VU
Cuivre ammoniacal....
VB,
"Violet évêque
Pensée
Violet
Lilas
va
Mauve-penséo
Passe-velours
Violet-rouge
.... RV„
Amaranto
Rose de Bengale
. . RV,
Cramoisi
. ... RV,
Grenat
.... RV,
Cramoisi-cerise
.... RV,
Si tous supposez la couleur de chaque type allant du pâle (blanc), qui occupe le centre du cercle, au foncé (noir), qui occupe la circonférence, par gradation équidistante, vous formerez 20 tons, je suppose, d’une même couleur : le premier légèrement teinté, le deuxième un peu plus, le troisième encore plus, jusqu’au vingtième dont l’intensité sera voisine du noir; l’ensemble est ce que je nomme la gamme de cette couleur. On a ainsi 72 x 20 ou 1440 nuances rangées systématiquement sur un cercle dit chromatique.
En ternissant toutes les nuances successivement par rs. a, -jf de noir, on formera
10 cercles chromatiques, dont le dernier est le noir pur. En ajoutant aux 14400 nuances ainsi obtenues les 20 tons de gris intermédiaires entre le blanc et le noir, on a formé toutes les nuances. Supposons, en effet, que l’on dépose + de bleu sur le premier cercle chromatique, on obtiendrait des nuances déjà classées; les violets et les verts deviendraient des types plus bleus (premier cercle) et les oranges mélangés au bleu constitueraient du gris, et par suite des couleurs rabattues (deuxième cercle). Au moyen de ces 10 cercles, on peut se représenter toutes les nuances, car chacune d’elles se définit complètement par le
Fig. 724. — Chauffage à la vapeur d'un bain de teintui
type de la gamme, le ton et le degré do noir qui I peut ternir la couleur. Ainsi, l’expression rouge 4, 12, -i, signifie la couleur correspondant à la gamme II, ton 12, terni par ~ de noir; c’est la couleur garance des uniformes français.
C’est en se fondant sur cette classification que M. P. Havrez a pu formuler les résultats 1 obtenus dans la recherche de l’influence exercée sur la nuance par les divers ingrédients qui donnent l’écarlate de cochenille. Ainsi , il a pu fixer l’influence du tartre, de la composition |
TEINTURE
d’étain (sulfochloruro stanneux), de la dose de cochenille, de la durée de l’ébullition, de l’action subséquente de l’oxygène de l’air, des divers acides substitués au tartre, notamment de l’acide nitrique, de doses variables des divers colorants jaunes substitués à une partie de l’acide tartrique, d’une ébullition prolongée pendant le mordançage, etc., etc. JP. Havrez, Emploi de la triple classification des nuances par M. Chevreul à la détermination de l'influence des divers inirédients de teinture, dans le Bulletin de la Société industrielle de Verviers, — et Formules pour les lois de teinture, dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, G novembre 1872]. Sans entrer dans les détails, disons seulement que M. Havrez a pu reconnaître ainsi que chaque nuance résulte d’un ensemble déterminé de drogues (sels, mordants, colorants), et de circonstances (durée, chaleur, etc); toute nuance éprouve une variation régulière quand une des circonstances génératrices vient à varier régulièrement.
C’est aussi en se fondant sur la classification de M. Chevreul que M. Rosenstiehl a étudié récemment le rôle en teinture des diverses matières colorantes de la garance. Nous analyserons plus loin ce mémoire intéressant [Bull, de la Soc. chim, t. XXIII, p. 153].