CHAPITRE II. — COMBUSTIBLES FOSSILES. GOM
la dose d'hydrogène est assez variable, mais si elle dépasse 1,5 pour 100, la quantité d'oxygène doit être telle qu'elle puisse transformer en eau au moins les deux tiers de son hydrogène ;
3® Enfin, lorsque Thydrogène et l'oxygène sont dans les houilles à peu près dans le rapport qui constitue Teau, les houilles sont à peu près infusibles.
En conséquence, on distingue les houilles comme il suit : \o Houille à coke boursouflé ; 2° houille à coke fritlé ; 3» houille à coke pulvérulent.
Ce serait une erreur de croire que les houilles se boursouflent d'autant moins qu'elles contiennent plus de carbone ; il est des houilles à coke pulvérulent qui ne donnent que 50 pour 100 de coke, tandis que telle autre à coke très-boursouflé en donne jusqu'à 80 pour cent.
Les houilles à coke boursouflé et surtout le cannel-coal conviennent pour l'éclairage au gaz. Quant au chauffage, il faut distinguer plusieurs cas. S'agit-il de souder le fer , les meilleures seront celles qui donneront peu de flamme, un feu soutenu et qui se ^a^lolliront assez à la chauffe pour former une voûte audessus des pièces métalliques dont on élève au rouge la température. Faut-il au contraire un feu de flamme ; celles à coke trèsboursouflé conviendraient si elles n'avaient, en se fondant, l'inconvénient de boucher les issues de la grille. Les houilles à coke pulvérulent ne conviennent pas non plus, une bonne portion de ce coke tombant dans le cendrier avant d'avoir été brûlé ; le feu de flamme sera donc produit plus convenablement par un mélange ad hoc de ces deux espèces de houilles. Par ce motif, les houilles à coke fritte sont celles qui conviennent le mieux à ce genre de chauffage.
On range les houilles dans l'ordi'e suivant, relativement à la quantité de chaleur qu'elles peuvent donner en brûlant : 1° houille à coke boursouflé très-hydrogénée ; 2° houille à coke boursouflé très-carbonée ; 3° houille à coke fritlé très-riche en carbone ; 4o houille à coke pulvérulent très-riche en carbone ; 5o houille à coke fritte, pauvre en carbone ; 6o houille à coke pulvérulent, pauvre en carbone.
Une houille de qualité moyenne doit porter, par sa combustion, environ 60 fois son poids d'eau, de 0 à 100 degrés.
Les houilles à coke fritte et surtout les houilles à coke pulvérulent sont quelquefois difQciles à embraser; il faut, dans ce cas, ne les introduire dans le foyer que lorsqu'il est déjà mis en.
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grande activité, soit par des houilles aisément inflammables, soit par d'autres combustibles : il en est même que Ton ne peut employer qu'en les mêlant à des houilles grasses.
Lorsque Ton brûle les houilles en grandes masses elles laissent un résidu de 10 à 20 pour 100. Ce résidu se compose de silice, d'alumine et de magnésie, d'oxyde de fer, d oxyde de manganèse et de sulfate de chaux, le tout en quantités variables. C'est à peu près la composition de ce que Ton nonMue en termes de forge le laitier^ et voilà pourquoi ces cendres se présentent toujours sous la forme de mâchefer^ espèces de scories à demifondues.
La densité de la houille variant de 1,16 à 1,40, il peut en résulter de notables différences de poids pour un même voliune de houilles diverses ; mais les interstices variables qui se produisent entre leurs morceaux dans la mesure déterminent aussi des différences de poids très-appréciables.
Le poids de l'hectolitre de différentes houilles de France, mesuré ras, est le suivant :
88 kilogrammes pour celui de la houille fournie par la mine de la Sarthe.
87 — pour celui de la houille d'Auvergne et de Blanzy.
86 — pour celui de la houille de Combelles.
85 — pour celui de la houille de la Taupe.
84 — pour celui de la houille de Saint-É tienne.
83 — pour celui de la houille de Decize.
79 — pour celui de la houille du Creuset (Dumas).
Le poids de Thectolitre de houille, mesuré comble^ est d'environ 100 kilogrammes. La voie de houille est de 1 5 hectolitres mesurés ras et de 12 hectolitres mesurés comble.
La houille est très -faiblement hygrométique , son humidité propre s'élève au plus à 2 ou 3 pour 100. Cette évaluation, d'après un travail récent de M. de Marsilly, est même exagérée.
L'Angleterre et l'Ecosse tiennent le premier rang par l'importance de leurs exploitations de houille ; celles de Belgique occupent le deuxième rang, et celles de France le troisième. Le reste de l'Europe ne fournit comparativement que des quantités minimes de ce combustible.