RAFFINAGE. SUC
On y puise la masse sucrée avec des poches en cuivre pour remplir les bassines qui servent à porter la cuite aux formes. Quelquefois le réchauffoir est plus élevé ; il est alors muni à sa partie inférieure d*une soupape par laquelle on emplit les bassines.
Empli, /brme^.-^Les vases dans lesquels on verse la cuite sont des formes coniques en tôle peinte ou émaiUée, quelquefois en zinc peint, Depuis peu, on essaye* avec avantage, dit-on, dep formes en papier verni. Ces formes de gabaris variables contien-nentde 6 à 16 litres environ, suivant les payst La pointe est percée d'un trou qu'on bouche avec un linge mouillé ; on planta les formes debout sur la pointe dans un atelier dallé situé aussi prés que possible de l'appareil à cuire bien à Tabri des courants d'air, qui tacheraient les pains, et maintenu i 30^
Des troncs de cône en fonte soutiennent les rangées extérieureti ; on emplit les formes une à une avec les bassines munies ou non de couvercles, dans lesquelles on a pris la cuite au réchauffoir. Il faut avoir soin que les formes soient en bon état et lavées avec soin. L'absence de peinture ou d'émail se marque en taches de rouille sur les pains finis.
Opa/a^6.-**Il ne tarde pas à se former à la surface des formes une croûte cristalline ; la cristallisation s'opérerait irréguliére* ment, si on n'avait pas soin de remuer à deux reprises cette couche et de la mélanger à la, masse encore liquide avec un couteau en bois; c'est ce qu'on appelle opaier.
Monte^paint,--^Grmier,'^LiU de paitw.-— Au bout deSà lOheures, le sucre est suffisamment pris en masse pour qu'on le monte dans les greniers au moyen d'une chaîne sans fin, munie de paniers, qui traverse tous les planchers jusqu'au dernier étage du bâtiment. Il est inutile de donner aux greniers plus de 2 mètres de hauteur, mais il faut avoir soin d'y maintenir une température de 28 à 30 degrés jour et nuit. L'ouvrier qui reçoit les pains à l'étage qu'on doit garnir ôte le tampon de linge (la tape), et présente la tête de la forme à un ouvrier qui y introduit une alèse {la prime) pour faciliter Técoulement des sirops ; enfin, un troisième place les pains sur les lits où ils doivent s égoutter. Les lits sont des caisses rectangulaires en bois avec des rebords de 25 à 30 centimètres; le fond est généralement & double pente et garni de zinc. Sur les rebords s'appuient des planches en sapin, percées de trous coniques dans lesquels on plante les formes.
Quelle que soit la pente donnée aux lits de pains, les sirops ne coulent pas assez promptement dans la dalle commune pour ne
suc
SUCRE
pas déposer sur le zinc des ciistaux qu'il faut enlever le plus fréquemment possible par des raclages.
Égouttagc — Clairçage.— Les sirops (eaux mères de cristallisalion) qui restent entre les cristaux s'écoulent en partie naturellement; c'est l'égouttage qui dure de 12 à 48 heures, suivant la nature des sucres bruts et la densité des pains. A ce moment, on trouve à la tête du pain une sorte de chapeau très-coloré par les sirops, qu'un plus long égouttage ne diminuerait pas sensiblement; on brise alors la croûte qui s'est formée à la surface et on mélange avec une première clairce le sucre qu'on détache, afin d'empêcher la formation des trous ou fontaines par lesquels la clairce se ferait des passages et nettoierait inégalement les pains. On donne ensuite successivement troisou quatre clairces, en réservant les plus belles pour la fin, et on finit soit par une clairce faite avec des sucres complètement purs, soit par un lavage en blanc, dissolution incomplète des mêmes matières faite à froid. On verse chaque fois environ un litre de clairce par 10 litres de contenance; du cinquième au septième jour, on porte les pains à la sucette ou au centrifuge. La clairce doit marquer 32o à 33**.
Les sucres de canne étant naturellement plus gommeux, produisant des sirops moins fluides, l'égouttage et le claircage durent pour eux plus longtemps que pour les sucres de betterave.
Égouttage for ce, -^Turbine, — SuceWe.— L'égouttage des dernières
parcelles de clairce durait autrefois cinq à six jours; on le rem-
' place aujourd'hui par la sucette, qui opère plus complètement en
r le clair'"
A. Tuyau fie la pompe à air.
R. Réservoir des clairces écoolée».
N. Indicateur de niveau.