SUC
commencement de végétation. Le poids de la chaux employée varie de 4 à 10 kilogr. par 1 .000 lities de jus.
On comprend combien il est essentiel d'avoir de la chaux de bonne qualité, c'est-à-dire ne contenant pas de silice ni surtout de fer. On prend de la chaux éteinte, on la réduit en poudre et on la passe au tamis, puis on ajoute de Teau jusqu'à ce que le mélange soit tel que 10 litres de cette bouillie claire contiennent environ 1 kilogr. de chaux vive.
Malgré les inconvénients de la chaux, certains fabricants veulent qu'elle soit toujours un peu en excès^ afin que les jus restent alcalins pour éviter les fermentations.
Les chaudières à déféquer, contenant 15 à 20 hectolitres, sont en cuivre ou en tôle et munies d'un double fond ou d'un serpentin chauffés par la vapeur directe à 5 atmosphères.
Dès que la chaudière est remplie de jus, on ouvre le robinet de vapeur E. Quand la température est arrivée de 60 à 85", on verse le lait de chaux en brassant la masse, afia d'obtenir un mélange parfait , et on chauffe graduellement jusqu'à TébuUition. Au premier bouillon, on ferme la vapeur. Si on laissait l'ébnllition se prolonger, les écumes réunies à la surface se diviseraient, se répartiraient dans la masse en troublant la liqueur et les jus se coloreraient.
On juge que la décoloration est bonne, quand les écumes sont fermes, d'un blanc verdâtre, d'une apparence sèche ; elles doivent se détacher des bords de la chaudière, se fendiller en laissant échapper une odeur ammoniacale; le jus enfin est limpide et d'une belle couleur ambrée. Si ces caractères ne sont pas bien complets, la défécation est mauvaise, et il faut soit augmenter, soit diminuer, la quantité de chaux suivant ce qu'indique l'expérience et quelques tâtonnements.
On laisse la liqueur reposer 15 à 20 minutes, pour qu'elle se décante bien, et on ouvre le robinet V en laitiaal couler, \4uX fue
Fig. 503.— Chaudière de défécation.
F. Chaudière en cuirre séparée par retpaoe D où circule la ?apeur d'an double fond en cuirre ou en fonte.