‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 274 sur 430 · H20+CH8-C6H3C(A2HI)W · texte numérisé non relu

H20+CH8-C6H3C(A2HI)W

Pour préparer cette base, on traite le dinitrotoluène dissous dans l’alcool ammoniacal par un courant d’hydrogène sulfuré, suivant la méthode décrite pour la réduction de la dinitrobenzine (t. II, p. 854).

L’orthonitro-paratoluidine cristallise en lamelles très-allongées, jaunes et brillantes, fusibles A 77°, 5 ; elle est assez soluble dans l’eau bouillante peu soluble à froid. Le sulfate du composé diazoïquo correspondant (orthonitro-diazo-paratoluol), four-

TOLUIDINES. — k 79 — TOLUIDINES.

nit l’orthonitrotoluène lorsqu’on le décompose par l’alcool bouillant. Les réducteurs puissants, tels que fer et acide acétique, étain et acide chlorhydrique, la transforment en orthoparacrésylènediamine, fusible à 99".

Nitrate C1 119 (Az O2) Az, H Az O3 . — Petites lamelles jaunes, lusibjes vers 185° en se décomposant.

Chlorhydrate C7 H3(Az02) Az, IICl. - Fines aiguilles ou aiguilles plus volumineuses groupées en faisceaux jaunes, assez solubles dans l’eau et qui fondent vers 220° en s'altérant.

Sulfate [C7 H« ( Az 0*) Az]2 II2S04-f- 2 H* 0 . , — Petites aiguilles fines, groupées en étoiles faiblement colorées en rose [A. Cahours, Compt . rend., t. XXVIII, p. 381; t. XXX, p. 319;— F. Beilsteinet A. Kuhlberg, Ann. derCliem.. u. Pharm., t. CLV, p. 14; Bull, de la Soc. chitn., t. XII, p. 388].

MÉTANITKO-PAItATOLl'inlNB (1.3.4).

JAzO2),,,

C7 IP (Az 0?)Az = Cil* - C6 H3 f <3>

-(Az II*)

— On l’obtient en faisant bouillir, pendant peu de temps, l’acéto-métanitro-paratoluidine avec la potasse alcoolique, précipitant le produit par l’eau et purifiant le dépôt par cristallisation dans l’alcool.

La métanitro-paratoluidine cristallise en petits prismes rouges, fusibles à 1 14°, très-solubles dans l’alcool bouillant, il peine solubles dans l’eau. Elle se distingue de son isomère surtout par sa faible affinité pour les acides ; elle s'échauffe au contact de l’acido azotiquo faible, mais la combinaison se détruit par addition d’eau. Chauffée pendant longtemps avec de la soudo concentrée, elle fournit de l’ammoniaque et du métanitroparacrésol, fusible à 33°, 5.

C3 H6 (Az O2) (Az H!)-f-Na 110 = Az H3 -j- C1 H6 (Az O3) 0 Na

[P. Wagner, Deutsche chim. Gesellsch., t. VII, p. 535J.

Le sulfate du composé diazoïquo (métanitrodiazo-paratoluol) est transformé par l'alcool absolu et à l’aide de la chaleur en métanitrotoluène [F. Beilstein et A. Kuhlberg, loc. cit., p. 23. Bull, de la Soc. chitn., t. XIV, p. 293]. Dixrrno-rARATOLuiDiNB (1.3.4.?).

C7 II1 (Az02)2Az =

cil3 - C® 1IS[(AZ 0*)(3j(Az HS)(4)(Az o*y

— Pour la préparer, on fait bouillir pendant peu de temps l’acéto-dinitro-paratoluide avec la quantité nécessaire de potasse en dissolution dans l’alcool; le produit est additionné d’eau et le précipité qui se forme est soumis à des cristallisations dans la benzine, puis dans le sulfure de carbone (Beilstein et Kuhlberg).

Le même composé se forme, indépendamment d’une nitrocrésylène-diamine, lorsqu’on réduit le trinitrotoluênc, fusible h 82°, par le sulfure d’ammonium en solution alcoolique; après la réaction, le produit est évaporé au bain-marie et le résidu est repris par l’acide chlorhydrique étendu qui s’empare de la nitrocrésylènc-diamine; la partie insoluble cède il l’alcool la dinitro-paratoluidine (Tiemann).

