ARGENTURE AU TREMPÉ
Cette méthode n'est guère employée que pour des objets de peu d'importance. Elle s'effectue \ à la température de l'ébuUition, dans un bain de cyanure double de potassium et d'argent contenant 5 grammes d'argent par litre, et sur des pièces préalablement très-bien décapées. Un autre procédé, appelé bouillîtoire , était employé depuis longtemps dans l'industrie et servait à Targenture des épingles, agrafes, boucles. Il consistait à faire un mélange de nitrate d'argent provenant de 10 gram. d argent vierge, 633 gr. de sel marin, 20 grammes de sel ammoniac, 20 grammes de sel de nitre, 2 grammes d'arsenic blanc et 80 grammes de crème détartre; puis, en projetant dans, de l'eau bouillante une petite quantité de cette pâte, on formait un bain dans lequel les pièces plongées se couvraient d'une couche d'argent très-brillante.
Ce procédé a été modifié et simplifié en Angleterre. Il sert encore pour l'argenture des boutons de qualités inférieures et articles similaires. Dans une bassine de cuivre rouge, on fait bouillir 30 grammes de chlorure d'argent, 500 gi^ammes de chlorhydrate
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d'ammoniaque et 4 grammes de bichlorure de. mercure, et on pratique l'argenture avec les précautions ordinaires de ladoron au trempé.
On se servait encore autrefois d'un procédé appelé argtrUun pouce. Il consistait à frotter avec le pouce, enveloppé d'un lingefin; '"^ les pièces préalablement décapées, au moyen d'un mélange de 1 partie d'argent en chlorure, 3 parties de crème de tartre, 4 p»; ties de sel marin et une petite [quantité de sulfate de fer qa' broyait dans un mortier, avec un peu d'eau.