‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 118 sur 290 · SS3 BOVGIBS STÉARIQUES. ÉGL · texte numérisé non relu

SS3 BOVGIBS STÉARIQUES. ÉGL

tube qtii, partant du régénérateur, vient déboucher à la partie

ipérieure ; de cette façon, un certain espace reste libre entre la

0«jurface du corps gras fondu et le sommet de la chaudière à sapo*

sûfication. On chauffe alors fortement : la vapeur, sortant du gé*

A4&raiteur par le tube long, arrive dans la chambre (Texpansian^

e'est-â-dire dans l'espace libre laissé au sommet; elle tend à s'y

r^tondenser, et se trouve, par suite , entraînée de haut en bas à

travers le corps gras, moins dense, pour retourner au générateur.

:'Se telle sorte que la matière neutre, constamment mélangée,

f émulsionnée avec l'eau, soumise à la haute température et à la

s: l^ression que supporte celle-ci, se décompose bientôt en acides

û 8x*as et en glycérine.

Quelques doutes ont été émis sur la valeur industrielle de cet . appareil; mais une expérience récemment exécutée au Muséum e d'histoire naturelle par M. Cloëz les a levés complètement. Dans iz ^QUi petit appareil semblable à celui que nous venons de décrire. On a introduit 8 kil. de suif et 16 kil. d'eau, et pendant huit « lieures, on a chauffé le mélange à la pression de quinze atmo- ^ï Chères, correspondant à la température de 200**. Dans ces condi- I ^ons, l'expérience a fourni un rendement de 97,5 pour 100 en ^ ^Uàdes gras d'une blancheur et d'une dureté remarquables. La ? ^rareté de ces acides était, du reste, presque absolue, car ils ne '* enfermaient que des traces de matière non saponifiée. La qualité '*^ des produits ainsi préparés par M. Cloëz prouve la valeur de ce i procédé, et montre que si quelquefois, dans la pratique industrielle, il a fourni des produits incomplètement acidifiés, cette imperfection doit être attribuée à des circonstances accidentelles, telles que l'emploi d'une trop faible quantité d'eau ou d'une tem- • pérature trop peu élevée.

En effet, dans la' saponification par l'eau, deux conditions surtout nous paraissent essentiellement nécessaires : l'émulsion des corps gras avec l'eau, et l'emploi d'une température suffisamment élevée. Dans tous les appareils proposés pour l'exploitation industrielle de ce procédé, le premier cas a toujours été soigneusement prévu. Il est facile de comprendre, en effet, que Teau et le corps gras ne puissent agir l'un sur l'autre qu'au contact, et c'est ce que les inventeurs ont cherché à réaliser. Dans la plupart de ses belles expériences entreprises à un point de vue purement scientifique, M. Berthelot n'avait obtenu qu'un dédoublement partiel des matières qu'il mettait en réaction, et ce résultat était dû [à l'absence de tout mélange entre celles-ci. Quant à la* deuxième

KCL ÉCLAIRAUB PAR LES CORPS GRAS. ^

condition, les travaux de M. Berthelol en font aisément conir g,^ prendre la nécessité. Ce chimiste a monlré,'en effet, que si, àiue ^ température déterminée, les principes neutres se saponifient, k |gj glycérine et Tacide gras peuvent; à une température inférieure, « ^ combiner à nouveau en mettant de l'eau en liberté. Si donc, dam t^ les opérations industrielles, la température et la pression se troi' li^^^ vent trop faibles, si surtout la quantité d^eau en présence eA l\>^ trop peu considérable, on conçoit qu'une certaine proportion de l^ principeneutrepuissese reformer et abaisser le point de fusion do Iju^ produit résultant par suite du contact entre l'acide gras et la solution concentrée de glycérine.

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