, k*1 dinitro-paratoluidine cristallise en aiguilles jaunes, fusibles il 160-168°, qui se subliment sans décomposition lorsqu’on opère sur de petites quantités de matière. Elle est peu soluble dans a çool bouillant et il peu près insoluble dans tnn \ a b?nzine la dissout plus aisément; à 18°P' dG su *ure de carl)0Ue en dissolvent Üi’,35

Le sulfure d’ammonium la transforme en une

nitrocrésylène-diamine, fusible il 132°; avec l’étain et l’acide chlorhydrique, elle semble donner une crésylène-diamine et non un dérivé triamidé du toluène. La dinitro-paratoluidine, mise en suspension dans l’alcool ou dans l’acide nitrique, n’est pas attaquée à froid par le gaz nitreux, traitée par ce gaz en présence de l’alcool bouillant, elle se dissout et la solution paraît contenir un dinitro-toluène. La soude étendue et bouillante attaque rapidement la dinitro-paratoluidine et la transforme en dinitro-paracrésol, fusible à 83°, 5; il se dégage en môme temps de l’ammoniaque (Wagner).

La dinitro-paratoluidine ne forme pas le sels; à l’ébullition, elle se dissout dans l’acide chlorhydrique concentré, mais l’eau la précipite de la solution [F. Beilstein et A. Kuhlberg, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLVI1I, p. 341; — F. Tiemann, Deutsche chem. Gesellsch., t. III, p. 217; Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 297],

MÉTABROMO-MÉTANITRO-PARATOLUIDINE

C7 H7Br(Az05)Az

= CH3 - C® IH[Br3)(Az H*)|4](Az O3),,.,]

— On décompose l'acéto-métabromo-métanitroparatoluide par la soude bouillante et l’on distille, au moyen d’un courant de vapeur d’eau, la métabromo-inétanitro-paratoluidine miso en liberté. Celle-ci cristallise dans l’acide acétique faible en belles aiguilles orangées, fusibles à ü4°,5. L’alcool saturé de gaz nitreux la transforme en métabromo-métanitro-toluène (E. Wroblevsky).

DÉRIVÉ SULFURÉ DE LA PARATOLUIDINE (Syn,

thioparatoluidine).

Civ m® Az2 S - 06 H’ <AzHÎ) - c H3

L H Az O— b\C«H3(AzH2)-CtI3

— Le soufre agit directement par substitution sur la paratoluidine bouillante et fournit la thioparatoluidine.

2 (C7 H7 , Az H2) -f S2= U2 S + (C7 H®, Az H2)2 S .

— La réaction est facilitée par la présence de la litharge. On fait bouillir un mélange de paratoluidine, de soufre et de litharge pulvérisée, et on isole la thioparatoluidine par un procédé semblable h celui que nous avons décrit pour la préparation de la thianiline (t. II, p. 860).

La thioparatnluidino cristallise dans l’alcool en lames ressemblant à celles de la naphtaline, fusiblesàl03°,5, très-solubles dans l’alcool et l’éther, très-peu solubles dans l’eau bouillante. L’acide sulfurique la dissout, en se colorant peu à peu en brun-malaga; les oxydants, tels que chlorure ferrique, dichromate de potassium, chlorate de potassium et acide chlorhydrique, colorent les solutions des sels de thioparatoluidine successivement en jaune, brun-rouge, rouge-lramboise, et donnent à la fin un précipité; l’eau de chlore les colore en jaune-rouge foncé.

Les sels de thioparatoluidine cristallisent facilement, se décomposent partiellement par l’eau et offrent une réaction acide.

Chlorhydrate, G14 Il16Az2S,2 IIGI. — Longs prismes anhydres, incolores et brillants.

Chloroplatinate, C‘4 (H® Az2 S, 2 H Cl , Pt Cl*. — La solution du chlorhydrate fournit avec le chlorure platinique de fines aiguilles jaunes.

Sulfate, CUH16 Az2S, II2 SO4. — Précipité blanc anhydre, obtenu en neutralisant par l’acide sulfurique la solution alcoolique de la base. L’eau acidulée par l’acide sulfurique laisse déposer ce sel en aiguilles groupées sous forme de mamelons renfermant 2 II® O [V. Merz et W. Weith, Deutsche chem. Gesellsch., t. IV, p. 384; Bull, de la Soc. chim., t. XV, p. 240].

