APPAREILS
Appareil simple. — L'appareil est simple quand le courant galvanique est produit dans l'intérieur même du vase où le dépôt s'effectue. Ce fut le premier indiqué par Jacobi et Spencer; abandonné complètement lorsqu'il s'est agi de déposer les métaux précieux, il est maintenant le plus souvent en usage pour obtenir le dépôt galvanoplastique du cuivre.
Dans un vase, qui peut être en verre, en porcelaine ou en bois, on met la dissolution métallique, du sulfate de cuivre par exemple; au centre, on place un diaphragme ou vase poreux A, ordinairement en porcelaine dégourdie.
Dans ce vase, on met de l'acide sulfurique étendu, marquant 8*
1 On donne le nom d'anode à l'électrode placé au pôle positif de la pile qui, (^ns la décomposition électro-chimique, peut être dissous, ou qui, s'il est insoluble, attire l'oxygène et les acides.
On donne le nom de cathode à l'électrode qui, placé au pôle positif, reçoit le dépôt métallique, ou attire l'hydrogène et les alcalis.
•*3 - OALVAMOPLAanH. DÉP
à. 10» au pèse-acide (D^l ,067 environ), et on y plonge vta cylindre
a.e zinc amalgamé Z. Sur le zincest fixée une pince P, ayant une
tfte â vis qui permet d'y relier le Ôl de cuivre, destiné à mettre-
en commuDication le moule M avec
le zinc.
Dés que le circuit est fermé, il en résulte un courant, par suite duquel le zinc devient le pôle positif, et le moule le pôle pégatif ; le sulfate de cuivre est décomposé; l'acide sulfurique et l'oxygène se portent sur le zinc, qui se dissout; rbydrogène de l'eau décomposée réduit alors le cuivre, qui se dépose au pôle négatif.
Comme le bain ne tarde pas â s'épuiser, un sac S contenant des cristaux de sulfate de cuivre est attaché à la paroi du bain et sert à l'alimenter. On comprend que, suivant les dimensions de l'otijet à reproduire, on peut faire parier les formes , les dimensions et les dispositions de l'appareil ■nmple.
Appareil composé. — L'appareil est composé quand le courant galiranique est produit en dehors du bain.
Fig. 318.— Appi
tromélallurgie.
Le bain étant placé dans une cuve A, en porcelaine, en grès ou en bois , on dispose une pile B en dehors du bain; on attache les pièces sur lesquelles on veut opérer le dépôt à une tringle métallique NN , communiquant par un âl de métal au zinc de la pile, et l'anode PP, formée du métal contenu dans la dissolution, est mise en communication métallique avec le charbon G. L'anode doit, autant que possible , présenter une surface égale à celle de la pièce à. recouvrir.
Supposant que la cuve A contienne du sulfate de cuivre, et que
DÉP Dél>!ÔT3 MÉTALUQUES. 114.
la pile soit une pile de Bunsen, le métal oxydable (le zinc), attaqné par le liquide, prend l'électricité négative , tandis que le liquide s'empare de l'électricité positive qui alors est recueillie par le corps non oxydable (charbon).
Le pôle zinc, en communication avec la tringle NN, la constituera à l'état négatif, attirera l'oxyde de cuivre du sulfate, et rhydrogène de l'eau.
Le pôle charbon, relié à la tringle PP, devenue positive, attirera Tacide sulfurique et Toxygène de l'eau; ce dernier, oxydant alors la lame de cuivre, reformera du sulfate de cuivre, tandis que l'hydrogène, s' emparant de l'oxygène de l'oxyde de cuivre , laissera le cuivre se précipiter au pôle négatif à l'état métallique.
Piles, — La pile employée peut varier dans ses formes et ses éléments (Voyez Introduction, Notions de physique^ pages 294 et suivantes) .
On n'emploie pas la pile ordinaire de Voila. Les piles à un seul liquide, telles que celle de Wollaston, où le zinc et le cuivre pl<mgent dans Tacide sulfurique étendu, celle de Smée, où le cuivre de la pile de Wollaston est remplacé par une lame d'argent platinisé, sont peu employées dans l'industrie, malgré leur économie: teur peu d'intensité et le défaut de constance dans Faction en sont la cause.
Les piles à deux liquides sont celles de MM. Daniell et Bunsen : la première, modifiée par M. Becquerel, est la plus ordinairement employée dans la télégraphie électrique à cause de la constance de son courant. Les appareils simples employés actuellement dans la galvanoplastie ne sont qu'une modification de la pile de Daniell. La pile dite de Bunsen, perfectionnée par 'M. Archereau, est celle dont l'industrie électro-chimique préfère l'usage.
Amalgamation du zinc. — Le zinc du commerce contient souvent différents métaux, tels que le fer, le plomb, l'arsenic, etc. , lesquels constituent autant de couples voltaïques, lorsqu'il est plongé dans l'eau acidulée ; de sorte que, dans l'oxydation du zinc, il se produit une multitude d'actions locales, et qu'il se fait, en pure perte, ime grande consommation de ce métal.
On a remédié à cet inconvénient en amalgamant le zinc ordinaire, ce qui lui donne la propriété du zinc pur. De cette manière, l'action de l'acide à la surface du zinc est à peu près régulière, et tant que le circuit n'est pas fermé, le zinc reste inattaquable.
L'amalgamation se fait très-simplement en décapant le fine
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dans l'acide sulforigue à 12<', puis en le roulant dans une auge semi-cylindrique, en bois , au fond de laquelle se trouve du mercure ; l'amalgame se forme immédiatement à la surface ; on régularise l'application du mercure en brossant le zinc jusqu'à ce qu'il devienne brillant, et on laisse égoutter pour séparer le mercure en excès. Pour éviter de refaire trop souvent ce travail, on ajoute à l'eau acidulée du vase de grès quelques gouttes d'azotate de bioxyde de mercure, qui maintiennent assez longtemps la surface du zinc brillante. Cependant, il est utile de renouveler de temps en temps l'amalgamation jusqu'à complète dissolution du zinc.