BOUMES BfÉAlOQDn. ECIi
-^ tul>es en fer doux; tantôt ce serpentin est horizontal, tantôt *8pires en sont verticales, comme dans la flg. 329. La flamme ^(byer, après avoir chauffé la sole, retourne d'anière en avant, ^erse le serpentin et l'échauffé, puis s'échappe finalement par i^llheminëe C. Le serpentin, dont l'entrée est en M, revient aussi W lui-même par un tube longitudinal, pour sortir en avant
Fig. 3e9.— DiitilUtioa des
M T, rentrer dans le fourneau en T' et venir enfin aboutir dans ■cornue en T". Celte cornue Q, placée en dehors du foyer, est en Vdvre ou en fonte épaisse; le tube T" jdonge jusque près du fond li se termine soit en pomme d'arrosoir, soit en serpentin. De la pmie supérieure de la cornue part un tube U, qui &e continue lai un serpentin en fer, entouré d'eau, placé dans une caisse en Mie, et se termine enfin dans le récipient K, où les addes de- la btillation viennent se solidifier. Le tuyau H entraîne an dehors es produits g^ux «t oombustLbles.
Pour se servir de cet appareil, après avoir échauffé le serpenin IIT, on rempli par le tuyau V û oomue 9 aux trois qnairts de oatiëre Tondue, puis on fait arriver la vapeur en maintenant la mapérature, de telle sorte qu'elle se surchanfle à 300' environ. ii'aû- est ainsi chasBé, et la distillation commence bient&t pour antinuer, grioe à l'élévation de la température, qui ne s'abaisse anus dans ia -cornue à mcmis de 200*. Les acides grasfiiieoaeillk m K, diffèrent d'ailleurs, suivant que la distillttion avanoe plus m fsoins. Sa les fractionnai du coDunenocanent à la Un , leur Knst de fusion est, d'^pa-ès une espérieDoe de M, Payesi :
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iJmtU{ium iHittii^nuiM^ au lieu d'agir par opérations successrii d'Mnméi wm» ^mumn Ait l'indiquer, préierent distiller en aUm Uni tVnuii umtmm <^^titirjue, et ne poussant Topèration juaf Jii iUi qii'À ^Ut nm*M iiiU^n'alle», et lorsqu'ils se proposent de \xà (Ui miiM bu'Afii \itn v(mt\\\^ a^xurnulès par le tiaTail des jouftp
Ià*m mMm p;mn fourni» par le procédé de la distillation se piénémUmuiUi ^utiii» à la presse, surtout lorsqu'ils proTÎentf iUm mitn (Vim ou tUm ^rai^nes; on obtient ainsi des produits d'il beauté «I d'uriij transparence remarquables. Les acides foui par rhulle de palme, dont le point de fusion peut s'élever juaq» fir»*», Nont trouvent employé» directement pour la composilicMi bougie» de deuxifeuie qualité. Ils sont d'ailleurs difficiles âpre»
Bl BOUGIES STÉARIQUES. ÉGL
ttr suite de la disposition presque amorphe de leur masse. On eut cependant tourner cette diflBlculté, soit en les mélangeant "^rec une certaine quantité d'acides gras ordinaires , ce qui leur ommunique une structure cristalline et pressant le mélange, rat en les divisant au rabot, ainsi que cela se pratique en Angle- 3rre, chez MM. Price et fr, et soumettant à la presse, sous l'action "une température ne dépassant pas 30**, les copeaux flns^ ainsi •^réparés, après les avoir enfermés dans des sacs de fibres de coco.
SAPONIFICATION PAR L'eAU SOUS PRESSION.
A côté des alcalis el des acides est venu se placer, dans ces dernières années, un nouvel agent susceptible d'opérer le dédoublenent des graisses neutres en glycérine et en acides gras. Cet Cent, le plus simple de tous, est l'eau portée à une température levée sous pression. L'idée de soumettre les graisses à ce genre "action est ancienne. C'est dans les travaux d' Appert (1823) et « Manicler (1826) qu'on en trouve la première indication; mais ft but de ces auteurs était bien diflerent de celui que se propose sctuellement rirvlûstrie. Pour eux, en effet, il ne s'agissait que l'amener le suif à l'état de fusion et de le séparer des membranes lans lesquelles il est enfermé. Une température de 115* et de 121® lofiîsait dans ce but.
