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TOURNESOL

— 5C6 — TOX1CODENDRONIQUE (ACIDE).

bleues d’Uto (Suède), etc., les noires du Hartz, du Cornouailles, du Groenland, etc. Le Fcijao dos sables diamantifères du Brésil est une tourmaline noire.

Caractères. — Inattaquable par les acides ; devient décomposable par l’acide sulfurique après fusion. Par la chaleur, dégage du fluorure de silicium et peut-être de bore. Au chalumeau, fond difficilement tantôt en une scorie, tantôt en un verre bulleux , sauf les variétés lithi fères et manganésifères, qui sont à peu près infusihles, et deviennent blanches et opaques (tourmaline apyre). Avec le bisulfate do potasse et le spath fluor, donne la réaction de l’acide borique.

Après une forte calcination, s’attaque facilement par l’acide fluorliydrique, ce qui n’a pas lieu avant.

Dureté = 7 à 75. Poussière incolore.

Densité = 2,9 i à 3,3.

Forme cristalline. — Rhomboèdre p p = 1 33'’8', arête culminante; pa 1 = 152°40'. Formes habituelles : (f>, a', p, &i, e1, e\ d3« e «3, k = (bi« (fi (f/2),- les formes e!, k, a i, e3, e4'3, d3, rf2, (i:!/2, offrent souvent l’hémiédrie à faces inclinées, qui, comme on sait, est corrélative de la pyroélectricité. F. et S.

TOURNESOL. — On vend dans le commerce, sous le nom de tournesol en pains, une matière colorante mélangée à des matières terreuses (gypse, carbonate de chaux, etc.) et combinée avec des alcalis ou de la chaux.

Les conditions nécessaires à la productions du tournesol ont été indiquées par M. Gélis [Revue scient., t. VI, p. 50; Journ. de Pliarm., t. XXIV, p. 277J.

Kane [Phil. Trans., 1840, p. 298] a étudié au point de vue chimique la ou les matières colorantes qui forment la base de cette préparation. Les résultats obtenus ne sont pas suffisamment nets pour donner une solution complète de cette dernière question; nous les résumerons sommairement.

Préparation. — Le tournesol se prépare au moyen des lichens mêmes qui servent à l’obtention de l’orseille, tels que le Roccella tincloria des Iles Canaries, les diverses variétés de Variolaria et de Lecanora. Il suffit, en effet, de modifier dans un certain sens les conditions dans lesquelles s’opère le développement de la couleur sous l’influence de l’air et de l’ammoniaque, pour modifier sa nuance. Ainsi, avec le concours de l’air et do l’ammoniaque seule, les acides colorables des lichens et les produits de leur dédoublement fournissent des substances colorées qui forment avec les bases alcalines des combinaisons rouges ou violettes et parmi lesquelles il faut compter l’orcéine. Si l’on fait intervenir en même temps les carbonates alcalins, on finit, au bout d’une macération suffisamment prolongée, par obtouir un sel alcalin coloré en bleu, qui rougit lorsqu’on déplace la matière colorante rouge de ce sel par un acide fort.

Ainsi, un mélange de 2 p. de lichen, I p. carbonate de potasse, mis en digestion avec du carbonate d’ammoniaque ou de l’urine, à une température de 25° à 3U°, se colore successivement en brun, rouge pourpre, en bleu, et fournit après 40 jours de macération du tournesol de la nuance la plus pure.

Le tournesol du commerce renferme toujours un excès d’alcali ou de carbonate alcalin qui diminue la sensibilité de la réaction des acides. 11 faut, en effet, commencer par neutraliser cet alcali par un acide pour faire apparaître ensuite la teinte rougo caractéristique du tournesol acide. On prépare facilement une solution sensible en acidifiant légèrement par un excès d’acide sulfurique une décoction de pain de tournesol, puis

en l’agitant à chaud avec un excès de carbonate do baryte précipité, et enfin en filtrant.

M. de Luynes obtient un tournesol sensible on colorant directement l’orcine pure par un mélange d’ammoniaque et de carbonate alcalin, au contact de l’air

Les papiers de tournesol s’obtiennent en immergeant du papier dans une décoction de tournesol neutralisée ou non et en séchant. Suivant que l’on emploie la décoction acidifiée ou non acidifiée, on obtiendra du papier rouge ou bleu.

D’après Kane [loc.cit.], le tournesol ne contiendrait pas moins de quatre matières colorantos distinctes, auxquelles il donne les noms ü’azolithmine, spauiolithmine, érythroléine et érythrolilhmine.

Pour séparer ces divers principes, on épuise le tournesol en pains par l’eau bouillante. Le résidu insoluble est réduit en pâte avec de l'eau et additionné d’un léger excès d’acide chlorhydrique ; on filtre et on lave, puis on sèche la partie insoluble restée sur le filtre. La masse sèche est épuisée par l’alcool bouillant. La solution alcoolique, évaporée à sec, donne un résidu que l’on reprend par l’éther chaud. Celui-ci dissout l’érythroléine et laisse l’érythrolithminc.

L’azolithmine se trouve dans la partie insoluble dans l’alcool, que l’on reprend par l’ammoniaque. La solution ammoniacale est évaporée à sec et le résidu est lavé à l’acide chlorhydrique et â l’eau.

Enfin on trouve encore de l’azolithmine dans la solution aqueuse provenant du premier épuisement du tournesol par l’eau. Le liquide est précipité par le sous-acétate de plomb; le précipité bien lavé est mis en suspension dans l’eau, décomposé par l’hydrogène sulfuré. Le mélange de sulfure de plomb et de matière colorante est traité par l’eau ammoniacale chaude. On filtre et on évapore à sec, puis on lave à l’acide chlorhydrique et â l’eau.

L’azolithmime, qui paraît représenter la principale matière colorante du tournesol, est une poudre rouge-brun, amorphe, soluble en bleu dans l’ammoniaque et les alcalis. Les analyses élémentaires conduisent d’une manière approchée i la formule C7lI9AzOl. Elle renfermerait donc 1 atome d’oxygène do plus que l’orcéine et prendrait naissance, aux dépens de l’orcine, suivant l’équation :

oms o2 -f Az u3 + O» = cm*AzO‘ + h*o.

