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NATUBE ET ORIGINE DES CORPS GRAS. ÉCL

ihoses xme modification profonde et permettre d'employer, à la ilace de corps gras d'un prix élevé, tels que les suifs, des graisses communes, des huiles de palme, de coco, etc.; nous voulons larler du procédé par saponification sulfurique et distillation.

C'est en 1843 et dans la grande usine anglaise connue sous la raison sociale Price's patent Candie company que ce procédé fut 3our la première fois appliqué industriellement. Bientôt après, HM. Masse et Tribouillet l'exploitèrent à Neuilly, près Paris; mais 1 possède une origine plus ancienne. Gomme la saponification ^caire, il est d'origine française, et nous en retrouverons toutes es phases prévues et expliqpiées dans les travaux de Chaptal et les irevets de MM. Chevreul, Gay-Lussac, Thénard, Fremy et Du- >runfaut. Aujourd'hui ce procédé, qu'aucun brevet ne protège rtus, est avantageusement exploité par un grand nombre d'usines lui l'utilisent pour transformer en bougies l'huilé de palme et les {laisses communes.

Un autre mode de saponification est venu, dans ces dernières umées, se placer à côté des deux méthodes qui précèdent. Précorisé pour la première fois par M. Tilghman, il est basé sur la lécomposition des graisses neutres en acides gras et glycérine par 'action de l'eau seule sous pression. Ce système de saponification st encore à l'étude en ce moment, et il serait difficile de préuger dès à présent sa valeur.

Enfin M. de Milly, réunissant, dans une modification heueuse, les avantages de cette méthode et ceux de la saponification alcaire, a récemment ramené sa fabrication à l'emploi de Tautotave, en diminuant notablement les proportions de chaux, et, ar suite, d'acide sulfurique nécessaire.

Cei)endant, malgré ces progrès si brillants et si rapides, la ougie n'a pas encore remplacé complètement la chandelle de suif; a fabrication de ce dernier produit s'est d'ailleurs perfectionnée l'une manière notable; aujourd'hui, le suif qu'elle emploie est iresque toujours dur, peu odorant et d'une grande blancheur.

La production de la bougie de cire est, depuis le commenceaent de ce siècle, restée sensiblement stationnaire ; mais à côté le cette bougie diaphane sont venus se placer deux nouveaux produits d'un haut intérêt : la bougie de blanc de baleine ou de ipermacéti, et la bougie de paraffine, sur laquelle nous ne détrôna pas néghger de fixer notre attention.

En résumé, la grande fabrication des produits gras solides destinés à l'éclairage comprend aujourd'hui quatre branches dis-

tinctes : 1<» les chandelles ordinaires et celles de suif dum, de stéarine pressée , etc. ; 2^ les bougies stéarigues et pahnitiqiies, auxquelles se rattachent les bougies mixtes; 3» les bougies de die; 4o celles de blanc de baleine et de paraffine. Nous examiner» successivement ces quatre branches d'industrie.

n.— FABRICATION DES CHANDELLES.

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