CHAPITRE V. — ÉTAIN
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ne viennent écraser les grains d*oxyde dont la séparation par densité deviendrait alors plus difficile.
Au sortir du bocard, les sables fournis par le pilon s'écoulent sur des canaux en bois de 1 mètre de largeur sur 10 mètres de longueur munis de rebords et disposés en plan incliné. Quelquefois on réserve sur ces canaux deux ou trois petites chutes.
Fig. 435.— Bocards employés dans le Cornwall pour les minerais d'étam.
et Ton élève en chacun de ces points de petits barrages mobiles lorsque la quantité de minerai déposé augmente. En parcourant ces canaux, le minerai commence à se classer, les parties les plus lourdes restent à la tête, une petite quantité de sables moins riches et plus légers se dépose à Textrémité, tandis que les boues très-légères sont entraînées dans des bassins où elles doivent se déposer à leur tour. Les sables lourds et riches en minerai sont désignés sous le nom de crop {moisson) -^ les sables légers et non moins riches sous celui de roughs (grossiers) ; et enfin, les boues légères sous celui de slimes (légers), Chacime de ces parties exige un traitement spécial.
Traitement du crop. — Le crop recueilli à la pelle est passé dans des caissons carrés ou caisses allemandes; ceux-ci se composent d*une caisse C (fig. 436) de 2*,50 à 4 met. de longueur sui-0",75 à 0-,80 de largeur; le fond en est incliné de telle sorte que la profondeur,
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égale à 0",60 en tête,|soit d'environ 0™,75 en queue. La face D qui forme cette extrémité est percée de trous que Ton bouche au fur et à mesure que le minerai s'y accumule. En tête se trouve une auge A, dans laquelle une rigole conduit le minerai mélangé d'eau; celui-ci traverse la grille qui sert de fond à cette auge, et vient s'écouler sur la table B, où des baguettes disposées en éventail le divisent. Là, comme dans les canaux primitifs, le minerai déjà enrichi se sépare suivant sa densité en trois catégories : le sable
Fig. 436 et 437. — Caissons carrés pour le lavage des minerais d'éiain.
très-riche qui reste en tête, le sable pauvre (roughs) qui se rend en queue et les slimes qui s'écoulent en D.
Depuis un certain nombre d'années, on a substitué aux caissons ordinaires un appareil perfectionné que Ton désigne sous le nom de caisson rond {round buddle). C'est une sorte de cuve ronde C, (fig. 438) dont le fond en maçonnerie présente la forme d'un cône, et une inclinaison de 1/12. Au sommet de ce cône est un pivot portant deux bras horizontaux en bois; chacun de ceux-ci supporte, soit un petit volet D à suspension automatique, soit des brins de balai maintenus entre deux planchettes. Au centre du pivot est une trémie en fonte B, dont le fond est percé de quatre trous; par la rigole A, un filet d'eau amène le minerai dans cette trémie, et'celui-ci, s'écoulant par le fond de cet appareil pour se répandre à la surface du cône, constamment agité par les volets D, ly, auxquels des engrenages convenables communiquent un mouvement circulaire, ne tarde pas à se classer de la même manière que daos les caissons carrés.