‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 61 sur 290 · HISTORIQUE DE LA GALVANOPLASTIE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE DE LA GALVANOPLASTIE

Le 17 octobre 1838, M. Jacobi, lepremier, annonça à l'Académie 3 Saint-Pétersbourg qu'il était parvenu à opérer, à l'aide d'un )urant voltaïque, la décomposition du sulfate de cuivre, de Lanière à obtenir des plaîiches de cuivre qui offraient en relief empreinte exacte du dessin gravé en creux sur Voriginal, Vers la lême époque, M. Th. Spencer, en Angleterre, annonçait avoir fait L même découverte. Dès les premiers mois de 1839, des médailles ^produites galvaniquement circulaiçnt à Liverpool. M. Spencer it immédiatement l'idée d'appliquer son procédé à la production îs planches en relief, pouvant servir à l'impression typograaique. (Postérieur comme date à M. Jacobi, il peut très-bien avoir pas eu connaissance de ses travaux, qui ne furent publiés 1 Angleterre que le 4 mai 1839 dans l'Athenœum,) M. Jacobi alla plus loin; non-seulement il détermina les lois qui résident à la réduction du cuivre dans l'appareil simple , mais icore, frappé de la nécessité de maintenir le bain au mêmQ état 3 saturation, il reconnut que si l'on attache au pôle positif une anche de cuivre, elle se dissout en poids à peu près égal

à celui déposé au pôle négatif. Les procédés indiqués par luidaitt une lettre à M. Faraday furent publiés dans VAthenxum le 12 octobre 1839. C'était l'anode* soluble, et Tappareil composé doni il dotait la galvanoplastie. Mais les applications n'en étaient pas encore bien étendues; elles se bornaient à la copie des médailles, bas-reliefs, etc., dont le premier modèle était en métal.

Une nouvelle observation de M. Jacobi vint compléter soa œuvre. Reconnaissant les propriétés conductrices de la plomba» gine, il eut l'heureuse idée de l'appliquer à la galvanoplastie, el donna par suite la possibilité d'effectuer des dépôts, métalliçia à la surface de presque tous les corps. . :i

Dès lors toutes les matières plastiques , le plâtre , la die^Ji gélatine, pouvaient être employées. Il suffisait de les rendre «»• ductrices.

Cependant les progrès de cet art restèrent stationnaires jusqu'au jour où la gutta-percha fut introduite dans les ateliers; ses qualités éminemment plastiques, son inaltérabilité, aussi bien dans les bains acides que dans les bains alcalins, la font employer aujourd'hui presque à l'exclusion de toute autre matière.

Après ce court historique , et avant d'indiquer les moyens généralement employés pour déposer le cuivre, l'or, l'argent, etc., nous allons donner la description des différents appareils galvaniques dont l'industrie a adopté l'usage.

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