G" H3 O3 + O = C6H403 + GO2 + H2 O
[Büchner, Ann. Chim. Pharm. , t. LUI, p. 373J. P. S.
TANNOPINIQUE (ACIDE). — Rocllleder et Kawalier [ H'ien. Alcad. Berich., t. XXIX, p. 22) i donnent ce nom à un dérivé du tannin que l’on ! trouve vers le printemps dans les aiguilles du pin d’Kcosse. L’extrait alcoolique distillé après addi- ! tion d’eau il fournit un liquide aqueux d’où s’est I séparé de la résine. Ce liquide est. précipité en i fractionnant par l’acétate neutre de plomb ; on dissout le précipité avec de l’acide acétique étendu, la solution est précipitée par l’acétate ba- 1 sique de plomb et le précipité mis en suspension 1 dans l'eau est décomposé par l’hydrogène sulfuré. La solution aqueuse chaude de cet acide s’oxyde rapidement à l’air.
Les auteurs cités lui assignent la formule
C28JÜ30O18(?) p. s.
TAXNOXYLIQUE (ACIDE) ou HÜFITAN- SïIQUE. — Produit de l’oxydation de l’acide gallique sous l’influence des alcalis.
Pour l’obtenir, en dissout à froid le tannin dans une solution moyennement concentrée de potasse ; le liquide est abandonné a lui-même au contact de l’air, jusqu’à ce qu’il ait pris une teinte rouge-brun foncé, puis précipité par l’acétate de plomb ; on enlève le tannate de plomb mélangé au tannoxylate au moyen de l’acide acétique chaud; le résidu insoluble est traité par un mélange d’alcool et d’acide sulfurique, à chaud. On obtient ainsi une solution rouge foncé, d’où on retire l’acide par distillation de l’alcool, sous forme d’une masse amorphe, brun-rouge. Sa composition paraît répondre à la formule C1 H6 0e. Il se produirait aux dépens de l'acide gallique par addition d’oxygène G1 H605 -j- O = C7H606 [Büchner, Ann. Chim. Pliarm., t. LUI, p. 3G9).
TANTALE, Ta = 182 (équiv. = 91). — L’histoire de ce métal est entièrement liée à celle du niobium. Le tantale a été découvert presque simultanément par Hatchett et par Eckeberg [Ann. de Crelle, 181)2 et 1893). En 1809, Wollaston établit l’identité entre le columbium de Hatchett et le tantale d’Eckoberg. Un grand nombre de travaux publiés sur le tantale se rapportent à des mélanges : de là une confusion qui n’a cessé que depuis les beaux travaux de Marignac [dre /nues des Sciences de Genève, juin 18(30 et février 1898; Ami. de Chim. et de Phys., (4), t. IX, p. 249). Les recherches les plus nombreuses sont dues à H. Rose, qui n’a pas toujours opéré sur des combinaisons pures (voyez Niobium, t. II, p. 552). Rammelsberg a publié un aperçu général sur les combinaisons du tantale [Journ. [tirprakt. Chem., 1809, t. CVII, p. 336).
Attaque des minéraux tantalifèhes. — Les minéraux tantalifères, dont nous avons donné un aperçu à l’article Niobium, t. II, p. 557 et 558, renferment presque toujours en même temps du niobium, et leur attaque, ainsi que la séparation 'du tantale et du niobium, se fait comme il a été indiqué page 553.
Tantale métallique. — Lorsqu’on chauffe do l’acide tantalique dans un creuset de charbon, il se transforme en sous-oxyde qu’on trouve recouvert d’une couche mince et jaunâtre, conductrice de l'électricité et prenant l’éclat métallique sous le brunissoir [Berzelius, Traité de Chimie ]. Berzclius préparait le tantale métallique par l’action du potassium sur le fluotantalate de potassium. Il Ta décrit comme une poudre noire, pesante, très-difficilement fusible, conduisant assez mal l’électricité. II. Rose [ Poggend . Ann., t. XCIX, p. 09] a employé le même procédé. 11 a chauffé dans un creuset de fer 3 p. de fluotantalate de sodium (t. I, p. 1479) avec 1 p. de sodium. La réaction s’établit au rouge sombre et s’effectue avec incandescence. Le produit noir, repris par l’eau, laisse une poudre noire, qui prend l’éclat métallique sous le brunissoir. Sa densité, après calcination dans l’hydrogène, est égale à 10,78.
Le tantale pulvérulent brûle à l’air avec un grand éclat en se transformant en anhydride tantalique. 11 est inattaquable par les acides chlorhydrique et azotique et par l’eau régale. L’acide fluorhydrique le dissout , surtout lorsqu’il est additionné d’acide azotique. L’acide sulfurique ne l’attaque pas, mais bien le sulfate acide de potassium fondu. Le chlore le transforme à chaud en chlorure de tantale volatil.
Alliage de tantale et d'aluminium, Ta Al3. — Cet alliage a été obtenu par Marignac, qui cherchait à préparer le tantale métallique en réduisant le fluotantalato de potassium par l’aluminium, à une température élevée. Le culot métallique obtenu, traité par l’acide chlorhydrique, laisse une poudre cristalline grise renfermant 70,50 % Ta et 27,27 Al. Densité = 7.02. Cet alliage n'est pas attaqué par l’acide chlorhydrique
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