Les solutions alcalines d'azolithmine précipitent en bleu ou on violet par les sels alcalino-terreux ou métalliques.

L’hydrogène naissaut décolore ces solutions. Une réaction de ce genre se produit dans la teinture do tournesol conservée à l’abri de l’air, sous l’influence, très-probablement, d’une fermentation du genre butyrique, ou par suite du développement d’infusoires capables d’absorber l’oxygène. On évite en partie cet inconvénient en conservant la teinture dans des vases mal bouchés.

L’érythroléine se présente sous la forme d’une masse rouge demi-fluide.

L’érythrolithmine cristallise en grains rouge foncé, et donne avec l’ammoniaque un composé bleu insoluble.

La spaniolithmine n’a pas été isolée â l’état de pureté.

Ces trois dernières matières colorantes ne con tiennent pas d’azote. P- S.

TOWANITE. — Voyez Chalcopyrite.

TOXICODENDROXIQUE (ACIDE). — Les propriétés toxiques des feuilles de Rlius Toxtcodendron sont dues, d’après Khittol, à un alcaloïde volatil, d’après Maisch, au contraire à un acide volatil. Ce dernier, qui a reçu le nom d’acide toxicodendroniquo, produit sur la peau des

TRÀVERSELLITE. — 507 — TRI ANOSPERMINE.

phlyctènes et une éruption particulière ; il différerait de l’acide formique en ce que son sel de mercure peu soluble ne se réduit pas à cbaud [Jahresb. f. Chem., 1858, p. 530; 1800, p. 708].

TRAVERSELLITE (Min.). — Variété d’hédenbergite d’un vert poireau de Traverselle (Piémont). Renferme environ 20 °/o d’oxyde ferreux.

TRÉIIALA. — Le trébala, décrit pour la première fois sous le nom do schakar el ma- as cher , dans la Pharmat opée persane de Frère Ange do Toulouse, en 1081, a été étudié par Guibourt [Joum. de Pliarm., (3), t. XXXIV, p. SI ; Compt. rend, de l’Acad. des sc., 1858, t. XLVI, p. 1213J. Cette matière, originaire de Syrie, est aussi commune en Orient et d’un usage aussi répandu que le sont en France le salep et le tapioka. Les Persans lui donnent le nom de sucre des nids. Le trébala est une coque creuse ronde ou ovale, du volume d’une grosse olive environ et présente, du côté interne, une couche de matière blanche qui, du côté extérieur, est recouverte de grains grossièrement agglomérés.

L’insecte qui construit cette coque est un charançon, le Larinus nidifiants; il se nourrit des rameaux d’une espèce d'Echinops et en dégorge la plus grande partie pour construire son nid. Le tréhala, mis en contact avec l’eau, se ramollit, se gonfle et finit par se convertir en une bouillie épaisse et mucilagineuse; il a la composition suivante : amidon GG, 54 %, gomme pou soluble 4, GG 7o, sucre et principe amer 28,80 %, moins 4, G °/„ de cendre.

L’amidon est analogue aux amidons d’orge, de sagou des Moluques et surtout de gomme adragante; il est très-dense, l’eau no peut complètement le diviser et encore moins le dissoudre; le sucre est de la tréhalose (voyez ce mot). Los sels solubles sont composés de carbonate, chlorure et sulfate alcalins, en quantités approximativement égales, et d’une moindre quantité de phosphate. La cendre, insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’acide chlorhydrique, est formée presque entièrement de carbonate de chaux et d’une petite quantité de fer probablement phosphaté., Ph. de C.

TREIIALOSE. — La tréhalose est un sucre que M. Berthelot [dmi.de Cliim. el de Phys., 1859, (3), t. LV, p. 272] a extrait du tréhala (voyez ce mot). Pour la préparer, on traite le tréhala pulvérisé par l’alcool bouillant; après des cristallisations et des dissolutions dans l’alcool bouillant en présence de noir animal, on obtient la tréhalose sous formo d’octaèdres rectangulaires, brillants et durs, croquant sous la dent, doués d’un goût fortement sucré. La tréhalose cristallisée,

se déshydrate sous l’influence d’une température de 139’. Suivant le rapport qui existe entre la vitesse d’échauffement de la tréhalose et celle de sa déshydratation, on peut déterminer sa fusion h toute température comprise entre 100° et 200°. Elle forme un liquide vitreux et transparent qui, par refroidissement, se solidifie en une masse semblable à du sucre d’orge.

(La tréhalose peut être chauffée il 200° sans s altérer, elle est donc plus stable quo les autres sucres. Au delà de 200°, elle se décompose, perd de l’eau et sc change en une matière noire et insoluble, avec dégagement de gaz et d’une odeur de caramel A l’air libre, elle brûla avec une flamme rougeâtre, en laissant du charbon. La tréhalose est soluble dans l’eau, insoluble dans i éther, presque insoluble dans l'alcool froid, assez soluble dans l’alcool bouillant.

Lalevûre do bière no la fait fermenter que trèslentement et imparfaitement. La potasse et la ba-

ryte ne l’altèrent pas à 100°; elle est précipitée par l’acétate de plomb ammoniacal; elle ne réduit ! pas d’une manière sensible le tartrate de cuivre | alcalin. Chauffée à 100° avec de l’acide chlorhydrique fumant, elle noircit et se décompose peu à peu; l’acide sulfurique concentré la charbonne rapidement à la même température. L’acide nitrique la transforme en acide oxalique sans qu’il se produise d’acide mucique. Avec les acides stéarique, benzoïque, butyrique, etc., elle forme, lorsqu’on la chauffe à 180°, des combinaisons neutres analogues au corps gras [Bertbelot, Ann. de Cliim. et de Phys., (3), t. LX, p. 93]. L’acide sulfurique dilué ne la transforme que lentement à 100° en un sucre non cristallisablc, réduisant la liqueur cupropotassique, destructible à ÎOO” par les alcalis et fermentant facilement au contact de la levure de bière.

