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MOULES

Pour obtenir im dépôt de cuivre, dans les bains que nous venons d'indiquer, il faut d'abord préparer les moules destinés à le recevoir. Ils sont de deux natures. Les premiers, ou moules conducteurs^ sont métalliques, et ordinairement en cuivre, plomb pur ou métal fusible.

Les seconds, ou moules non conducteurs^ sont faits en matière plastique : cire, stéarine, plâtre, gélatine ou gutta-percha; ceux-d, ne pouvant recevoir directement les dépôts, doivent être métallisés.

Moules conducteurs, — Les moules en cuivre s'obtiennent en faisant im dépôt électro-chimique de métal sur l'objet à reproduire. Si le modèle est en métal, il est nécessaire d'empêcher l'adhérence du dépôt galvanoplastique. On y arrive en le frottant légèrement avec ime brosse douce, imprégnée de plombagine ou d'essence de térébenthine , en ayant soin de bien essuyer avant de porter au bain, ou bien encore en exposant le cuivre à la vapeur d'iode et à la lumière solaire. Si le modèle n'est pas en cuivre, mais en zinc, en fer, ou en un métal attaquable dans les bains acides, il est nécessaire de recourir à un cuivrage préalable dans les bains alcalins. Si le modèle est en plâtre ou en dre, il est indispensable de le métalliser ; opération que nous indiquerons tout à l'heure.

Les moules en plomb ne peuvent se prendre que sur des corps métalliques ou sur des matières inaltérables par la pression. Il suffît de mettre l'objet à copier entre une plaque de plomb et une plaque d'acier , et de soumettre le tout à l'action d'un laminoir. Ce procédé a été heureusement appUqué à l'imprimerie impériale de Vienne pour la reproduction des plantes, des fleurs et des organes les plus déhcats des végétaux.

Les moules en métal fusible ne sont guère employés qu'à la

DÉP dép6t8 métalliques. lis

reproduction des médailles. L'alliage, compoBô de 5 parties de plomb, de 3 d'étain et de 3 de bismuth, est celui dont on se sertie plus. Il fond à la température de SO» centigrades. Avec cet alliage, on doit, pour exécuter un moule, avoir recours anx prooédée de clichage par percussion.

Movles non conducteurs. — Les matières plastiques les plus en usage sont le plâtre, la cire, la stéarine, la gélatine et laguttapercha.

Pour les trois premières matières, les moules s^obtiennent par voie de coulage. Les procédés employés sont tellement connus que nous ne les décrirons pas. Pour les plâtres seulement, il est une condition â remplir une fois le moule fait, c^est de le rendre inattaquable à la solution de sulfate de cuivre. Il suffît pour cela de le plonger dans un bain de stéarine fondue jusqu'à ce qu'il en soit imprégné. Cette opération ne peut être faite qu'après une parfaite dessiccation du plâtre. La stéarine destinée au moulage doit avoir été mélangée avec de la cire vierge. Seule, elle cristallise par refroidissement et ne donne pas toute la pureté dont elle est susceptible.

Lorsque l'objet que Ton veut reproduire n'est pas de dépouille, c'est-à-dire quand il présente des sinuosités telles que le moule ne pourrait être détaché du modèle sans se briser, laissant alors de côté les substances que nous venons d'indiquer, on a recours à la gutta-percha et à la gélatine.

Moulage à la gutta-percha, — Cette matière est éminemment propre aux opérations galvanoplas tiques. Assez élastique pour permettre la reproduction d'objets fouillés, et complètement inaltérable dans les bains acides ou alcalins, elle peut servir presque indéfiniment, lorsque toutefois, on a soin de la mettre à l'abri de l'air. Pour prévenir l'altération spontanée de la gutta, on la conserve sous l'eau. Vieille, elle devient cassante ; on lui redonne ses qualités premières en la cuiscant avec un tiers de son poids de gutta neuve.

Il y a deux manières d'obtenir le moule : par voie de fusion et par voie de compression.

Le premier moyen consiste à mettre dans \m four chauffé à 110 ou 120" le modèle et la plaque de gutta mélangée d'un tiers de son poids d'huile de lin, de manière à former une espèce de fusion de la matière à la surface du modèle, puis, à la sortie du four, à presser avec la main qu'on trempe dans l'eau froide pour l'empêcher d'adhérer à la gutta jusqu'au moment où on suppose l'em-

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