FÉCULE DE POMMES DE TERRE. FÉC
fécule les 20 à 30 pour 100 d'eau qui distinguent la fécule verte de la fécule sèche, il est nécessaire de la dessécher dans des étuves à air chaud ; cette opération présente en outre Tavantage de blanchir le produit, en lui enlevant la teinte légèrement verdâtre qu'il doit uniquement à Thumidité dont il est imprégné. Les étuves employées à la dessiccation de la fécule peuvent être diversement disposées ; les unes sont simplement munies de cadres horizontaux assujettis latéralement sur des montants en fer; ces cadres sont en toile métallique recouverts d'une toile de lin grossière; d'autres comportent des tablettes inclinées de haut en bas et disposées en cascade de manière que la fécule puisse alternativement tomber de l'une sur l'autre, et que chargée par la partie supérieure, s'écoulant ainsi de haut en bas, tandis que l'air chaud circule de bas en haut, elle vienne se rendre complètement sèche à la partie inférieure ; d'autres enfin sont munies d'une série de toiles horizontales sans fin, animées d'un mouvement lent, disposées d'une manière analogue, et de telle sorte que la fécule au fur et à mesure de sa dessiccation puisse venir tomber d'une toile sur l'autre, et descendre en se déshydratant jusqu'à la dernière toile d'où elle est reçue dans un magasin spécial.
Quelle que soit la forme de l'étuve adoptée, la chaleur doit y être conduite d'une manière progressive et avec précaution. Pendant les premières heures, elle ne doit pas dépasser 40** à 50", de crainte que la fécule encore humide ne se mette en empois, mais on peut ensuite pousser vivement le feu, de manière à porter la température à 70° et même 80» ; en opérant ainsi, l'étuvage doit être complet en dix-huit ou vingt heures.
Blutage et emma^fama^e.— La fécule destinée aux usages alimentaires est, après dessiccation, passée dans une bluterie ordinaire, elle est ensuite mise en sacs ou en paquets, suivant sa destination. Bien sèche , elle doit faire entendre un craquement particuUer lorsqu'on vient à la presser dans le sac qui la renferme.
On conserve quelquefois dans les usines la fécule verte sans la dessécher; on lui ajoute alors, pour éviter les altérations que subit toute fécule renfermant plus de 25 pour 100 d'eau, une petite quantité d'acide sulfurique en la délayant dans de l'eau renfermant environ 1 pour 100 de cet acide et la séparant de cette eau par décantation. Dans quelques papeteries on substitue, pour la conservation, une petite quantité de chlorure de chaux à l'acide sulfurique. La fécule ainsi mélangée est ensuite fortement empilée dans de vastes citernes, sortes de silos où on la recouvre
FÉG FÉCULES, AMIDON, DEXTRINE, ETC. 420
de terre et de* paille, et où elle peut se conserver d'une manière î« presque indéfinie. En la reprenant dans ces silos au fur et à mesure des besoins, et la lavant à deux ou trois eaux, on la débarrasse complètement de l'acide qu'on lui avait ajouté, cette précaution est inutile lorsqu'elle est destinée à la fabrication du sirop.
Utilisation de la pulpe de pommes de terre. — La pulpe ou le son bien séparé de la fécule est utilisé pour le fleur âge du i^ain; dans ce but, la matière est simplement desséchée dans des tourailles, puis blutée; devenue sèche et cassante par la dessiccation, elle se pulvérise d'elle-même dans le blutoir, et fournit une matière d'un aspect analogue au son, et dont les boulangers font usage aujourd'hui d'une manière générale.