La tréhalose a une frappante ressemblance avec la mycose (voyez ce mot), et ces deux substances sont peut-être identiques (Berthelot, Müntz). La température à laquelle elles se déshydratent offrent quelque différence. Les formes cristallines de la tréhalose et de la mycose, qui appartiennent au type orthorhombique, sont sensiblement les mêmes; mais la différence essentielle entre la tréhalose et la mycose parait résider dans leurs pouvoirs rotatoires. En effet, celui de la tréhalose cristallisée = -f- 199°, tandis que celui de la mycose, d’après Mitscherlich, serait égal à + 173°.

Müntz [Compt. rend. t. LXXV1, p. 649] a reconnu qu’un grand nombre de champignons contiennent en même temps, et dans des proportions très-variables, de la mannite et de la tréhalose ; d’autres, et parmi les espèces les plus communes ( Agaricus muscarius ), par exemple, contiennent do la tréhalose seulement, et souvent en quantité très-notable (jusqu’à 10% de la matière sèche). D’autres enfin (Holetus cyanatus), contiennent en même temps de la mannite, de la tréhalose et un sucre capable de réduire la liqueur cupropotassique. Ph. de C.

TREMEMIEER1TE (Min.). — Paraît être un variété impure de graphite. Structure écailleuse; couleur noir foncé ; éclat- fortement métallique. Brûle avec difficulté.

TREMOUTE. — Voyez Amphibole.

TRI. — Pour les mots qui ne se trouvent pas à leur rang alphabétique, voyez le mot qui suit ou le mot générique. Exemple : Triclitorobenzine, Trinürotoluène, etc., — voyez Benzine, Toluène, etc.

TRI AM INES. — Voyez Amines, t. I, p. 207.

TKIAMYLENE, O lis». n se forme, indépendamment de l’amylène, du diamylène et d’hydrures saturés, lorsqu’on traite l’alcool amylique par le chlorure de zinc (t. I, p. 236). Il distille en partie avec ces hydrocarbures, une autre partie reste avec le chlorure de zinc dans le vase distillatoire et peut en être séparée par l’eau dans laquelle le triamylène est insoluble. On le purifie par lu distillation fractionnée. C’est un liquide incolore, d’une odeur d’essence de térébenthine, bouillant à 245 - 248°; densité, =0.8139; densité de vapeur = 7,6. Indices de réfraction : pour la raie 6=1,4485 ; pour E = 1,4512 et pour F=l,4525. Il ne sc dissout que dans une grande quantité d’alcool [A. Bauer, IVien. Acad. Ber., t. XLIV, 2e part., p. 87; Rép de Cliim. pure, 1862, p. 110].

TRI ANOSPERMINE. — Nom donné par Peckolt à une substance contenue dans la racine de Trianosperma ficifolia, plante grimpante de la famille des Curcubitacées, originaire du Brésil. Elle cristallise en aiguiiles spiculaires, solubles dans l’éther.

Cette même racine renferme des matières résineuses, une matière drastique amorphe, la tayuyine, et un corps cristallisé en grains incolores,

TRIBENZOLAMINE. — 508 TRIÉTHYLCARBINOL.

la trianospermitine ; celle-ci est soluble dans l’éther, mais l’eau ou l’alcool ne la dissolvent pas [Th. Peckolt, Arch. der Pharm. (2), t. CXIII, p. 104].

TRIBENZOLAMINE. — Syn. d’HïmionENïamidb, t. Il, p. 61.

TRICAIt BALLYLIQUE (ACIDE). — Syn. de f.ARBAt.LYLIIJOE (ACIDE), t. I, p. 742.

T H ICA U 11 II EX AN ILI DE. — Voyez Piiénylgca- NIDINKS, t. II, p. 901.

TRICUALCITE (Min.). — Arséniate hydraté de cuivre (AsO'*)2Cu3 -f- 5H20. Masses rayonnées ou dendrites d’un éclat soyeux et di’une couleur vert de gris, trouvées à Turginsk ou à Beresowsk, sur une panabase.

Caractères. — Facilement soluble dans l’acide chlorhydrique froid. Dans le tube, décrépite, devient noir-brun et donne de l’eau.

Dureté. 2,5.

THICHITE (Min). Nom appliqué par Zirkcl à des substances microscopiques de nature indéterminée qui se trouvent dans certains minéraux vitreux des volcans. Ce sont des filaments recourbés rappelant l’aspect de poils d’animaux.

Tlt ICHO PYRITE. — Voyez Millérite.

TRICEASITE. — Voyez Fahlunite.

TRICYANHYDRIQUE (ACIDE) C3Az3H3 [O.

Lange, Deutsche chem. Gescllsch., t. VI, p. 99; Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XIX, p. 454J. — Ce polymère de l’acide cyanhydrique se produit quand on chauffe en tubes scellés à 40-00°, pendant 15 jours de l’épichlorhydrine et de l’acide cyanhydrique anhydre. Le contenu des tubes est noir et solide; si on le dissout dans l’eau et qu’on agite celui-ci avec l’élher, la solution étherée abandonne des cristaux jaune-brun dont la composition est celle de l’acide cyanhydrique.

On peut obtenir ce composé à l’état incolore en reprenant le contenu des tubes par l’éther, évaporant l’éther et dissolvant le résidu dans l’eau bouillante; la solution aqueuse est filtrée, et abandonne des cristaux par refroidissement dans l’eau glacée. Les cristaux paraissent appartenir au système triclinique; ils sont souvent en tables ; l’eau à 26° en dissout 0,55, et l’eau bouillante 9 à 10 % [Wippermann, Deutsche cliem- Gesellsch., t. Vit, p. 767; Bull, de la Soc. cliim., 1874, t. XXII, p. 506].

