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Topaze

Forme cristalline. — Prisme orthorhombique, mm = 12V’17'; pe1 = 136° 21'; 6‘« (en avant) = 141 -

Faces habituelles : m, g3, b1, e a-, p, 61'3;

b3!1, a1'2, e'i*, g', etc. Dans les cristaux du Brésil, la forme dominante est : m, g3, 6‘ ; ils sont allongés parallèlement à l’axe du prisme. Les cristaux de Sibérie présentent habituellement la

base p et les faces e1/ ils sont moins allongés.

Clivage très-facile p.

La topaze est pyroélectrique avec des pôles centraux et des pôles extérieurs d’après Riess et Rose, avec un axe parallèle à l’axe du prisme d’après M. Friedel; certains cristallographes la considèrent comme hémièdre ; les deux sommets ne présentent pas toujours la même terminaison. F. et S.

TOPAZE FAUSSE. — Quartz hyalin coloré en Jaune.

TOPAZE ORIENTALE. — Voyez Corindon.

TOPAZOLITE (Min.). — Grenat mélanite, jaune pèle.

TOR BERNITE (Min.) [Syn. Torbérite, uranile, uranphyllite , cuprouranite, phosphate d' lira ne et de cuivre, chalcolithe]. — Phosphate hydraté d’urane et de cuivre, 2PhO* (U202)2Cu-{- 8 H2 O, se trouve en cristaux et en lames quadratiques d’un beau vert émeraude, quelquefois jauniUre. Transparent et translucide. D’un éclat nacré sur la base, vitreux sur les autres faces. Dans les liions métallifères traversant les roches granitiques et micacées, et principalement dans les mines d’étain; sa gangue est généralement quartzeuse; à. Johanngeorgenstadt (Saxe), à Zi n inval d (Bohême), h Guunislake (Cornouailles).

Caractères. — Soluble dans l’acide azotique. Dans le tube bouché, donne de l’eau. Fond en une masse noirâtre en colorant la flamme en vert. Avec le sel de phosphore, donne une perle verte, qui au feu de réduction sur le charbon devient rouge. Avec la soude, donne un globule do cuivre.

Dureté, 2 A 2,5. Poussière vert pâle. Tendre et fragile. Densité, 3,4 à 3,0.

Forme cristalline. — Prisme à base carrée; P bUi = 12i°27'; faces: p dominante, b-, b1, bUi.

: Clivage très-facile p. F. et S.

TORMENTII.LE. — La racine de tormentillo fraîche contient, d’après Stenhouse, 5 â 0 % d’un tannin, précipitant le sulfate ferreux en vert foncé, l’acétate ferrique en ronge bleuâtre; ce tannin précipite aussi la gélatine et l’emétique.

Bembold qui a étudié plus récemment cette racine, est parvenu à en retirer une petite quantité d’acide cllagique, de l’acide quinovique, du rouge quinovique, identique avec le rouge du quinquina, un tannin, et une matière rouge particulière. Ce rouge de tormentille est amorphe, il possède la même composition que les rouges de ratanhia et de marrons d’Inde; il renferme C!6HM0'>. II se distingue du rouge quinovique en ce qu’il forme une combinaison barytique insoluble dans l’eau. Fondu avec de la potasse, il donne de l’acide protocatéchique et de la phloj roglucine [O. Rembold, .4mi. der Chem. u. Plmrm. t. CXLV, p. 5; Bull, de la Soc. chim., t.X, p.2!)lJ. A. IL

Tourki.yte. — Voyez Niobitc.

TOU I.o ECO UNI N. — Le touloucounin est le principe amer de l’écorce du Carapa du Sénégal

Ppartenant â la famille des Cédrélacces. C’est

une matière d’apparence résineuse, analogue au principe amer du Cail-cedra, mais qui en diffère par son insolubilité dans l’cthor et la propriété déformer, lorsqu’il est légèrement humecté, une magnifique couleur bleue sous l’influence de quelques acides, surtout de l’acide sulfurique ordinaire.

Le touloucounin est une substance neutre, solide, incristallisable, soluble dans l’alcool, insoluble dans l’eau ; il ne contient pas d’azote. L’écorce du Carapa a été indiquée comme succédanée du quinquina [E. Caventou, liépert. de Pharm., t. XV, 1859], E. C.

TOURMALINE (Min.). [Syn, Sclibrl, apynte, sibérite, üaourile, Aschenzieher , TaltaUe\. — Groupe de silicoborates fluorifères d’alumine, dans lesquels domine tantôt la magnésie, tantôt le fer, avec accompagnement de manganèse, de chaux, de soude, de potasse, et parfois do lithine; il y a souvent des traces d’acide phosphorique,

On n’a pas réussi jusqu’ici â trouver do formules simples pour les diverses espèces de tourmalines. Les rapports d’oxygène indiques par Al. Rammelsberg, sont les suivants :

RO. R- O3. SiOL Bo203.

Tourmalines magnésiennes .1:3: 4 : 1

Ferro-ma-jnésiemies 1 : 4 : 5 : 1

Femfères 1 : 6 : 6 : 2

Feno-manganésiennes 1 : 9 : 9 : 2

Manganésiennes 1 : 12 : 12 : 4

Prismes â six ou â neuf pans, ayant souvent une section triangulaire rappelant un triangle sphérique; les deux sommets, lorsqu’ils existent ensemble, sont ordinairement dissemblables, la tourmaline étant affectée d’hémiédrie à faces inclinées. Couleur : noire, brun foncé, brunâtre, verte, bleue, rouge, rose, lie de vin ; les cristaux

Fig. 773. — Tourmaline. Fig. 7G4. — Tourmaline.

présentent parfois plusieurs couleurs, qui sont disposées tantôt par zones perpendiculaires â l’axe du prisme (île d’Elbe), tantôt de manière à former un noyau rouge, par exemple, entouré d’une croûte verte (Haddam). Éclat vitreux, transparent, translucide. Dichroïsme très-marqué; cette propriété est mise à profit en optique. Cassure conchoïdale. Pyroélectrique, avec axe électrique coïncidant avec l’axe de symétrie cristalline. Se trouve dans le g-anite, le gneiss, la syénito, les schistes chloritiques ou talqueux, la dolomie, les calcaires cristallins, etc., dans un nombre considérable de localités. Les tourmalines rouges (ruhcllite), viennent de Schaitansk, bibérie ; les variétés incolores de l’ile d’Elbe, du Saint-Gothard, qui en fournit aussi de vert-clair ; les vertes du Brésil, do Chesterfleld (Mass.), etc., les

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