L'eau, cependant, peut exercer sur les graisses neutres une iction plus profonde ; sous l'influence d'une température qui ne laurait être inférieure à 180° et d'une pression de 10 à 15 atmophères, elle les dédouble rapidement en leurs éléments constiuants. La connaissance de cette réaction, remarquable est due ux travaux de deux chimistes qui, par un hasard assez fréquent Ans l'histoire des sciences, se sont trouvés conduits à. le décourir presque simultanément. M. Tilghmann, en Angleterre (9 janier et 26 mars 1854), M. Berthelot, en France (3 avril 1854), euvent tous deux revendiquer Thonneur de cette découverte, tuelques mois plus tard, M. Melsens, en Belgique (7 décembre 854), arrivait au même résultat. Mais de ces trois auteurs, deux Bulement, MM. Tilghmann et Melsens, se sont préoccupés de la uestion industrielle. Leurs méthodes offrent d'ailleurs entre lies de grandes ressemblances.
Pour rendre pratique le phénomène scientifique qu'il avait iécouvert, M. Tilghmann a proposé un appareil formé de tubes m fer forgé et soudés, disposés en spires verticales, et constituant ine sorte de serpentin continu chauffe directement sur le feu, et
£GL ÉCLAIRAGE PAR LES CORPS GRAS. tt|S
dans lequel le corps gras, émulsionné avec de Teau, est enTO|i fl^^ au moyen d'une pompe foulante puissante. Dans son parcouaipi^* travers ces tubes, sous rinfluence d'une température très^leé gui, pour l'huile de palme, égale 260"*, et peut atteindre josfA 330"" pour d'autres corps gras, les principes neutres se déc» posent avec rapidité ; dix minutes de contact suffisent à la dédoublement en acides gras et en glycérine, que l'on lecoflil au moyen d'un serpentin horizontal refroidi.
Le procédé de M. Melsens, mis en pratique à Anvers pendiil^i^ un certain temps, consistait à placer dans une chaudière ant^fl^i clave le corps gras additionné de 10 à 20 pour 100 d'eau, qQel> quefois de 1 à 10 pour 100 d'acide sulfurique, et à les souiDetti à une température de 1 80o à 200o.
Des difficultés pratiques ont forcé M. Tilghmann , csam M. Melsens, à abandonner l'exploitation industrielle de leiuspicédés, et la saponification par Teau sous pression est aujoiudloif P^^ dans le domaine public. f *
D'autres appareils ont été proposés depuis dans le mêmeW; l'un d'eux, breveté en Angleterre par M. Le Mire de NoiBoanij (16 mai 1855), offre, avec celui de M. Tilghmann, une aiiatop trop grande pour que nous entreprenions sa description ; maiai en est im qui x)araît trop bien répondre au but proposé pourq» nous n'y fixions pas notre attention. Nous voulons parler de cetelF qui, breveté en 1857 par MM. Wright et Fouché, a été sounDsil'^ la pratique industrielle pendant trois années chez M. Delacretu, |? à Vaugirard, et est également exploité, dit-on, au Brésil et en Autriche.
Cet appareil se compose de deux chaudières en cuivre à pan»s trés-résistantes ; ces deux chaudières, hermétiquement closes, sont placées un peu au-dessus Tune de l'autre, sans être dansk même axe. Deux tuyaux les mettent en communication : Vun, formant siphon, descend dans la chaudière inférieure jusque piès du fond, et vient déboucher également par son autre extrémité près du fond de la chaudière supérieure; l'autre, partant du couvercle de la chaudière inférieure, vient déboucher près du sommet de la chaudière supérieure. La première est le générateur, la seconde pourrait être désignée sous le nom de chaudière de saponification. Pour faire usage de cet appareil, on remplit d'eau le générateur, jusqu'à ce que le liquide s'élève au point où le pr^ mier tuyau débouche dans la deuxième chaudière; on verse dans celle-ci le corps gras fondu que Ton ajoute jusqu'à raffleuremeot