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BAINS

Les bains destinés aux dépôts galvanoplastiques de l'or et de Targent, étant les mêmes que ceux dont on se sert pour la donne et l'argenture, seront décrits lorsque nous nous occuperons de ces industries.

C'est surtout sur les dépôts galvanoplastiques du cuivre rouge que se sont portées les recherches des savants et les application» de rinduslrie; la séparation facile de ce métal de ses combinaisons salines, ses propriétés physiques, lamodicité de son prix, en ont rapidement étendu l'application.

Pour faire un bain de cuivre, il suffit de dissoudre dans l'eau toute la quantité de sulfate de cuivre qu'elle peut prendre à la température ambiante.

n est important de n'employer que du. sulfate de cuivre pur ; celui qui provient des affinages d'argent convient le mieux pour ce travail.

Lorsque l'eau est complètement saturée , elle marque 24" au pèse-sels; on ajoute alors un litre d'acide sulfurique par 100 litres de bain, afin de rendre celui-ci plus conducteur. Le bain marque alors 26<», mais ne tarde pas à redescendre à 24", par la cristallisation d'une petite quantité de sulfate de cuivre, la combinaison de l'acide sulfurique avec Teau qui servait à le dissoudre ayant déterminé cette précipitation.

Le bain est placé dans des cuves, dont la forme est appropriée aux besoins de l'opération. Les cuves en bois, garnies de guttapercha, sont les meilleures. Sur l'une des parois de la cuve, on fixe une série de diaphragmes en[terre poreuse contenant l'eau acidulée et le zinc; ils sont reliés entre eux par des conducteurs en cuivre, et mis en commimication avec les tringles supportant les moules

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à recouvrir. Aux angles de la cuve , on fixe de petites auges en gutta percées de trous, qu'on remplit de cristaux de sulfate de cuivre, aûn de maintenir Tétat de saturation du liquide. Halgié cette précaution , les bains finissent par s'épuiser, et renferment une certaine quantité d'acide sulfurique en excès, et de sulfate de zinc, provenant des diaphragmes, qui pénètre dans le bain par endosmose. Il faut alors arrêter la cuve et faire cristalliser les sels. Le sulfate de zinc reste dans les eaux mères, et le sulfate de cuivre extrait peut servir à de nouvelles dissolutions.

Les métaux déposés sous l'influence de la pile ne présentent pas toujours les mêmes caractères physiques.

Tantôt le dépôt est rugueux et cassant , tantôt il est mou et flexible ; tantôt il a les qualités intermédiaires, et est aussi pa^ fait dans ses propriétés physiques que le meilleur métal laminé; tantôt enfin, il peut se présenter sous la forme d'une poudre cristalline sans adhérence.

Ces différents états moléculaires dépendent des relations qui doivent exister entre les quatre conditions suivantes, que M. Boquillon a le premier signalées :

1« Les proportions des deux électrodes ;

2» Le degré de concentration des liquides ;

3» La température à laquelle on opère.

4» L'intensité de la pile.

Dans tous les cas, il est important que les surfaces relatives de l'anode et des pièces en communication avec le pôle négatif soient à peu près égales ; un électrode positif plus grand que l'électrode négatif tend à produire un dépôt cristallin qui peut aller jusqu'à l'état pulvérulent , si la différence de leurs dimensions est trop considérable.

Agit-on dans un liquide trop concentré, le dépôt est rugueux et cassant ; une augmentation dans l'intensité de la pile ramène le dépôt à son état normal.

Le bain est-il trop peu concentré, ou la température s'abaisset-elle , le dépôt se ralentira et affectera une apparence cristalline qu'il sera facile de faire disparaître par l'élévation de la température ou une diminution dans l'intensité de la pile. Si la température est trop élevée, le dépôt deviendra pulvérulent; on y remédiera en diminuant la force de la pile employée.

La régularisation de l'intensité du courant est, dans presque tous les cas, le remède à apporter aux accidents qui se produisent

C'est donc de l'équilibre parfait entre ces quatre conditions que

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dépend la précipitation galvanique d'un métal, avec toutes les qualités de ductilité et de malléabilité qui lui sont propres. L'habitude fournit très-vite à l'opérateur les moyens de maintenir l'opération régulière.

Dans le cas où Ton emploie l'appareil simple, c'est du rapport entre les surfaces du zinc et le nombre de pièces à recouvrir, que dépend le succès de Topération. Du reste, avec des liqueurs parfaitement saturées et im courant de faible intensité, on est toujours sûr de réussir.

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