‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 235 sur 290 · FÉCULE DE FÈVES, DE FÈVEROLES, DE HARICOTS, ETC · texte numérisé non relu

FÉCULE DE FÈVES, DE FÈVEROLES, DE HARICOTS, ETC

Les graines de légumineuses fournissent une fécule de trèsbelle qualité, dont M. Risler a, dans ces dernières années, pratiqué l'extraction sur une échelle industrielle. Le procédé dont il fait usage est très-simple ; les graines sont d'abord immergées dans l'eau et abandonnées au contact de ce liquide pendant vingtquatre ou trente heures ; ainsi tuméfiées, elles sont passées sous des pieules, puis dans des tamis cylindriques semblables à ceux que nous avons décrits pour Textraction de la fécule de pommes de terre; au sortir de ces tamis, Teau chargée de fécule est dirigée sur les plans inclinés, et le produit purifié à la manière ordinaire.

FÉCULE ou AMIDON DE MARRONS d'iNDE.

Le marron d'Inde se présente en si grande abondance dans les promenades publiques qu'il n'y a pas lieu de s'étonner si, dès le premier jour où l'industrie s'est préoccupée de trouver un succédané à l'amidon du blé, elle a fixé son attention sur cette graine si riche en matière féculente. Dès le commencement de ce siècle, on a cherché à en retirer l'amidon qu'elle renferme, et dont les qualités sont supérieures à celles de l'amidon de blé, mais toutes les tentatives industrielles faites dans ce but ont échoué successivement. La question a été reprise dans ces dernières années igar

FÉC FÉCULES, AMIDON, DEXTRINE, ETC. 4^4

M. de Gallias, mais malgré un succès momentané, cette industrie semble devoir être bientôt arrêtée par la difficulté de se procurer en quantité suffisante la matière première qui, disséminée en mille lieux éloignés les uns des autres, occasionne des frais de transport trop considérables. Le procédé de M. de Gallias consiste à râper les marrons sans les décortiquer, à les laver aux tamis, pour extraire la plus grande partie de l'amidon, puis à passer les fragments d'écorce échappés à la râpe entre deux cylindres lamineurs en fonte animés de vitesses différentes. Sous Taction de ces deux cylindres, les cellules restées intactes se déchirent, et Ton obtient une pulpe qui abandonne, lorsqu'on la passe au tamis les dernières portions d'amidon renfermées dans la graine. La matière amylacée purifiée ensuite par des lavages convenables est apte aux mêmes usages que Tamidon du blé, elle parait même préférable en ce sens qu'elle fournit un empois plus volumineux.

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