GÉNÉRALITÉS SUR LES ENGRAIS. ENG
n n'en est pas ainsi de la végétation artificielle : elle est trèsépuisante. Les moyens naturels de fertilisation ne sufQsent pas à compenser les pertes causées par un excès de végétation, et il 86 produit un-déficit qui s'accroît tous les ans et conduit à l'épuisement de tous les principes nutritifs du sol. Pour l'éviter, il faut rendre au sol ce qu'on lui a enlevé par un excès de végétation. De là la nécessité de substituer au terreau naturel soutiré par les plantes cultivées un terreau artificiel : ce terreau artificiel, c'est l'engrais.
On a distingué les engrais en naturels et artificiels : c'est ime •distinction vulgaire qui ne peut pas rester dans la science , paroç qu'il y a très-peu d'engrais qui soient absolument naturels, et que dans la plus grande partie des engrais employés dans la culture la main de Thomme entre pour quelque chose.
La distinction des engrais, qui doit nous guider dans la distribution des matières, tient à leur nature et à celle des substances d'où ils tirent leur origine. Sous ce rapport, nous acceptons la division des engrais en inorganiques ou minéraux, et organiques; et ces derniers en végétaux, animaux et mixtes.
On a distingué aussi les engrais froids et chauds ; les premiers se décomposent lentement, les autres promptement. On conçoit que cette distinction n'est applicable qu'aux engrais organiques.
Puisque l'engrais n'est qu'un terreau artificiel employé par la culture en substitution du terreau naturel consommé par les plantes, il est clair que le procédé qu'on doit suivre pour la formation des engrais est le même que celui dont se sert la nature pour la formation du terreau : c'est la pourriture, la fermentation putride, la combustion lente, l'érémacausie. Or il y a des conditions qui favorisent, et d'autres qui contrarient la marche de ce procédé. «
C'est avant tout la décomposition chimique qu'il faut prendre en considération. Les engrais minéraux ou inorganiques sont rendus à la terre, sauf décomposition préalable ; il n'en pas ainsi des engrais organiques ; leur préparation, c'est leur décomposition. Il nous suffit dans cet aperçu général de remarquer, que là où domine l'azote , la putréfaction est plus rapide ; c'est pourquoi les substances animales se décomposent plus promptement que les végétales. Là, au contraire, où abondent le carbone ou des sels insolubles, comme dans le bois et les os, la décomposition est extrêmement lente . - "
L'âge et la structure influent aussi sur la marche de Itt
turc ; car on trouve constamment plus rapide la décomposition des tissus tendres, mous, jeunes, comme les bourgeons, les fleun, les fruits pulpeux, la chair musculaire, les viscères ; tandis qoe le contraire se produit dans les tissus durs, secs et anciens, le tK)iK, lV;corcc, les poils, les téguments, les tendons, les cartilages, les os.
On doit tenir compte encore de Tétat de division des substances organiques employées à la formation des engrais : car cessubslaiUMîH no sont attaquées que par leurs surfaces. Le degré d'entasH($ment dos substances en décomposition est également à considénjr dans la formation de l'engrais : il doit être renfermé dans certaines limites.
Un dos agents do la décomposition organique est Feau : à Tétat du va[)enr, elle la favorise; à Tétat liquide, elle la retarde, parce qu'ollo emprclio lo libre accès de Toxygène.
Vn corlîiin degré de températare est aussi nécessaire à la formation dos engrais : le froid et la chaleur en excès sont paiement nuisihlivs ; il faut un degré moyen, dont le minimum a été llxô par M. Boussingault à 9o ou lO© : la température la pins fttvorablo ost de 25<» à SO».
lit^s aloalis contribuent puissamment soit à déterminer, soit à aoot^h''ror la décomposition de certaines matières organiques. D tMi ostplus^iours qui n'éprouveraient aucun changement sans leur întorvontion, (Vost lo cas des substances riches en tannin. Les aoidos, au contraire, retardent, et même empêchent la décomjH^sition.
MODE d'aCTIOX DES ENGRAIS.
Los nuxlitioations que les engrais déterminent dans le sol sont tnV-iinporl;uitos : pour en apprécier la valeur, il £aat les étudier sk^lVHnMuont.
Us diminuent la ténacité des terres fortes. Lorsqu'on augmente dans une îoriv la proportion de Thumus, qui par les latoms se xut^lo î:i:t:ueuio:it à tous les éléments du soL la tênaâtê de ok Woiv.euts vloî; s*^ rsippivvher de celle de rhimiiis. Si Ton prend pour o\:rt'^:t:vS la ténacité de Targile pun?= 100, et celle du $ab> sr,:vvu\=r0. ou trouve que les meilleuis sols arabksont une :o:uo::o vie lO à "^0 ; ccIIe de rhumus a'esl cnie de î^ â S : l'ençr*is ».v:: dv^r.o. :\vr sou :u:ç'rve~tioii, diminuer la ^sz^rî^cies tt^rrv-s :\ r::^< V. ••:: ,l:::ùuuo .lussili ooiieàon. c"esJ i Adhor^r A :\ :r:s:r^u:î:'u:s 3i^hccl:îs. Ptîse