ACIDES SULFONÉS DE LA PARATOLUIDINE. — On

TOLUIDINES. — 480 — ÏOLU1DINES.

a préparé les deux acides monosulfonés isomériques indiqués par la théorie, leurs dérivés monobromés et un acide disulfoné.

Acide pAnAMtDO-onTUOcnÉsvi,sui.FunEux (1.2. 4),

C7H8Az.S03H = CII3-CeH3

(S O3 II) ^(AzH*)w

— Il se forme lorsqu’on réduit l’acide paranitroorthocrésylsulfuroux par le sulfure d’ammonium (Beilstein et Kuhlberg), ou quand chauffe la paratoluidine avec l’acide sulfurique fumant (Sell, Malyscheff, Buff); dans ce dernier cas, il est mélangé d’acide paramido - métacrésylsulfureux et d’acide paramido-crésylène-disulfureux.

L’acide paramido-métacrésylsulfureux domine dans le produit si la température est restée relativement basse, tandis qu’à une température plus élevée l'acide paramido-orthocrésylsulfureux et l’acide disulfureux se forment en plus grande proportion. Du reste, les deux acides monosulfureux isomériques se transforment l’un dans l’autre lorsqu’on les chauffe à 180-200° pendant 20 minutes; il est bien entendu qu’il se forme en même temps une certaine quantité d’acide sulfureux et que les proportions des deux acides qui se transforment ainsi sont très-inégales, l’acide paramido-métacrésylsulfureux étant moins stable, dans ces conditions, que son isomère (Pechmann).

Pour préparer l’acide paramido-orthocrésylsulfureux, on arrose 1 p. de toluidine avec 2 p. d’acido sulfurique fumant et l’on chauffe le mélange à la température où il commence à dégager des quantités notables d’acide sulfureux; si l’on appliquait une chaleur trop forte, la masse se charbonnerait. Le produit est traité par l’eau et la masse cristalline qui se dépose au bout de quelque temps est dissoute dans l’eau bouillante avec addition de charbon animal : la solution fournit, en se refroidissant, deux espèces de cristaux : de fines aiguilles et des tables rhombiques qu’on sépare grossièrement par lévigation. Les acides obtenus sont arrosés d’eau bouillante qui dissout plus facilement les aiguilles que les tables ; on les purifie enfin par cristallisation dans l'eau. L’acide cristallisé en aiguilles constitue l’acide paramido-métacrésylsulfureux, tandis que les tables sont formées d’acide paramido-orthocrésylsulfureux (Malyscheff). On peut aussi séparer les deux acides par l’alcool ordinaire qui dissout l’acide métasulfureux plus abondamment que l’acide isomère, ou encore par cristallisation dans l’eau des sels de plomb; le paramido-métacrésylsulfite est beaucoup moins soluble que le paramido-orthocrésylsulfite.

L’éthylsulfate de paratoluidine, préparé par double décomposition entre l'oxalate de cette base et l'éthylsulfate de calcium, fournit de l’alcool et les acides naramido-crésylsulfureux lorsqu'on le chauffe à 200°; la réaction est nette et l’acide paramido-métacrésylsulfureux domine dans le produit (H. Limpricht).

On peut aussi retirer l’acide paramido-orthocrésylsulfureux des eaux mères de l’acide orthamidoparacrésylsulfureux (voyez p. 470); les eaux mères renferment même un troisième acide amidocrésylsulfureux, dont la constitution n’est pas encore établie (Voy. p. 490).

L’acido paramido-orthocrésylsulfureux cristallise en grandes tables rhombiques, incolores (Malyscheff), ou en rhomboèdres durs (Buff, Jensscn). 11 est peu soluble dans l'eau froide, presque insoluble dans l’alcool et insoluble dans l’éther. Il renferme une molécule d’eau do cristallisation qui se dégage vers 190°. Sa solution aqueuse est colorée en rouge par le chlorure ferrique ; additionnée de quelques gouttes d’acide

nitrique fumant, puis étcudue d’eau, elle produit un liquide limpide qui, par l’ébullition, devient rouge de sang.