L’acide tricyanhydrique noircit à 146°, fond à 180°, puis se décompose subitement en dégageant de l’acide cyanhydrique et laissant un résidu solide, noir et brillant.

Chauffé avec une solution de baryte, il donne de l’ammoniaque, du carbonate de baryum et du glycocollo ;

CJ Az3 H3 + Ba H2 02+ 3 H2 O C2II5Az02 -|- CO3 Ba -)- 2 Az II3 Glycocollo.

(O. Lange).

Avec l’acide chlorhydrique et l’acide iodliydrique, on observe le même dédoublement (Wippermann).

Constitution de l'acide tricyanhydrique. — En raison de la réaction qui vient d’ôtre exposée, M. Wippermann envisage l’acide tricyanhydrique comme le nitrile de l’acide amidomalonique; l’acide amidomalonique étant :

CH(AzH2)Æ

l’acide tricyanhydrique serait :

ch(azh2)c;£^

Ce nitrile, par fixation d’eau, devrait donner de l’acide amidomalonique; mais M. Baeyera montré que ce corps est peu stable et se dédouble facile-

ment sous l’influence de l’eau à chaud en glyco— collo et acide carbonique, de même que l’acide malonique, par l’action de la chaleur, se dédouble' en acide acétique et acide carbonique :

CII (Az 112) ^ [J = CIl2(AzH») - CO2 II -f CO2

Acido amido- Glycocolle.

TRIDKCYLE (HYDRÜRE DE). — [Syn. Cocinyi.e, Hydiiure de], Cl3H29. — Hydrocarbure saturé découvert par Pelouze et Caliours dans les pétroles d’Amérique. C’est un liquide incolore, . d’une légère odeur térébenthinée, bouillant à. 218-220°; densité à 20° = 0,796; densité de vapeur = 6,569. Il partage les réactions de ses homologues inférieurs. Le chlore le transforme en chlorure de tridécyle , bouillant à 258-260° [Ann.:. de Chim. et de Phys. (4), t. I, p. 70],

TRIDYMITE (Min ). — Silice cristallisée en petites lames hexagonales, généralement groupées par trois, parallèlement à une diagonale de l’hexagone. D’un éclat vitreux, se trouve en druses dans les roches trachytiques ; à Saint-Christobal, près de Pachucha (Mexique); au Siebengebirge (Prusse Rhénane) ; au Mont-Dore, etc. Accompagné d’ordinaire de pyroxène, ou d’hypersthène, de fer oxydulé, etc. Souvent altéré à la surface et opaque.

Caractères. — Ceux du quartz; sauf que la tridymite est plus facilement attaquable par les solutions alcalines.

Densité =2,2 5 2,3.

Forme cristalline. — Hexagonale; a été reproduite artificiellement par G. Rose, par fusion de la silice gélatineuse ou des silicates avec le sel de phosphore. F. et S.

TRIETHYLBENZINE,

— Cet hydrocarbure se produit en petite quantité lorsqu’on traite la méthyléthylacétone

par l’acide sulfurique : son mode de formation est tout à fuit analogue à celui du mésitylèue au dépens de l’acétone.

3(C U3 - CO-C2 H5) = 3H20 + (CH-C-CMl3)3 = C6H3 (C2 H5)3.

La triéthylbenzine est liquide, incolore et bout 5 217-220". L’acide cliromique la transforme en acide trimésique, C 6 H3 (C O2 H)3. L’acide sulfurique la charbonne en grande partie et fournit un acido sulfoné, dont le sel barytique est peu so-' lubie dans l’eau [O. Jacobsen, Deutsche chem. Gesellsch-, t. VH, p. 1430; Bull, de la Soc. chim., t. XXIV, p. 74]. A. H.

TRIÉTHYLCARBINOL (Alcool mélliylique triethylé), CS ll,eO [Nahapotian, Zeitch. [tir Chem., 1871, p. 274; Bull, de la Soc. Clum., t. XVI, p. 303]. — Ce composé qui est un alcool heptylique tertiaire, C(C2I15)3,0H , se prépare par l’action du chlorure de propionyle,

C2 H3- CO Cl

sur le zinc éthyle. Le mélange abandonné 5 luimême pendant 22 jours a été chauffé à 100", puis additionné d’eau. L’alcool qui se sépare est desséché sur la baryte, puis rectifié.

11 bout à 140-142°; 5 20° il est encore liquide ; son odeur est camphrée ; sa densité est de 0,8504 5 0e. Il est peu soluble dans l’oau; le carbonate de potassium le sépare de la solution aqueuse.

Oxydé par le dichromate de potassium et 1 aeide sulfurique étendu, il a donné un peu d acide

TRIËTHYLMÉTHANE. — 509 — TRIGLYCOLAMIDIQUE (ACIDE).

carbonique, de l’acide acétique, probablement un peu d’acide propioniqtic et de l’heptylène,

CtH14‘= (Cs H8)2 = C = C H - C Hs. E. G.

TIllÉTUYLMÉTIIANE,

— C’est un des heptanes prévus par la théorie.

On l’obtient en réduisant l’éther orthoformique C H (O C2 H5)3 par le sodium-éthyle; on chauffe doucement, dans un appareil à reflux, 100 p. d’ether orthoformique avec 40 p. de zinc-éthyle et l’on ajoute peu à peu 20 p. de sodium ; la réaction est très-vive, et il se dégage des gaz hydrocarbonés. Le produit ayant été fractionné, les parties bouillant au-dessus de 144° sont soumises de nouveau au traitement par le zinc-éthyle et le sodium, et cette opération est renouvelée encore trois fois. On obtient à la lin environ 12 p. d’un liquide que l’on peut séparer par la distillation en deux portions, l’une bouillant vers 100° et l’autre vers 142-144°; celle-ci contient de l’éther orthoformique non altéré et peut-être son premier produit de réduction CH (C2 H’) (OC2 H8)2; tandis que la portion plus volatile, lavée à l’acide sulfurique et à l’eau, constitue le triéthylmôthane. C’est un liquide incolore, d’une faible odeur de pétrole, bouillant à. 9ü°; densité à 21° = 0,089 ; sa densité de vapeur correspond à la formule C1!!16 [A. Ladonburg, Deutsche client. Gesellsch., t. V, p. 752 ; Bull, de la Soc. chim., t. XVIII, p. 54SJ. A. 11.

