IL— CHARBON VÉGÉTAL MOULÉ, OU CHARBON DE PARIS
Le charbon moulé, dit charbon de Paris, s'obtient des menus débris de matières carbonisées que Ton agglomère en cylindres affectant la forme du charbon ordinaire.
Les matières carbonisées employées à cet usage sont :
1° Le poussier de charbon de bois, résidu des fonds de bateaux et des magasins ;
2° Le poussier de charbon de tourbe ;
3® Le tan épuisé et carbonisé ;
CHAPITHE IV. — CHABBOMB AATIFICIELS.
COH
4» Le charbon des brinâiUes de forêts, de bruyères, etc. *; 5» Les résidus charbonneux en poudre de la fabrication du gaz et des magasins de coke.
Ces résidus sont agglomérés au moyen de goudron de gaz qui, lui-même, laisse par sa calcination 20 à 25 centièmes de son poids de charbon.
Les matières charbonneuses sont humectées à 8 ou 12 pour 100 d'eau et broyées entre des cylindres en fonte cannelés, tournant en sens contraire, l'un marchant deux fois plus vite que l'autre; on obtient ainsi une poudre grossière que l'on fait passer entre deux autres cylindres dont la surface est unie.
Le mélange de cette poudre de charbon avec le goudron brut des usines à gaz pour l'éclairage se pratique dans une auge circu-
laire d'vm moulin à trois meules coniques dont deux cannelées M, M, et une pleine E; une espèce de soc de charrue R, entraîné par le mouTement des meules, renouvelle les surfaces du charbon
1 Le oharbon df brmdiUeB s'obtient en calcininl lea brindillea que Wiete l'Mploitation des forêts dans des fours en maçonnerie mesurant 3 ou 4 maires cubes ; lorsque le prii élevé des transporta force à opérer sur le lieu mime de l'eiplottattoo. la carbouigation eit conduite sous une aorte d»
e chàs»
a tdle.
COM
et détermine un mélange plus exact : l'on ajoute par H en celte façon 33 à 40 litres de goudron à 100 Jdlogr. de charbon, c'est 8 litres de l'un pour 1 hectolitre de l'autre. De ce travail résulte une pâte ferme et très-homogène ; lorsqu'il est terminé, on fait sortir le mélange par une porte ménagée dans la paroi de l'auge, et on le fait arriver dans un récipient V situé au-dessous.
On procède ensuite au moulage. A cet effet on verse la pâle préparée sur un tablier T don on la fait pénétrer dans les moules
Fig. aùQ. — Appareil pour le moula{ji: du charbun.
légèrement coniques de la machine où elle est refoulée par des liges P nommées foulenrs, puis chassée des moules par les débourreun R. On obtient ce résultat en soumettant la machine à un double mouvemeut, l'im alternatif d'abaissement et d'ascension pour la pièce P qui porte à sa partie supérieure les foulenrs et les débourreurs, l'autre de va-et-vient horizontal pour la pièce K' qui porte les moules. Ainsi, dans la première position du va-elvient, les fouleurs F compriment la matière dans les moules, tandis que dans le deuxième mouvement les moules se présensent en face des ouvertures portées par la pièce fixe 0 et correspondant aux débourreurs R qui en chassent la matière transformée en cylindres G. Des femmes reçoivent les cylindres dans leurs mains et les rangent sur le banc B.
La plaque eu fonte K dans laquelle sont percés les entonnoirs et celle où sont pratiquées les ouvertures 0 sont fixes toutes les deux. G est lorsque le moule se trouve en face du bourreur et