Le brome en agissant sur la solution bouillante de cet acide fournit un acide bromo-paramidoorthocrésylsulfureux.

L’acide nitreux le transforme en un dérivé diazoique

C H3-C6 H3 CAsosZ> 0

cristallisant en petites aiguilles jaunes ou brunes, qui se décomposent sous l’influence de l’alcool, de l’eau et des hydracides en donnant naissance aux acides orthocrésylsulfureux, paroxy-orthocrésylsulfureux, orthochlorocrésylsulfureux et orthobromocrésylsulfureux.

Lorsqu’on introduit l’acide paramido-orthocrésylsulfureux dans l’acide nitrique fumant et fortement refroidi, il se dissout sans dégagement do gaz et la solution fournit, par l’évaporation sur la chaux, de grands cristaux rougeâtres possédant la composition d’un dérivé nitrodiazoique

CH3-C«II3(AzO*)^

On obtient en même temps un dérivé dinitré en cristaux jaunes très-instables (Pagel).

L’acide paramido-orthocrésylsulfureux, distillé avec la potasse solide, fournit une base huileuse qui ne donne pas de sels cristallisables (Buff).

L’acide paramido-orthocrésylsulfureux est monobasique; ses sels sont très-solubles dans l’eau ; ils s’altèrent légèrement par l’évaporation de leurs solutions, en se colorant en rouge. A l’ébullition, ils réduisent le nitrate d’argent ammoniacal avec formation d’un miroir métallique en même temps que le liquide se colore en un violet rouge.

Sel d 'ammonium. — On l’obtient en lames incolores par l’évaporation lente de ses solutions.

Sel de baryum, (C7H8AzS03)2Ba -)- H2 O. — Lamelles brillantes, très-solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool.

Sel de plomb (C7H8AzS03)*Pb. — Sa solution aqueuse additionnée d’alcool fournit un précipité gélatineux qui devient cristallin lorsqu’on le chauffe dans l’eau mère au bain-marie; ce sel est très-soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool.

Sel de potassium, C7ll8AzS03.K. — Il cristallise de sa solution alcoolique bouillante en lames hexagonales et, par évaporation lente de sa solution aqueuse, en prismes à six pans, transparents et brillants; il est très-soluble dans l’eau [E. Sell, Ann. der Chem. u. Pharm-, t. CXXVI, p. 153; Bull, de la Soc. chim., t. V, p. 416; — J. Malyscheff. Zeitsch. fur Chem., 1869, p. 212; Bull, de la Soc. chim., t. XIII, p. 173; — F. Beilstein et A. Kunlberg, voyez t. III, p. 459; — H. L. Buff, Deutsche chem. Gessellscli., t. III, p. 796; Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 409; — F. Jenssen, Liebig’s Ann. der Chem., t. CLXXII, p. 230; Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 208; — E.Weckwarth, Liebig's Ann. der Chem., t. CLXXII, p. 191 ; — IL von Pechmann, ibid., t. CLXX1II, p. 195; Bull, de la Soc. chim., t. XXIII, p- 15;

Pagel, Liebig’s Ann. der Chem., t. CLXXVL

p. 291 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXIV, p. 84).

ACIDE PARAMIDO-RléTAClUiSÏ [.SULFUREUX (1. 3. 4),

C7H8Az.S03II = CII3-C8II3<(AzH!)

- Nous avons indiqué plus haut son mode de ormation et de préparation. Il cristallise en iguilles, colorées légèrement en jaune, contelant j-H20; les cristaux s’eflleurissent dans 1 air ec et perdent complètement leur eau a l 30 . Il st plus soluble dans Peau que l’acide précédent ; froid, il se dissout dans 10 p. deau; 1 alcool

TOLUIDINES. — Ù81 — TOLUIDINES.

absolu ne le dissout qu’en faible quantité ; il est insoluble dans 'l'ether. La solution aqueuse est colorée en rouge par le chlorure ferrique ; la chaleur favorise l’apparition de cette coloration.

L’eau à 130° transforme l’acide paramido-métacrésylsulfureux en acide sulfurique et paratoluidine. 11 se produit aussi do la paratoluidine lorsqu’on distille l’acide avec la potasse. Fondu avec la potasse jusqu’à ce que le dégagement d’hydrogène ait diminué considérablement, cet acide fournit de l'acide paroxybenzoique; il n’est pas attaqué par le formiate de sodium en fusion.