TRIÉTUYLSI LICOL. — Voyez Silicium, Composés ORGANIQUES, t. II, p. 1501.

TRIGÉNIQUE (ACIDE) C4H"Az302 [Liebig et Woehler, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LIX, p. 290; et Rapports de Berzelius, 1818, p. 309].

— Le nom a été donné au produit de l’action de l’acide cyanique sur l’aldéhyde (de xpiç, trois, yevvicù j’engendre), parce qu’il peut être envisagé comme formé d’acide cyanique, d’aldéhyde et d’ammoniaque.

Ou dirige les vapeurs d’acide cyanique dans de l’aldéhyde refroidie par la glace fondante, en ayant soin en même temps d’opérer seulement sur quelques grammes. Quand le mélange est opéré et qu’on l’abandonne à la température de l’air, il se fait un dégagement d’acide carbonique qui dure pendant plusieurs heures, et le tout se prend en une masse visqueuse et bulleuse ressemblant à du borax calciné, ou bien elle prend l’aspect d’un sirop où se forment peu à peu des croûtes cristallines. Pour en retirer l’acide trigénique, on dissout la masse dans de l’acide chlorhydrique de concentration moyenne, et l’on fait bouillir tant qu’il se dégage de l’aldéhyde. Par le refroidissement, il se dépose des cristaux d’acide trigénique, que l’on puritie en les dissolvant dans l'eau bouillante en présence de noir animal.

L’acide trigénique forme de petits prismes à. peine solubles dans l’alcool, peu solubles dans l’eau; il fond par la chaleur, puis ss décompose en émettant dos vapeurs alcalines qui paraissent être formées de quinoléine.

Le trigénate d’argent C4HcAz!l02,Ag est pulvérulent; il perd de l'eau entre 12U-130" et fond au dessus de 100° en dégageant une vapeur épaisse de l’odeur do la quinoléine.

AI. Bæyer, en traitant l’aldéhyde valérique par l’acide cyanique, a obtenu un composé analogue, l'acide valéryl-trigénique C'll'3Az302 [Bæyer, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CX1V, p. 160 ; et Rép. de Chimie pure, 1800, p. 372.]

L’acroléine absorbe également l’acide cyanique; e produit de la réaction dissous dans l’acide chlorhydrique à chaud, cristallise en aiguilles incolores, peu solubles dans l’eau, qui constituent probablement l’acide allyllrigé nique [Molms,

Zeitsch. fur Chem. 1811, p. 27 ; et Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV, p. 395].

Constitution cle l'acide trigénique. — L’acide trigénique renferme les éléments de l’urée, de l’aldéhyde et de l’acide cyanique; il me parait devoir être considéré comme un dérivé du biuret ; Véthylidène-biuret. Sa constitution serait représentée par la formule :

r us. r it ^ Azll - CO v. ti

ou CH»-CH=Az-CO-AzH-CO-AzH*.

Ce serait analogue à l’éthylidène-uréo CH*-CH = Az- CO - AzH1,

obtenu par M. Reynolds, dans l’action de l’aldéhyde sur l’urée.

Si ma manière do voir est exacte, l’acide trigénique doit se former par l’action de l’aldéhyde sur le biuret. E. G.

TUIGLYCERIQUE (ALCOOL). — Voyez GLï- CÉRÏLE, t. I, p. 1596.

TRIGLYCOLAMIDIQUE (ACIDE). — [Syil.

Triglïcolvlamine],

C6 II9 Az O6 = Az (C II2 - C O . O H)3.

Cet acide se produit, indépendamment des acides glycolamidique (glycocolle), diglycolamidique et glycolique, lorsqu’on fait bouillir l’acide monochloracétique avec un excès d’ammoniaque (Heintz)

3 (C II2 Cl - C O . O II) -f- Az II»

= 3 HC1 + Az (CH2- CO. O H)3.

Le même acide prend naissance si l’on fait agir l'acide monochlorucétique sur l’acide diglycolamidique (Ziegler)

C II2 Cl - C O. O H -)- AzH (CH2 -CO. O H)2

= H Cl -j- Az (C H2 - C O . O H)3.

Pour le préparer, on dissout l’acide monochloracétique dans 12 ou 15 p. d’eau, on ajoute un excès d’ammoniaque et l’on fait bouillir la solution, pendant 12 à 24 heures au réfrigérant ascendant, eu y ajoutant de temps en temps un peu d’ammoniaque pour remplacer celle qui s’évapore. Le produit est concentré fortement par évaporation et débarrassé ainsi de la majeure partie du sel ammoniac qui se dépose en cristaux. L’eau mère, sirupeuse et colorée en brun, est additionnée d’eau et portée à l’ébullition avec un excès d’hydrate plombique, tant qu’il se dégage de l’ammoniaque. La liqueur renferme alors en dissolution du glycolate, du glycolamidate et du diglycolamidate de plomb, tandis qnc le triglycolamidate mélangé d’oxychlorure plombique se trouve dans le dépôt; celui-ci est lavé à l’eau, mis en suspension dans l’eau bouillante et décomposé par l’hydrogène sulfuré. La solution fournit par évaporation des cristaux d’acide triglycolamidique.

Au lieu de traiter par hydrate de plomb l’eau mère sirupeuse, dont il a été question, on peut en précipiter l’acide triglycolamidique au moyen d’un excès d’acide chlorhydrique; étant peu soluble dans l’eau, l’acide triglycolamidique se dépose au bout de quelque temps surtout si l’on agite, et il suffit de le laver et de le faire cristalliser dans l’eau bouillante, pour l’obtenir parfaitement pur (Heintz).

Suivant Lüddecke, le rendement en acide triglycolamidiquo est meilleur, si l’on n’emploie dans la préparation qu’une partie d’eau pour dissoudre l’acide inonochloracétique.

