SAGOU
On rencontre aux îles Moluques, à Singapore, à Bornéo et, en général, dans presque tout Tarchipel Indien, des arbres de haute taille ayant le port du palmier, désignés sous le nom de palmiersagou, de sagoutier, et dont les principaux sont le cycas circinalis, et Varenga saccharifera. Ces arbres, dont la hauteur atteint 9 à 10 mètres, renferment au centre une moelle d'où l'on extrait la fécule désignée habituellement sous le nom de sagou. Dans ce but, Tarbre abattu est fendu sur toute sa longueur ; on en arrache la moelle, on la pulvérise, on la lave sur un tamis, on la granule sur une plaque trouée, puis on la laisse tomber sur une plaque chaude où elle subit un commencement de torréfaction un peu plu s avancée que le tapioca. On en distingue dans le commerce deux variétés, le rouge et le blanc. La coloration du premier parait tenir à l'existence d'une matière colorante particulière dans certaines variétés de palmier. Le blanchiment de cette matière est pratiqué en Angleterre sur une grande échelle par un procédé qui est tenu secret. D'après Muspratt, ce procédé serait basé sur l'emploi du chlorure de chaux étendu.
On fabrique également en France du sagou artificiel en suivant la marche que nous venons de décrire pour la préparation du tapioca artificiel.