Le brome dédouble l’acide paramido-métacrésylsulfureux dissous dans l’eau en acide sulfurique et en dimétadibromo-paratoluidino ou en tribromo-paratoluidine; si l’on fait agir de l’air saturé de vapeurs de brome sur la solution froide de l’acide, il se forme en même temps un acide bromoparamido-métacrésylsulfureux.

L’acide azoteux la convertit en dérivé diazoique et l’acide azotique fumant en dérivé nitrodiazoïque (voyez plus loin).

L’acide paramido-métacrésylsulfureux est monobasique.

Sel d’argent, C7II8AzS03.Ag. — Lamelles brillantes incolores, se colorant en gris à la lumière.

Sel de baryum, (C7 II8 Az S O3)2 Ba + | II2 O (?)

— Sa solution aqueuse bouillante le laisse déposer, par le refroidissement, en tables brillantes, peu solubles à froid, qui no perdent pas d’eau sur l’acido sulfurique (Malyscheff). Pechmann a obtenu le sel de baryum sous forme de lamelles hexagonales incolores, très-solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool et renfermant 3 tl20.

Sel de plomb, (G7 H8AzS03}2Ba -f 2 H2 O. — Longues aiguilles incolores, beaucoup moins solubles dans l’eau que le paramido-orthocrésylsulfitc de plomb.

Sel de potassium, C7H8AzS03.K -}- | H2 O.

— Aiguilles ou tables hexagonales allongées, trèssolubles dans l’eau et dans l’alcool bouillants.

Dérivé diazoique.

Az — Az

\ SO2 ^u'

— L'acide paramido-métacrésylsulfureux étant mis eu suspension dans de l’eau à 30 ou 40° et saturé de gaz nitreux, on obtient le dérivé diazoique sous forme de lames incolores eu rosées qui se dissolvent sans décomposition dans l’eau à ü0° et cristallisent do nouveau par le refroidissement. L’eau bouillante le transforme en acide paracrésolmétasulfureux; l’acide brombydrique , en acide parabromo-métacrésylsulfureux. L’alcool bouillant ne l’altère pas; si l’on augmente dans 1 appareil la pression de 200 millimètres do merculne! !l ,se forme d: l’acide métacrésylsulfureux.

Dérivé ortlio-nitrodiazoique,

C7H«(Az02)<A*=fz^O.

— L’acide paramido-métacrésylsulfureux est ir troduit dans de l’acide nitrique fumant préalabh mentrefroidi, etlorsque la dissolution est complèti leHa*U*^e °-1 P'éo'Pité par l’eau ou bien soumi a 1 évaporation sur de la chaux. Dans le premit cas, on obtient le dérive nitrodiazoique en petite aiguilles incolores, et, dans le second, en longuf aiguilles d’un violet foncé. Ce corps détone par I chaleur ou par le choc; par l’ébullition avec d ‘alcool sous pression, il fournit l’acide orthonitre métacrésjqsuirurcux E. Sell, foc. cit.; — J. Ma

Ion pV°C' CÜV ~ H’,L’ I3uiT’ loc- <**•/ ~ 1 von Pechmann, loc . cit.\.

Acide par am i DO-cnÉsy lène-disülfüi\eüx , C7U"Az(S03Il)2 = CH8-C6 II2 (AzH2) (S O3 II)2

— Il prend naissance lorsqu’on chauffe vers 200° avec de l’acide sulfurique fumant, soit la paratoluidine soit les acides paramido-orthocrésylsulfureux, ou paramido-métacrésylsulfureux.

Le produit additionné d’eau fournit un magma cristallin dont on peut extraire facilement les acides monosulfonés non attaqués; l’acide disulfoné étant beaucoup plus soluble reste dans les eaux mères et s’y dépose, après l’évaporation, sous forme de mamelons contenant I molécule d’eau. L’acide disulfuné est aussi très-soluble dans l’alcool.

Sel de baryum, C7II7Az(S03)2Ba-f3II20.

L’alcool le précipite en lamelles brillantes do sa solution aqueuse concentrée et chaude; il ne perd pas d’eau sur l'acide sulfurique.

