V. Robinet de vidange
TT. Tayaa d'aspiration, ou «ucelte proprement dite.
Pl\ Pains de sucre en place dani leurs formes.
4SI raffina'ge. suc
une heure au plus. Cet appareil se compose de tuyaux en fonte placés dans les greniers et portant des tubulures munies de robinets. Les tubulures se terminent par des entonnoirs garnis d'une rondelle en caoutchouc qui rend la fermeture hermétique; sur ces tubulures, on place la pointe des pains encore en forme; une pompe à air unique, en communication avec tous les étages, fait le vide dans les tuyaux et, en peu de minutes, aspire toute la clairce qui se rend dans un réservoir commun.
On a essayé, avec quelque succès, d'égoutter dans un appareil centrifuge avec moteur indépendant ou superposé; les pains sont placés horizontalement dans les ouvertures «d'un tambour en fonte, la pointe en dehors ; la rotation du tambour, qui fait 250 à 300 tours à la minute, suffit pour chasser complètement la clairce en vingt minutes. On a même claircô dans le centrifuge; Topération durait une heure et demie, mais le passage, sans doute trop rapide, de la clairce laissait quelques pains tachés. Ce procédé d'égouttage hâtait le travail, mais il occasionnait un peu plus de main-d'œuvre et détériorait plus rapidement les formes.
PlamoUige. — Ponçage. —Quand les pains sont complètement égouttés, on nettoie la base des pains (plamotaye) soit à la main avec un couteau, soit avec une machine fort simple consistant en un axe horizontal muni de deux couteaux placés perpendiculairement et recevant le mouvement d'une manivelle. Un chariot porté par des glissières permet de pousser le pain contre les couteaux et de régler l'épaisseur de la partie à enlever, à cause de son peu de consistance; on place alors 4es formes dans un atelier bien aéré, afin de donner plus de solidité à la masse ; c'est ce qu'on appelle le fonçage.
Quand la masse est suffisamment solide, on loche les pains, en frappant la forme sur un billot de bois et en recevant le pain sur la main qui soutient la forme; comme la tête est quelquefois tachée ou déformée, on la refait avec une machine à tourner la tête, analogue à la machine à plamoter ; les débris du plamotage servent à faire les clairces. Les débris des têtes sont renvoyés à la fonte.
Étuvage.—Ace moment, le sucre est humide et friable. Pour le rendre solide et sonore, on le passe à Tétuve. Les étuves sont ou verticales ou horizontales; les verticales se composent d'une sorte de cheminée, divisée par des claies en 20 ou 25 étages, espacés de 70 à 80 centimètres. A la partie inférieure est un système de chaufTage en cuivre ou en fonte, dans lequel on uti-
suc SUCRE. 432
liae les échappements des machines; en cas d'insuffisance, on y envoie de la vapeur directe. L'air entré à la partie inférieure se chauffe le long des tuyaux et sort chargé d'humidité par des ouvertures pratiquées en haut et raimies de registres.
Les étuves horizontales peuvent se disposer dans un grenier ; elles ont trois étages de hauteur; le chauffage se fait avec des tuyaux placés sur le sol et sous lesquels sont pratiquées, de distance en distance, des prises d'air. Il faut seulement avoir soin que la sortie de Tair ait lieu également i la.partie inférieure.
Il ne faut pas que la température des étuves dépasse 50* à 55«; au-dessus, la robe des pains jaunit par une sorte de caramélisar tion  la surface. Il faut éviter les courants d'air froid ou le refroidissement trop prompt qui fêle les pains et leur ôte la aono» rite qu'on recherche comme preuve d'une bonne qualité; Vétuvage dure de 6 à 8 jours, suivant la grosseur des pains et Tétat hygrométrique de latmosphère.
Chambre à plier,^Habillage,'-A\i sortir de Tétuve, on place les pains dans un magasin chauffé où on procède au triage et à U mise en papier (habillage),