II. — DICT. DB CHIMIE INDUSTRIEtlB
•jl
FÉC FÉCULES, AMIDON, DEXTRINE, ETG.j 418
surnageante, et l'on enlève de la surface du déi>tft les portions les plus colorées qui constituent ce qu'on nomme le premier gras de \l fécule ; cette matière est destinée à être traitée à i«rt, par les mêmes moyens que le produit blanc qui les recouvre.
Épuration par les tamis fins, — La fécule ainsi débarrassée des premiers gras est soumise à un nouveau tamisage à travers des toiles plus fines. Quelquefois cette opération a lieu sur des tamis cylindriques, mais le plus souvent elle est faite à la main; on sépare ainsi un son fin que Ton traite ensuite à nouveau. La fécule est abandonnée au repos, puis dessablée une seconde fois, et débarrassée des deiujcièmes gras. Ceux-ci renferment encore de la fécule, mais comme ils sont peu abondants, on les laisse accumuler pendant toute la campagne, pour les traiter à la fin. Quant à la fécule purifiée par cette nouvelle opération, elle est encore lavée deux ou trois fois à Teau fraîche.
Égouttage. — Ainsi purifiée, la fécule est versée dans de petits bachots semblables à ceux que nous avons décrits pourl'égouttage de Tamidon, mais d'une profondeur double.
SécJiage. —Lorsque Tégouttage parait suffisant, les bachots sont portés au séchoir, sorte de grenier très-aéré, et vidés sur l'aire en plâtre qui en forme le sol. Là, ils se débarrassent d'une grande partie de leur hmnidité, et lorsque la matière a séjourné sur cette aire pendant vingt-quatre heures, elle est arrivée à cet état d'hydratation qui constitue le produit commercial désigné sous le nom de fécule verte ; elle renferme alors une quantité d'eau variant de 33 à 45 pour 100, et dont il est important de tenir compte dans les transactions commerciales.— On diminue souvent la proportion d'eau que renferme la fécule verte en ne la laissant séjourner que trois ou quatre heures sur Taire en plâtre, et la cassant ensuite en gros fragments que Ton abandonne à la dessiccation àTair libre sur des liteaux en bois disposés de telle sorte que l'air extérieur puisse, de tous côtés, arriver au contact de la matière.
Dans quelques usines, on supprime complètement les aires en plâtre, et Ton sèche immédiatement la fécule en la jetant dans des turbines ou essoreuses identiques à celles dont on fait usage pour le clairçage du sucre. (Voy. 5ucrc5, SUC.)
Ètuvage. — Certaines industries, la fabrication du sirop de fécule par exemple, emploient dh'ectement la fécule verte ; mais il en est d'autres pour lesquelles ce produit doit être beaucoup moins humide ; on le connaît alors sous le nom de fécule sèche, et il renferme encore en moyenne 18 pour 100 d'eau. Pour enlèvera la