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PROCÉDÉS DIVERS. TAN

la dernière période de quinze jours, on jette dans chaque cuve, chaque fois qu'on rabat les peaux, deux corbeilles de tan de 25 hect. chacune, et on arrive ainsi en augmentant jusqu'à sept corbeDles.

A la sortie de cette quatrième cuve, la peau est tannée, on Tétire de chair et de fleur, puis on la corroie avant sa dessicca.tion complète. Quelquefois, pour éviter de tanner des parties inutiles cl la peau, on draye après la deuxième cuve. De cette façon, la peau ne conserve que l'épaisseur nécessaire pour sa bonne fabrication et on ne tanne pas les parties charnues qui tombent au drayage, c'est-à-dire lors de l'amincissement de la peau par le couteau du corroyeur.

Tannage des peaux de moutons et de chèvres. —Les peaux de chèvres se tannent, à i)eu de chose près, comme celles de veaux ; seulement elles demandent plus de façons de rivière, à cause de leur nature sèche et aride. Les peaux de moutons peuvent être délainées également au moyen des plains; cependant, aujourd'hui, on ne les ébourre plus de cette façon.

On obtient le même résultat au moyen d'une bouillie de chaux ou d'un mélange de chaux et d'orpin qu'on étale sur la chair. On plie la peau en quatre et on Tabandonne en cet état; vingtquatre heiu-es suffisent, en été, pour obtenir le délainage. Ce procédé à l'avantage de ne pas salir la laine par la chaux des plains. On passe les peaux délainées aux plains, afin de les gonfler et on les travaille de rivière, puis dans les passements et les refaisages, enfin en fosses. La peau de mouton tannée a reçu le nom de basane,

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