FALSIFICATION DES ESSENCES
C'est dans l'odorat et le goût, aidés par l'exercice, qu'on trouve s indications les plus sûres pour juger de la qualité des essences, alheureusement, l'appréciation des sens est très-variable suimt la disposition des organes, et on ne connaît pas de réaction limique bien certaine pour dévoiler le mélange des essences lire elles.
La fraude par l'alcopl se reconnaît en agitant l'essence avec a peu d'acétate de potasse. Ce sel, en se dissolvant dans l'al- )ol, l'entraîne à la partie inférieure du tube, et l'essence surage.
Le mélange avec une huile fixe devient très-évident si l'esmce laisse sur le papier une tache huileuse qui ne disparaît pas
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par la chaleur et Tagitation dans Tair. L'alcool à,40* ne dissout \d pas les huiles ûxes; lorsqu'on Tagite avec 1 diuème de son pends d'une essence huileuse, le corps gras trouble Talcool et finit par s'en séparer, tandis que Tessence forme une dissolution limpide.
Aucun des procédés cités par les auteurs pour mettre en è?idenc6 l'essence de térébenthine ne donne des résultats satistû* sauts, y compris celui par l'huile d'œillette. Nous nous abstenooi de les mentionner; ils ne peuvent faire naître que des erreurs.
Le mélange avec l'essence de térébenthine est la plaie du commerce d'essences. La matière est à vil prix, et chaque fabricant sait qu'en distillant plusieurs fois de la térébenthine sur im plante à essence, elle perd une partie de son odeiu* spéciale pour |: laisser dominer celle de la plante.
On peut bien, à Taide de l'odorat, reconnaître jusqu*à un.certain point ces mélanges d'essences, en mettant à profit leur différence de volatilité. Ainsi, on fait tomber quelques gouttes de l'essence |: suspecte sur un papier, on l'agite dans l'air, et en flairant le papier à diverses reprises, on saisit dans les intervalles les odeurs étrangères à Tessence principale. Ce procédé, qui réside entièrement dans la délicatesse du sens olfactif, n*a rien de certain dans la conclusion qu'on en tire.
On trouve des indices beaucoup plus exacts dans une expérience très-simple fondée sur Thydratation de Teasence de térébenthine par l'action de Tair humide. Si Ton souffle avec la bouche dans un flacon d'essence de térébenthine rempli aux tro» quarts, assez doucement pour ne pas agiter le liquide, il se condense un peu d'humidité sur l'essence et on voit se former des stries blanches, des nuages qui descendent dans le liquide. En répétant cette expérience sur de l'essence de lavande ou de menthe pures, l'humidité ne descend pas sous la forme de nuages, mais comme des gouttelettes en chapelet, tandis qu'une essence mélangée de térébenthine se comporte connue la térébenthine elle-même. Les stries nuageuses deviennent d'autant plus évidentes que le mélange a été plus frauduleux. Ce phénomène se produit avec 5 pour 100 d'essence de térébenthine, et il y a trèspeu d'essences dans le commerce qui résistent à cette épreuve.