Propriétés. — L’acide triglycolamidique formo do petits prismos incolores, anhydres, inodores, d’une saveur faiblement acide; vers 190°, il commence h perdre sa transparence, et il fond en s’altérant à une température supérieure; il se dissout à 5° dans 747 p. d’eau; il est un peu plus

TRIGLYCOLAMIDIQUE (ACIDE). — 510 — ÏRIGLYCOLAMIDIQUE (ACIDE).

soluble clans l’eau bouillante, mais ni l’alcool, ni l’éther ne le dissolvent.

Soumis à la distillation sèche, l’acide triglycolamidique fournit du carbonate d’ammoniunï, do l'oxyde de carbone, de la diméthylamine et probablement du gaz du marais ; le sel barytiquo donne les mêmes produits, à l’acide carboniquo près, La chaux sodée, chauffée à 300° avec l’acide, dégage de l’ammoniaque, une petite quantité de diméthylamine, du gaz dos marais, de l’hydrogène et le résidu renferme de l’acide acétique.

A 200°, l’acide chlorhydrique dédouble l’acide triglycolamidique en acide diglycolamidique et acide glycolique, en môme temps qu’il se forme des traces de glycocolle et d’ammoniaque.

Az (C H2 - C Os H)8 -j- H2 O = Az H (G H2 - C O2 H)2 + C II2 O II- C O 2 H.

Avec l’acide iodhydrique, on obtient, à 100°, de l’ammoniaque et de l’acide acétique formé par réduction de l’acide glycolique.

L’étain et l’acide chlorhydrique n’attaquent pas l’acide triglycolamidique; l’amalgame de sodium et l’eau n’agissent que lentement, tandis que le zinc et l’acide sulfurique le transforment en acide éthyldiglycolamidique (t. I, p. 1108).

Az(C H2 -CO2 H)3 3 H2 = 2 H2 O -j-AzC2 H8 (C H2-C02H)2.

La réduction n’a pu être poussée plus loin.

L’acide triglycolamidique est un acide tribasique assez puissant.

Ses propriétés basiques, au contraire, sont extrêmement faibles ; il se dissout facilement dans les acides sulfurique et chlorhydrique, mais l’eau le précipite de ces solutions. Lorsqu’on chauffe cet acide avec une très-petite quantité d’acide sulfurique, on obtient, par le refroidissement, une substance blanche qu’on peut dessécher sur une plaque poreuse. Cette masse constitue probablement un sulfate; elle est très-avide d’eau et se dédouble en ses composants à mesure qu’elle en attire. L’acide triglycolamidique pulvérisé n’absorbe le gaz chlorhydrique ni à froid, ni à 100°.

Tmglycolamidates, (Heintz, Lüddecke). — L’acide est tribasique; les sels monacides s’obtiennent très-aisément; les sels neutres et les sels diacides paraissent être moins stables.

La solution du sel ammonique additionnée d’un léger excès d’ammoniaque produit avec le nitrate mercurique un précipité devenant gris, et avec le sulfate de cuivre un précipité bleu amorphe. L’acide chlorhydrique précipite l’acide triglycolamidique des solutions concentrées des sols.

Sel diammonique C6 II7 Az O6 (Az Hl)24: II2 O . — Lorsqu’on verse de l’alcool sur la solution de ce sel do manière à ne pas mélanger les couches, on obtient de longues aiguilles très-solubles.

Sel triargentique. Ce H6Az06. Ag3. — On le prépare par double décomposition entre le sel ammonique et le nitrate d’argent ; c’est une poudre cristalline blanche, détonant par la chaleur.

Sels de baryum. — On en connaît deux, 1° Sel monacide C6H7Az08. Ba -j- 1 j ll20 (Heintz); d’après Lüddecke, il renferme H-’O. On l’obtient en faisant bouillir l’acide avec 10 à 15 p. d’eau et la quantité calculée d’hydrate ou de carbonate do baryum et laissant refroidir; ce sel forme des prismes rhombiques (mm = 106° 30’) terminés par la base, un octaèdre pointu ou par un prisme horizontal. Il perd son eau à 120° et se décompose vers 200°. Il est peu soluble dans l’eau; sa solution possède une réaction acide.

2° Sel neutre, (C»l|0AzO6)2Ba3-f- 4I120. — Il se précipite en petites tables quadratiques, nacrées, lorsqu’on fait bouillir l’acide libre ou le sel

ammoniacal avec un excès d’eau de baryte. Il perd son eau vers 180°. Il est insoluble dans l’eau; l’aride chlorhydrique met l’acide triglycolamidique en libeité, tandis que l’acide acétique transforme le sel en triglycolamidate monacide.

Sel de calcium. — Le chlorure de calcium ne précipite la solution du sel ammoniacal qu’à la température de l’ébullition.

Sel ferrique. — La solution bouillante d’acide triglycolamidique dissout l’hydrate ferrique et la liqueur fournit, par l’évaporation, des lamelles indistinctes d’un vert-pomme, anhydres renfermant de 16 à 18 n/o de fer. Ce sel est insoluble dans l’eau et dans l’acide acétique, un peu soluble dans les acides chlorhydrique et sulfurique étendus.

Sels de plomb. — On en a préparé deux : 1" Sel monacide C6II7Az06.Pl>4-2Ilï0. Prismes clinorhombiques [mm =142° 30’], solubles dans environ 30 p. d’eau; ce sel perd son eau à 110-1 -0° et se décompose vers 210°.

2° Sel neutre, (C6H6 AzO6)2 Pb3. — lise dépose en lamelles opaques, anhydres, lorsqu’on ajoute une solution du sel ammoniacal à une solution bouillante d’acétate basique de plomb maintenu en excès.

Sel de potassium monacide,

C8 II7 AzO6. K2 4- II2 O.

