontmes arrivés à la conclusion , que les électricités de noms contraires s'attirent, et que les électricités de mêmes noms se repoussent.
L'électricité peut èlre communiquée au contact et il distance. Communiquée à distance, elle présente le phénomène de l'étincelle électrique. Plus la surface du conducteur est large , plus la communication est facile ; et l'étincelle part quelquefois à 20, 30, 10 ou même 59 centimètres de distance; sa lumière est ébloiii.ssante, et le bruit qui l'accompagne semblable à un coup de fouet. Le conducteur qui offre la plus la. ;e surface est nécessairement le sol, qu'on appelle aussi le réserroir commun. Une boule de cuivre, isolée par un manche de verre, ne tire de la machine électrique ( voyez ce mot ) que de très-faibles étincelles ; tandis qu'elle tire les plus fortes étincelles, lorsqu'elle communique au sol par une chaîne conductrice. L'étincelle peut , comme le feu enflammer l'éther et l'alcool. Elle détermine la combinaison de beaucoup de gaz simples , el la décomposition tlo plusieurs gai
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pemposés. C'est sur la combustion de riivdrogcnc et de l'oivgène , excitée par l'étincelle électrique, que repose Veudionietrie.
Ln corps électrisé décompose à distance les électricités naturelles de tous les corps conducteurs. Ces corps peuvent , sans rien perdre et sans rien recevoir, être constitués dans un état électrique particulier, provenant de la cause agissante à laquelle ils sont sourois. C'est cette électricité produite à distame qn'onanommceélectricité par in/liience. l.cs corps électrisés par influence reviennent à leur état primitif des que l'influence cesse. On peut la détruire soit graduellement, en tirant des corps électrisés de petites étincelles avec un corps isolé , soit subitement , en tirant du corps électrisé une étincelle totale qui le décharge complètement. Lorsque les deux fluides électriques , décomposés par influence et refoulés à une certaine distance l'un de l'autre, viennent à se rejoindre, on remarque que les molécules des corps sont violemment agitées. Cette commotion s'appelle le choc de retour. Un touchant les corps conducteurs lorsqu'ils sont soumis a l'influence , on en peut tirer lune ou l'autre électricité ; mais on ne peut les charger que d'une seule électricité ,en les mettant en communication avec le sol. Payez Klectropuo- Ri\ Ki.i XTROscoPE , Machine f.lectriqle.
Par la balance à torsion et par les oscillations d'une petite aiguille , Coulomb est arrivé a cette loi fondamentale , que les attractions et les repulsions électriques sont en 7-a(Son composée des qtiantitcs de fluide , et en raison inverse du carré des distances. Les expériences de Coulomb sur la distribution de l'électricité à la surface des corps conducteurs ; Mémoires de i' ./cadémie . année 1787 ) ont été plus tard confirmées par l'analyse mathématique. Voici les principaux résultats auxquels est arrivé à ce sujet M. Poisson ( Mémoires de l'Académie des sciences , année isii ); 1" Quel que soit le rapport des rayons de deux sphères électrisées quand elles se touchent, l'épaisseur électrique est nulle au point de contact ; 2=' à partir du jioint de contact , l'épaisseur électrique croit lentement ; dés qu'elle devient sensible , elle est plus grande sur la sphère du plus grand rayon ; mais ensuite , à une certaine distance , elle commence à croître plus rapidement sur la plus petite sphère , de telle sorte qu'elle y est tnnjnius plus grande à une demi-circonférence de distance du point de contact ; s- m ces points , diamétralement opposés au point de contact , le rapport des épaisseurs est d'autant plus grand que la petite sphère est plus petite, mais il tend vers une limite qui est 4,2- 4= quand on sépare ces sphères . et qu'on les soustrait à leur action mutuelle , l'épaisseur électrique est toujours plus grande sur la plus petite ; le rapport de ces épaisseurs tend pareillement vers une limite qui est 3/3 ; s= quand une petite sphère , prise à l'état naturel, c.-,t
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électrisée par l'influence d'une sphère plus grande, elle réagit sur celle-ci pour troubler l'épaisseur uniforme de sa couche électrique, et alors celle épaisseur va en décroissant depuis le point le plus voisin de la petite sphère jusqu'à une distance de ri,» de circonférence, au delà , elle devient croissaûle jusqu'au point diamétralement opposé.
On a émis les opinions les plus diverses sur l'origine et la nature de l'élecUicité . sur la cause de la lumière électrique, et celle du mouvement des corps non conducteurs électrisés. Toutes ces questions ne sont pas aujourd'hui plus avancées qu'elles ne l'étaient au siècle passé. Selon l'abbé Sollet, le fluide électrique, plus subtil que l'air, n'est qu'une modification particulière du calorique et de la lumière. Voici les an.ilogies sur lesquelles cet habile physicien avait fondé son opinion : Le fluide électrique enflamme , comme le feu , les li lueurs spiritueuses et fond les métaux ; il partage avec la lumière la propriété de se montrer sous forme d'aigrettes et d'étincelles hri liantes, et de se transmettre dans le vide. Les corps de\ lennent électriques et chauds par des moyens identiques. Les corps qui conduisent bien la chaleur sont aussi de bons conducteurs de l'électricité ; au contraire , ceux qui conduisent mal la chaleur sont également de mauvais conducteurs de l'électricité. Telles sont les analogies sur lesquelles l'abbé Xollet appuyait son opinion. « 11 faut cependant avouer, dit-il , que la matière électrique n'est pas purement et simplement lélément du feu . dépouillé de toute autre substance ; l'odeur de phosphore quelle fait sentir, et les couleurs violettes ou purpurines qu'elle revêt , le prouvent. Il parait donc frès-piobable que la matière électrique , la même ;'.u fond que celle du feu élémentaire ou de ln lumière, est unie à certaines parties du corps éleclrisant ou du corps électrisé, ou du milieu par lequel elle a pa.ssé. ■> (Noilct, Essai sur l'clectricih: des corps; Paris, I7.>0 ). — .Suivant Dufuy, tout corps électrisé, soit par frottement, soit par communication, est entouré d'un tourbillon qui s'étend plus ou moins loin , et au moyen duquel on peut cxpli'iuer non-seulement les attractions et répulsions, mais même tous les phénomènes électriques. ; Mémoires de t'Jcadrmie des sciences . année 1733 '. — L'hypothèse de Jallabert a beaucoup d'analogie avec celle émise par plusieurs savants de nos jours. D'après ce physicien . " l'électricité est un fluide très-délié , très-élastique , remplissant l'univers et les pores de,s substances raéine les plus denses . tendant toujours à l'équilibre ou a remplir les vides. La densité de ce fluide n'est pas la même dans tous les corps ; en sorte que les interstices que laissent entre elles les particules de l'air renferment un fluide plus dense que relui qui se trouve dans les pores du bois ou du métal. » — Voici comment IruiilHii s'exprime sur l'électricité : « La matière commune est une espèce d'é-