IL— ÉTAMAGE
Le cuivre et le fer, exposés au contact de l'air humide, éprouTent des altérations plus ou moins rapides. Les vases en cuivre destinés à la cuisson des aliments peuvent , au contact des acides, donner naissance à des composés vénéneux. Ces raisons ont fait depiù longtemps rechercher les moyens de les préserver de l'oxj^. dation par le dépôt à 'leur surface d'un autre métal, et ont donné naissance aux procédés de Vétamage et à, la fabrication àk fer-blanc.
Étamagc du cuivre, — On commence par décaper parfaitement le cuivre, condition toujours nécessaire d'une parfaite réussite. Qa y arrive en grattant d'abord et en saupoudrant de sel ammoniac la pièce à étamer. On chauffe légèrement, en étendant le sel ammoniac avec im tampon d'étoupe. Il se forme un sel double volatil de cuivi^e et d^ammoniaque qui entraîne , en se volatilisant, l'ox^'de de la surface de la pièce ; puis on verse sur la pièce, qu'on continue à chauffer, de Tétain fondu préalablement dans un vase en fonte, on frotte avec Tétoupe et on fait écouler l'excès de métal; au lieu de chauffer directement , on applique encore l'étain an moyen du fer à souder, en régularisant toujours son appUcation avec l'étoupe. Si, pendant l'étamage, quelques parties paraissaient moins bien prises, on jette un peu de résine qui, en enlevant Toxyde, facilite lalliage des deux métaux.
On obtient maintenant un bien meilleur décapage en remplaçant le sel ammoniac par le chlorure double d'ammonium et de zinc, qu'on emploie en dissolution. Ce sel permet d'obtenir l'étamage du cuivre et même du ter avec la plus grande facilité.
L'étain fin n'est prestpie pas employé; on se sert ordinairement d'un alliage de 90 étain, 10 plomb.
Pour les vases destinés à la cuisine , comme l'usure est assex rapide , on emploie im alliage qui résiste mieux au frottement
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|ue les composés de plomb et d'élain; il contient 1 partie de fer M)ur 6 parties d'étain, et se fait en projetant des rognures de ferilanc dans de Tétain fondu et en chauffant au rouge.
Les procédés d'étamage servent aussi à réunir deux surfaces Mtre elles, c'est-à-dire à les souder. On commence par étamer •éparément les deux surfaces, comme nous venons de l'indiquer; Ipds on les réimit au moyen d'une soudure dont l'alliage est ■aoins riche en étain et contient une partie d'étain pour deux à trois parties de plomb.
m,— FABRICATION DU FER-BLANC.
Le métal destiné à la fabrication du fer-blanc doit être de la aneilleure qualité. On emploie de préférence le fer affiné au char- .^n de bois ; lorsque la tôle a acquis par le laminage les épais- •eurs convenables, on la coupe à la cisaille dans des dimensions loniformes, variant suivant les usines, et dont les plus ordinaires «ont 35 cent, sur 27 cent.
Les feuilles de fer-blanc ont de petites dimensions , parce qu'il est plus facile d'en réussir parfaitement Tétamage. En effet, pour . ÇQe rétamage soit utile, il ne faut pas qu'il y ait un seul point de la surface dénudé ; dans le cas contraire l'oxydation du fer marcherait plus rapidement méfae que si le métal n'avait pas été étamé.
Les feuilles de fer-blanc sont livrées dans le commerce par caisses de 100, 150, 200 ou 275 feuilles, indiquées par un nu- -méro d'ordre de grosseur. C'est par nombre de feuilles égal que chaque mise au tain s'effectue.
Décapage. — Cette opération se fait dans les acides végétaux provenant de la fermentation du son; elle est précédée d'un travail préhminaire, consistant dans une sorte de recuisson et de laminage à froid.
Les feuilles pliéps sous im angle de 60» sont trempées dans une eau seconde d'acide chlorhydrique étendue au sixième, puis portées sur la sole d'un four à réverbère, où on les recuit au rouge sombre. Le pli donné aux feuilles est fait pour faciliter l'action de la flamme sur les deux côtés de leur surface.
Au sortir du four, après les avoirlaissé refroidir, on les frappe sur tin bloc de fonte pour enlever les écailles d'oxyde et on les porte 80US un laminoir à cylindre de fonte de 40 à 45 cent, de diamètre.
DÉP DÉPÔTS MÉTALUQUES. ISQ
On procède alors au véritable décapage. Le bain acide est fonoé d'eau de seigle ou de son , acidiûée par la fermentation pendant .dix ou douze jours ; on laisse les feuilles de tôle pendant doive heiu*es dans ce bain, puis on les trempe pendant une heure dans de Teau contenant quelques centièmes d'acide sulfoiique Jusqu'à ce que les feuilles paraissent bien brillantes. Elles sont ensuite blanchies avec de l'étoupe et du sable et jetées dans des cuve» pleines d'eau pure où on les conserve en attendant la mise au tain.
Étamage. — L'étain qu'on emploie pour la fabrication du ferblanc doit être de première qualité, exempt de fer et de soufre; l'étain en grain qui provient des minerais d'alluvion est préféré par cette raison. t
On le fait fondre dans une sorte de creuset en fer ayant 80 cent |"de profondeur et 60 cent, de largeur, et contenante à TOOkilogr. dé métal. On met à la surface du bain une couche de suif ^ 10 cent, d'épaisseur qui empêche la tôle de s'oxyder et favori» Talliage des deux métaux. A droite de ce creuset se trouve une première chaudière de même capacité et contenant de la graisse fondue, puis, à gauche, une grille en fer où les feuilles, placées latéralement, laissent écouler Tétain en excès, puis ime cliaudière plate appelée laveur^ contenant une petite épaisseur d'étain fondu, recouvert de suif blanc.
Les feuilles sortant du bain de décapage sont plongées d'abord, une heure environ, dans le premier bain de suif destiné à pi^- ''"' venir l'explosion qui résulterait de l'immersion dans le baiip^ métallique des feuilles encore humides; puis dans le bain d'étain où, posées verticalement, elles restent une heure et demie. Reti" rées de ce bain, on les laisse égoutter sur la grille en fer : l'étais s'écoule et forme, à la pai-tie inférieure, im bourrelet qu'on enlève, en les trempant rapidement dans le laveur, qui fait fondît '^ l'excès d'étain ; un coup donné par l'ouvrier au moment où Té- '^ tain va fondre fait tomber le métal excédant. ' '
Il ne reste plus qu'à tiédir légèrement les feuilles dans un four fn spécial, pour enlever, au moyen d'étoupes, la graisse qui peu* '"* rester à la surface, puis à les brillanter^ en les nettoyant à jGoi '^ «vec du blanc d'Espagi;ie en poudre. ""
Un étamage de 1000 feuilles, de 35 centimètres sur 27, coiir somme 50 kUogr. d'étain, ce qui représente 130 à 140 grammes IHain par mètre de surface.
UaUiage de fer avec l'étain détermine ime cristallisation qu*oo "
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