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PROCÉDÉS DIVERS POUR LE TANNAGE DES PEAUX

Jusqu'ici, nous n'avons indiqué que les procédés suivis dans les tanneries qui n'emploient pas de machines. Aujourd'hui, la tannerie a, comme les autres industries, cherché à remplacer le travail manuel par un travail mécanique dans certaines préparations, telles que le craminage, le foulage, etc. Dans le coudrement, on a aussi produit l'agitation nécessaire au. moyen de divers appareils mus par des machines. On a aussi proposé d'autres systèmes, dans lesquels les peaux, restant fixes, étaient soumises à Taction de courants de jus de tan; enfin^ dans ces dernières aimées, on a proposé un système dans lequel les peaux sont soumises aune agitation continuelle.

Nous dirons quelques mots de tous ces systèmes, en examinant

successivement les procédés et les perfectionnements proposés depuis que cette fabrication est devenue libre dans ses moyens d'action et dans son travail.

Les premiers travaux faits dans ce but datent de 1794. Séguin, à cette époque, fit usage de Tacide sulfurique mélangé en faible proportion à des jus de tannée pour obtenir Tébourrage et le gonflement des cuirs. Il obtenait le tannage dans des cuves de force graduée. Ce procédé, donnant de mauvais résultats, a été abandonné.

En 1812, MM. Gettlife père et fils proposèrent l'emploi de Teau chaude, puis Tannée suivante, MM. Monnier et Roy remploi d'un foulon pour passer en chaux, combiné avec des pressages au sortir de chaque cuve. Ces deux procédés ne purent produire des cuirs de qualité convenable et durent être abandonnés.

L'application du vide fut, sous le nom de Moses Poole, l'objet d'un brevet en France en 1826. Les peaux pendues dans une cuve hermétiquement fermée, et aux trois quarts remplie de jus de tan, étaient soumises alternativement à l'action du vide et à la pression atmosphérique.

M. Leprieur, en 1833, se servit aussi d'acide sulfurique qu'il versait dans ses passements, et avec lequel il arrosait aussi la poudre de tan pour accélérer son action tannante et saturer la potasse qu'il contient.

MM. Boudet et Boettger essayèrent d'accélérer le débourrage, en employant : l'un, la soude caustique, ou bien les sulfures alcalins; l'autre, le sulfhydrate de chaux, mais on est toujours revenu à l'emploi de la chaux, comme plus facile et moins coûteux.

M. Vauquelin a donné un procédé complet de tannage et de corroyage, duquel il est resté dans la pratique certains appareils importants. Le principal objet de ce procédé est l'emploi de trois appareils servant : l'un, au débourrage des peaux tout en les rendant plus souples ; le second, à l'écharnage, et le troisième, à la mise en huile.

Le débourrage se fait dans une cuve à cames, où les peaux, ramollies par l'action de pilons en bois, sont soumises à la vapeur d'eau. La température dans la cuve, étant maintenue entre 40 et 45* centigrades, au sortir de cette cuve, les peaux sont mises tremper dans un courant d'eau tiède, soit pure, soit mélangée de chaux. Au bout de 24 heures, on obtient facilementle débourrage. L'échai-nage se fait ensuite au moyen d'un couteau transversal mû par une force motrice, puis on supplée au travail de rivière

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