II. — DICT. DB CHIMIE INDUSTRIBLLS
cou COULEURS. . 82
géant verticalement dans le liquide d^environ 50 à 60 centimètres. Ces tuyaux sont en communication avec un gazomètre, sous k cloche duquel arrive, parle moyen d'ime cagniardelk, d'un gazomètre ou de tout autre système, un courant d*air qui a passé à travers un foyer de charbon de bois ou de coke incandescent.
L'acide carbonique de ce mélange gazeux, dirigé dans le bain d'acétate basique, s'unit à Texcès d'oxyde de plomb qui forme le sous-acétate, et la céruse produite se dépose ; l'effet se continuerait jusqu'à ce que le liquide ne contienne plus que de l'acétate neutre ; mais il faut absolument laisser de Vacétate hasiqm en excès. Ce bain est repris par une pompe, versé de nouveau dans la première cuve où il est mis en contact avec une nouvelle quantité d'oxyde de plomb qui forme de nouveau de l'acétate tribasique, lequel est mis en contact avec Tacide carbonique. Cette opération se continue jusqu'à ce que la couche de céruse obtenue soit suflSsamment épaisse. On la délaye avec ime certaine quantité d'eau et on la fait couler dans im troisième réservoir où s'opère le lavage. La céruse lavée et reposée est distribuée dans de petits pots coniques en terre poreuse, puis portée à l'étuve où a lieu la dessiccation définitive. Chaque transformation de l'acétate neutre en sous-acétate nécessite l'addition d'une certaine quantité d'acide acétique pour réparer les pertes.
Suivant M. Ozouf, on active l'opération en envoyant dans un réservoir commun sous pression le gaz carbonique et le bain d'acétate sur lequel il doit réagir.
La céruse qu'on obtient par le procédé Thénard a moins de densité, en général, que les céruses provenant des écailles; elle couvre moins les surfaces, mais elle est généralement plus blanche. Plusieurs établissements en France se sont adonnés à cette fabrication. Le plus important est celui de Portillon. De nombreux perfectionnements y ont été apportés par M. Fallu et par M. Delaunay à la marche suivie par Roard. La description qui suit s'applique à l'usine de Portillon. L'appareil cà céruse se compose de cinq cuves : deux placées au rez-dechaussée et les trois autres au deuxième étage. Les deux premières, de 2 mètres environ de diamètre, sont munies chacime d'un arbre vertical auquel sont fixées des lames en bronze qui rasent en tournant le fond des cuves. Celles-ci sont placées de telle sorte que le liquide, arrivant dans la première, tombe dans la seconde par son propre poids. Les trois cuves supérieures ont 2 mètres 50 centimètres de diamètre sur une profondeur moyenne