L— PRINCIPES ET DIVISIONS DE L'ÉLECTRO-MÉTALLURGE
L'électro-môtallurgie est l'art d'extraire, par l'action d'un cmt rant galvanique, les différents métaux de leurs solutions, avec la qualités physiques qui leur sont propres.
Si le but qu'on se propose est de précipiter un métal sur un objet, en couche continue mais non adhérente, de manière qu'une fois séparée, la couche représente exactement tous les détails et tout le fini de l'objet, l'opération prend le nom de galvanoplastie] si, au contraire, on veut recouvrir d'un métal protecteur, en couche continue et adhérente, un objet fait en un métal plus commun, elle prend le nom ô!éleclro-chimie (cuivrage," dorure, argenture, etc.), suivant la nature du résultat obtenu.
Avant d'entreprendre la description des procédés dont l'industrie fait actuellement usage , indiquons rapidement la succession des faits qui ont donné naissance à chacune de ces industries.
Dès 1800, en démontrant les phénomènes de l'électricité dynamique , Volta, avait par la construction de sa pile, posé les bases des découvertes à venir ; le premier il constata qu'en soumettant la dissolution d'un sel au courant de la pile, celui-ci se décompose en ses deux éléments , dont l'un , le métal, se rend au pôle négatif, l'autre, l'acide, au pôle positif.
En 1802, Brugnatelli réussit à dorer deux grandes médailles d'argent « dans des ammoniures d'or nouvellement faits et bien saturés. »
Vingt-cinq ans plus tard, MM. Daniell et de la Rive, étudiant les phénomènes de la pile, furent sur la voie de la galvanoplastie proprement dite.
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il GALTAN0PLA8TIE. D£P
Un dépôt de cuivre qui s'était formé sur la plaque métallique >lacée au pôle négatif de la pile « ofErait une copie fidèle de ihaque éraillure qu'elle portait; » ils signalèrent le fait; mais, lirigeant leurs recherches sur la pile elle-même, sa construction ft ses effets, ils ne conclurent pas Tapplication.
Les premiers faits datent donc du commencement du siècle.
Cependant la réalisation vraiment industrielle de la galvanoplastie ne prit naissance qu'en 1838, avec les travaux de M. Jacobi, t l'argenture et la dorure électro-chimiques ne datent réellement yxe de 1840, avec ceux de MM. Elkington.
Cette lacune tient à ce que les premiers travaux avaient passé aaperçus. Les savants de la première période, tout entiers à 3urs recherches scientifiques, n'avaient pas songé que leurs ésultats imparfaits pussent donner un jour naissance à une rande industrie; aussi a-t-il fallu tout l'intérêt qu'excite aujour- 'hui la galvanoplastie , toute Fardeur que mirent certains ommes à déprécier le mérite des inventeurs^ pour exhumer de la oussière des bibliothèques les recherches infructueuses de leurs pédécesseurs.
IL— GALVANOPLASTIE.