— Molécules égales d’acide et de carbonate potassique sont dissoutes dans l’eau, la solution est évaporée à un petit volume et additionnée d’alcool; le sel potassique se dépose en aiguilles incolores qui sont purifiées par dissolution dans l’eau, suivie d’une nouvelle précipitation par l’alcool. Il est insoluble dans l’alcool et dans l’éther, très-soluble, au contraire, dans l’eau; la solution offre une réaction acide. 11 devient anhydre à 110°.

On n’a pu obtenir un sel neutre do potassium à l’état solide [W. Heintz, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXX1I, p. 257; t CXXIV, p. 297; t. CXXXVI, p, 213; t. CXLV, p. 49; t. CXLIX, p. 75; Ripert.de Chim. pure, 1862, p. 314 -, Bull, de la Soc. chim., 1863, p. 330* 1866, t. V, p. 378; t. X, p. 253; t. XII, p. 268; — \V. Lüddecke, Ann. der Chem. u. Pharm,, t. CXLVII, p. 272; Bull, de la Soc. chim., t. XI, p. 257 ; — J. Ziegler, Zeitsch. f. Chem., 1869, p. 659].

Triglycolamidate d’elhqle,

C12H!1Az06 = Az(C II2-C02C2 H3,3.

— On l’obtient en chauffant à 100° pendant 6 à 8 heures, lo triglycolamidate d’argent avec un excès d’iodure d’éthyle; à une température supérieure le sel d’argent fait explosion, il est donc essentiel de ne pas dépasser 100°.

Le même éther se produit lorsqu’on chauffe, à 120° pendant plusieurs heures, l’éther ntonochloracétiqueavec du carbonate d’ammonium; dans ce cas, il est accompagné d’éther glycolamidiquc et d’éther diglycolamidique.

L’éther triglycolamidique est liquide, oléagineux, jaunâtre, d’une odeur do fruits; il bout vers 280-290° en se décomposant partiellement. Il est peu soluble dans l’eau, miscible à l’alcool et l’éther. L’acide chlorhydrique, ainsi quo les alcalis, le saponifient. L’ammoniaque le transforme en triainide triglycolamidique |\V. Heintz, Ann. der Chem, u, Pharm., t. CXL, p. 204; t. CX LI, p- 355; Bull, de la Soc. chim., t. VII,. p. 515; t. VIII, p. 434] .

TrIAMIDE TR1GLYCOLAMIDIQÜE,

C8 IIl2Azl03 = Az (Cil2 - CO Az II2)3.

— Lorsqu’on sature d’ammoniaque une solution! alcoolique concentrée d’éther triglycolamidique, cette triamidese dépose au bout de quelque temps

TRIHYDROCARBOXYLIQUE (ACIDE). - 511 — TRIMÉTHYL-CARBINOL.

en petites aiguilles. Purifiée par cristallisation, d’abord dans l’alcbol, puis dans l’eau bouillante, elle forme des tables incolores, rectangnalires dont les sommets portent souvent des troncatures de 14(5° 30’ et 123° 20'. Elle est très-soluble dans l’eau bouillante et peu soluble dans l’alcool. L’eau bouillante, plus facilement la soude, la décompose en dégageant de l’ammoniaque.

La triamide ne possède pas deréaction alcaline. Elle se dissout dans les acides froids en s’y combinant; cependant, une partie se décompose et il se forme un sel ammoniacal; l’ébullition active ; ce dédoublement.

L'acétate n’est pas stable; l'azotate, l'oxalale et le sulfate cristallisent.

Chlorhydrate C6lI<2Az‘03,HCl. Par évaporation lente de sa solution aqueuse, il cristallise en prismes rbombiques (mm = 124°), solubles dansl’eau, peu solubles dans l’alcool et insolubles dans l’éther. 11 est acide.

Le chlornurate C6 II12 Az^O3, IIC1, Au C13 est en cristaux, allongés, feuilletés, d’un jaune d’or i brillant, qui, sous le microscope, paraissent formés do lamelles rbombiques, avec un angle de 80° ou de lamelles hexagonales avec les angles de 94° et 133°; il est soluble dans l’eau froide, un peu soluble dans l’alcool et insoluble dans l’éther anhydre. Le chloromercurate est cristallisé. Le chloroplalinate (t.°HI2Az403, IICI)2, PtCPcristallise dans l’eau en belles tables rectangulaires ou en lamelles minces, d’un jaune d’or foncé; il ' est insoluble dans l’alcool et l’éther, et peu soluble dans l’eau froide. L’acide chlorhydrique chaud le dédouble en chloroplatiuato d’ammonium et un autre composé platiniquo non étudié. [YV. Heintz,

I loc. cit.\ A. H.

TIUHYDllOCAUBOXYLIQUE (ACIDE}. — Voyez mtomzoNiQUE (acide), t. Il, p. 1338.

TRIMEI.I.IQUE (ACIDE). — Voyez MELUQUE (acide), t. 11, p. 334.

TRIMÉSIQUE (ACIDE).— Voyez t. II, p. 373.

TRIMÊTIIYLACÉTIQUE (ACIDE). — Voyez

VALÉIUQUES (ACIDES).

Tlîlfll ÉTII YI.IiENZI.YE. — La théorie en . prévoit trois, dont deux sont connus; ce sont le pseudocumèneetle mésitylène (voy. t. I, p. 1039; t. Il, p. 371 et au Supplément.

TRIMETIIYL-CARRIXOL [Alcool méthy- ; liyue triméthyle, alcool butylique tertiaire],

' [Boutlerow, Bull, de la Soc. chim., 1804, t. II, i p. 100; 1800, t. V, p. 19; Zeilsch. fur Chem.,

; t. HR n. 301 ; t. VII, p. 273; p. 484; Bull, de la j s°c. chim., 1807, t. VIII, p. 180 ; t. XVI, p. 302 ;

1 t. XVII, p. 302], — Le triméthyl-carbinol est le I; premier alcool tertiaire qu’on ait isolé ; il a été ] découvert par M. Boutlerow qui a fait connaître cette classe de composés.

