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SUCRE DE BETTERAVE. SUC

les épuise comme les cossettes yertes et on obtient des jus pesant 12 à 15*- Malheureusement, on a, jusqu'à présent, été obligé d^opérerla défécation dans les cossettes mêmes, en les imbibant d'un lait de chaux ; cela les rend impropres à la nourriture des bestiaux, inconvénient capital pour cette industrie essentiellement agricole.

Les tourailleSy appareils employés jusqu'ici pour la fabrication des cossettes, nous paraissent très-défectueuses. Ce sont des fourneaux en brique, munis d'une grille serrée ; le feu est placé audessous de la grille, et la dessiccation s'opère au moyen du courant d'air chaud direct résultant de la combustion. Cet appareil grossier noircit facilement les cossettes; 11 faudrait, sans doute, y substituer des appareils analogues à ceux qu'on emploie pour la fabrication des légumes conservés.

M. Schutzembach, auteur de ces deux procédés, a cherché à les perfectionner en traitant les cossettes séchées par Talcool. Nous ne connaissons pas encore les résultats de ces tentatives.

M. Pesier, chimiste de MM. Serret-Hamoir et C% à Valenciennes, a imaginé d'employer Talcool à 90<> pour séparer le sucre des matières étrangères végétales qui restent après la défécation. D défèque avec la quantité de chaux strictement nécessaire, traite les jus par l'acide carbonique et envoie ces jus dans im vase clos, contenant de l'alcool à OO* ; les matières étrangères se précipitent et le liquide soutiré clair passe dans une colonne à distiller, où il abandonne la plus grande partie de son alcool; les dernières traces en sont chassées en maintenant le liquide à Tébullîtion dans ime chaudière placée au-dessous de la colohne. L'alcool se condense dans un réfrigérant et tombe dans un vase pareil à celui où le mélange a été effectué. Quatre vases semblables sont placés à côté Tun de l'autre : l'un reçoit l'alcool, l'autre les j.us, pendant qu'on laisse reposer les deux autres; pour pouvoir couler le liquide, toutes les dix précipitations, on retire les matières tombées au fond au moyen d'un robinet de vidange et on épuise ces matières avec de l'alcool. Deux ou trois usines de Tarrondissement de Valenciennes emploient depuis deux ans le traitement par l'alcool»

Signalons enfin le procédé de M. Bernard, qui précipite les matières végétales par l'alumine préparée au moyen de l'alun, et les travaux de M. Leplay, qui croit pouvoir établir des siroperies agricoles en utilisant les appareils employés par lui pour distiller directement les cossettes fermentées.

suc SUCRE. i"2.:

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