Le sel de plomb se précipite, dans les mômes conditions, sous forme de mamelons plus solubles encore que le sel barytique [H. von Pechmann, loc. cit.].

Acide bromoparasiido - onmocnésYLSULFuitEUX (1.2.4.?),

C7II7Br Az.SOMl

= C II3 - C8 H2[(S O3 H)(2) (Az H2)(<) Br(?)]

— On l’obtient en ajoutant du brome à unesolution aqueuse et bouillante d’ucido parant ido-orthocrésylsulfureux. 11 cristallise en aiguilles blanches, longues et fines, très-peu solubles dans l’eau bouillante, assez solubles dans les acides chlorhydrique et bromhydrique , insolubles dans l’alcool et l’éther. Il se colore à l’air et à la lumière. Fondu avec de la potasse, il ne fournit pas de bromoparatoluidine.

L’acide azoteux le transforme en un dérivé diazoique,

CIl3-C6II2Br^ AgQ2Z^0

qui, par l’action de l’alcool bouillant, fournit un acide bromo-orthocrésylsulfureux (Weckwarth, voyez t. III, p. 455, n° 0).

Sel d'argent. — Aiguilles peu solubles dans l’eau froide, brunissant facilement à la lumière.

Sel de baryum, (C7 II7BrAzS 03)2Ba + 7I120.

— L’eau le laisse déposer en prismes, l aicool en aiguilles; il est très-soluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool; il perd complètement son eau sur l’acide sulfurique.

Sel de plomb. — Lamelles très-solubles.

Sel de potassium, C7H7BrAzS03.K-)- H20.

— Prismes volumineux, durs, très-solubles [F. Jenssen, loc. cit.].

Acide bromo-paramipo-métacrésylsulfureux (1.3.4.?),

C7 H7BrAz.S03II

= CI1S-C6 H2 [ (S O3 H)m (Az II2) (|) Brc?)]

— On fait passer un courant d’air entraînant de3 vapeurs de brome dans une solution froide d’acide paramido-métacrésylsulfureux; quand la solution a absorbé 1 molécule de brome par molécule d’acide on sépare par le filtre la dimétadibromoparatoluidine formée et on isole l’acide bromo-paramido-métacrésylsulfureux tenu en dissolution, en mettant à profit la faible solubilité de son sel de baryum. Le sel barytique de l’acide paramido-métacrésylsulfureux non altéré étant très-soluble, reste dans les eaux mères.

L’acide bromé cristallise dans l’eau ou dans l’alcool en aiguilles jaunes, très-solubles dans ces dissolvants, mais insolubles dans l’éther.

Il retient] II2 O qu’il ne perd qu’à 130"; il se décompose au-dessus do 200" sans fondre préalablement. Il n’est pas attaqué par une lessive bouillante de potasse; distillé avec de la potasse, il fournit une bromo-paratoluidino liquide

Sel d’argent, C7H7Br AzSO3. Ag. — Fines ai-

jn — 31

TOLUIDINES.

— 482 — TOLUIDINES.

gailles incolores, devenant grises à la lumière, presque insolubles dans l’eau froide.

Sel i. le baryum, (CHI7 BrAzS03)*Ba-]-2 H»0.

— Petites tables rhombiques, brillantes, très-peu solubles dans l’eau froide, insolubles dans l’alcool. Ce sol ne perd pas d’eau dans une atmosphère sèche.

Sel de plomb. — Aiguilles brillantes, anhydfos, très-peu solubles dans l’eau froide.

Sel de potassium, C7 II7 BrAzSO3. K. — Prismes volumineux, incolores, assez solubles dans l’eau froide.

Dérivé diaznique,

ch3-c«h»b<AzSosAz 'O.

— Préparé par l’action de l’acide azoteux sur l’acide bromo - parant ido - métncrésylsulfureux mis en suspension dans l’alcool, il constitue une poudre brun-rouge formée do très-petites tables rhombiques, détonant sous l’influence de la chaleur ou du clioc. L’eau froide le décompose à la longue; l’alcool bouillant ne l’altère que lorsqu’on élève le point d’ébullition en augmentant la pression dans l’appareil ; dans ces conditions, on obtient un acide bromo-métacrésylsulfureux (t. III, p. 450, n° 8) [H. von Pechmann, loc. cit.].

Page 1