KSS ESSEN'CES. 3W
ruciào [ïflar ironique qu'il suffit do laver modérément à l'eau pour l'obteuir dau5 un état suffisant de pureté.
Pour ethërîtier cet acide pélargonique, on le dissout dans l'alcool concentré, et l'on dirige à travers cette solution un courant do lia/- ucido chlorhydrique sec ; la liqueur se trouble, et bientôt Tua volt remonter à la surface des gouttes huileuses qui finissent p par former une couche d'éther pélargonique, incolore ou lé^ renient jaunâtre, et doué d'une odeur qui rappelle à la fois celle des élhers butyrique, caprique, etc.
Dims le deuxième cas, c'est à l'oxydation des corps gras q« Ton demande les acides dont les éthers doivent rappeler phi tard l'odeur du vin et de Teau-de-vie. Lorsqu'on soumet à l'acùi de lacide nitrique concentré des corps gras neutres ou acidc^ deux sortes de produits prennent naissance, d'une part des acid» non volatils qui, tels que les acides pimehque, adipique, lauri* que, etc. , restent dans la solution ; d'une autre, des acides volaûi qui passent à la distillation, dont les principaux sont les acidesto" tyrique, valérianique, caprique, caproïque, caprylique, œnaDtbf" lique, etc., etparmi lesquels figure également l'acide pélargoniqne.
On utilise cette réaction de la manière suivante : on prend la corps gras quelconque, solide ou liquide; l'acide oléiqueestm do ceux qui réussissent le mieux ; on place ce corps gras avec huit ou dix fois son volume d'acide nitrique concentré dans une et»nue, comme nous l'avons indiqué ci-dessus, puis on chauffe avec les mêmes précautions. Plus l'acide est concentré, plus la pro* portion d'acide pélargonique formé est considérable. On continoB l'opération en cohobant fréquemment jusqu'à ce que toute mi' tiùrc grasse ait disparu de la cornue par suite de l'oxydation.!^ produit contenu dans le récipient est alors composé d'acide nitrique qui a échappé à la réduction, et d une couche huileo» d acides volatils qu'on lave simplement à deux ou trois eaux et que l'on soumet ensuite à l'éthérifîcation de la même manih» que l'acide pélargonique fourni par l'essence de rue.
On emploie aussi quelquefois, pour aromatiser l'alcool, le pio* duit que Ton obtient en éthérifiant l'acide cocinique extrait de l'hmle de coco. Pour préparer ce composé, on saponifie \\sS^ de coco par une lessive de potasse d'une densité de 1,12 environ; on décompose le savon par l'acide chlorhydrique ; puis on soumel le produit mou ainsi séparé, à l'action de la presse, pour enlever Tacide oléique. L'acide cocinique, fourni par la pression, est ensuite dissous dans l'alcool , et traité à chaud par un courant d'acide