‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 171 sur 290 · ESSEN'CE DE TÉRÉBENTHINE. ESS · texte numérisé non relu

ESSEN'CE DE TÉRÉBENTHINE. ESS

lant les filtres qui ont servi à purifier la gemme et les éclats Dois provenant des incisions. Cette combustion , dit M. Guirt, s'accomplit dans un fourneau sans courant d'air, de 2 res à 2 mètres 30 centimètres de circonférence, et de 2 mètre& entimètres à 3 mètres 30 centimètres de hauteur. Ce fourneau entièrement rempli des matières à brûler; on y met le feu le haut, la chaleur dégage la résine de la paille, la fait exsudu bois, et celle-ci se réimit vers le bas du fourneau , où elle contre un tuyau qui la conduit dans une cuve à demi pleine XI ; là elle se sépare en deux parties : Tune liquide, qu'on ime huile de poix (pme/œon) , l'autre , plus solide, qu'on :>se dans une chaudière de fonte jusqu'à ce qu'elle devienne lante par le refroidissement : c'est la poix noire. Ce produit, X beau noir lisse, cassant froid, se ramollit facilement par la leur des mains, auxquelles il adhère fortement, rifin le goudron est extrait, par un procédé analogue, des éclats 3ois, des résidus de tronc qu'on a laissé sécher; le produit neux qui s'écoule se divise aussi dans l'eau en deux parties : le liquide, que Ton vend sous le nom i'huile de cade (laquelle , à proprement parler, le produit de l'oxcèdre, sorte de genéîr), et le goudron. — On connaît les usages de ce dernier : eut, ainsi que les divers produits de la térébenthine, servir à ^réparation du noir de fumée ; on l'emploie en nature, princiement pour les besoins de la marine.

^a, térébenthine de mélèze nous vient principalement de Suisse; i porte souvent le titre de térébenthine de Strasbourg , Elle exsude mélèze, comme celle de Bordeaux ou poix maritime, à cette "érence qu'il ne suffit pas de faire une fissure à l'écorce, ni me d'entailler à la hache pour en déterminer l'émission ; il t pratiquer au tronc de l'arbre des trous au moyen d'une 1ère ^t y adapter des rigoles en bois qui conduisent le produit ineux dans une auge. Lorsque la térébenthine cesse de couler, ferme les trous pour les ouvrir de nouveau au bout de quinze rs.

,a résine de mélèze donne 15 pour 100 d'une essence incolore, is qui n'est pas estimée pour la peinture. érébenthine du sapin. — On appelle térébenthine citron le produit exsude du vrai sapin. Deux fois par an, au printemps et à l'aume, les bergers des Vosges et des Alpes font cette récolte; ils [ent l'écorce avec un cornet de fer-blanc, et crèvent ainsi les Lcules qui se forment à la surface de l'écorce; le suc résineux

ESS ESSENCES. ÎU

est réuni dans une bouteille que le berger porte suspendueàiai côté, et, chaque soir, la récolte de la journée (au plus 125 gr.)ei versée dans un entonnoir fait d'écorce. Cette résine raresewlj connaît à la suavité de son odeur qui rappelle le citron.

La térébenthine du faux sapin est le produit connu sous le de poix de Bourgogne, poix jaune, poix blanche: elle est obtenue des incisions faites au tronc de la pesse^ faux sapin {abies Cette résine coule le long du tronc. On la ramasse avec une cloire. On la fond avec de l'eau dans une chaudière. On ol ainsi une poix très-tenace et qui adhère fortement à la peao. .fc

On imite ce produit en fondant et brassant avec deTeaili li galipot du pin maritime et la térébenthine de Bordeaux. ■ i»

Le baume du Canada est aussi une térébenthine. On le recoel fc au Canada de Vabies balsamea. '• p

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