Il se produit dans l’action du chlorure d’acéj; tyle sur le zinc-méthyle. Si l’on fait arriver pou f à peu le chlorure d’acétyle sur le zinc-méthyle , refroidi à 0°, il se fait une réaction énergique et on obtient un liquide mobile, presque incolore, ;i duquel on retire do l’acétate si on le traite immé- I diatement par l’eau, ainsi que l’avait montré ”*• I henard. Mais si l’on abandonne à lui-môme I le premier produit do la réaction du chlorure d’a- | cetylect deziuc-méthyle, une nouvelle réaction se | manifeste quelques heures après ; de la chaleur se I “e8ago et le tout se prend en une masso do cris- 5 taux, formés do prismes rbombiques, d’abord \ incolores, transparents, puis qui deviennent i opaques quand on les dessèche dans un courant u acide carbonique. Ces cristaux renferment

C8 HlsZnsCl O ;

j C05t*a-dire les éléments d’une molécule du chlo-

rure d’acétyle et de 2 molécules de zinc-méthyle. Lorsqu’on les traite par l’eau, ils se décomposent en donnant du chlorure de zinc, de l’hydrate de zinc, du gaz des marais et du triméthylcarbinol,

C8H13Zns CIO -f 6 H2 O

= 2OH'<>0 -f 4 CH'* + ZnOm2 -f ZnCl2.

M. Boutlerow admet que la formation du radical C* H'J du triméthyl-carbinol a lieu par substitution de deux groupes méthyle à l’atome d’oxygène de chlorure d’acétylo, et qu’en même temps il y a formation de chlorure de zinc-méthyle et du composé Cil3 - C(C H:,)*-0-Zn C II8 qui restent unis à la façon de l’eau de cristallisation. Les cristaux seraient donc :

CH3-C (C H3)!-0 -Zn C II3 -f Cl-Zn-CH3.

Préparation. — Pour préparer le triméthyl-carbinol, M. Boutlerow recommande d’opérer comme il suit: On fait tomber goutte à goutte très-lentement 100 grammes de chlorure d’acétyle dans 250 grammes de zinc-méthyle convenablement refroidi. Lorsque le mélange est terminé, on l’abandonne 5 lui-même pendant quelques jours on l’entourant d’eau froide, puis on ajoute de l’eau au produit de la réaction, on dis t lie le triméthyl-carbinol et on verse de l’eau dans le produit de distillation tant qu’il s’y produit un trouble; on filtre la solution aqueuse sur un litre mouillé qui retient une substance insoluble, et à la liqueur filtrée on ajoute de la potasse pour séparer le triméthyl-carbinol, et on le dessèche sur du chlorure de calcium. On en obtient ainsi 70 à 80 grammes d’un produit bien cristallisé.

Autres modes de formation. — L’alcool isobutylique (alcool butylique de fermentation ou de Wui'tz) peut être transformé en alcool tertiaire ; quand on chauffe l’iodure de cet alcool avec de la potasse, on obtient un butylène OH8 qui en se combinant avec l’acide iodhydrique ne régénère pas l’iodure dont il dérive, mais fournit l’iodure de l’alcool butylique tertiaire [Markownikoff, Zeitsch. fur Chem., 1870, p. 29; Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 435].

Cette transformation est représentée de la façon suivante :

CH3 Cil3 CH3 Cil3

Ioduro Isobutylène.

tsobulylique.

Cil3 CU3 C U3 CU3

c' +111= cf

il •

Cil C II3

Isobutylène. lodure de

l'alcool butylique tertiaire.

On arrive à la môme transformation en faisant absorber par l’acide sulfurique le butylène qui se dégage par l’action do la potasse sur l’iodure d’isobutyle; l’acide sulfoconjugué distillé avec de l’eau fournit du triméthyl-carbinol | Boutlerow, Zeitsch. fur Chem., 1870, p. 237; Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV, p. 209].

Suivant M. Linnemann, quand on traite l’iodure isobutylique dont la formule est donnée plus haut par l’acétate d’argent, on obtient l’acétate d’isobutylo pur, bouillant à 113-115° et régénérant l’alcool isobutylique par la saponification. Mais si l’on chauffe cet iodure avec de l’acétate d’argent et de l 'acide acétique pur, on obtient un acétate bouillant à 80-85° et fournissant du triméthyl-carbinol par sa saponification. Pour

TRIMÉTHYL-CARBINOL. — 512 — TRIMËTHYL-CARB1NOL.

effectuer cette réaction, on fait tomber goutte à. goutte sur de l’oxyde d’argent récemment précipité de 50 grammes d’azotate, un mélange de 30 grammes d’iodure isobutylique et de 20 gr. d’acide acétique pur; on agite, on ajoute 20 autres grammes d’acide acétique, et l’on chauffe à 100°, au réfrigérant ascendant. La réaction terminée, on ajoute de l’eau, on sépare le triméthyl-carbinol et son acétate, et on saponifie celui-ci par la potasse; ensuite, on déshydrate l’alcool tertiaire sur de la baryte pulvérisée et on le rectifie. M. Linnemann admet que c’est là le meilleur mode de préparation du triméthyl-carbinol. On peut remplacer l'oxyde d’argent par l’oxyde de mercure. Ce dernier exerce la même action sur le bromure isobutylique, mais celui-ci n’est pas attaqué par l’oxyde d’argent en présence d’acide acétique; le chlorure isobutylique n’est attaqué dans aucun cas.

M. Boutlerow, en reprenant l’expérience de M. Linnemann, a obtenu, il est vrai, du triméthyl-carbinol, mais accompagné de beaucoup d’alcool isobutylique [Linnemann, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. CLX1I, p. 12 ; Bull, de la Soc. chim., 1872, t, XVII, p. 513 ; — Boutlerow, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXVIII, p. 143; Bull, de laSoc. chim., 1874, t. XXI, p. 218].

La transformation de l’iodure d’isobutyle en triméthyl-carbinol peut s’expliquer en admettant que l’iodure d’isobutyle se dédouble d’abord en isobutylène qui se combine à l’acide acétique; ce qui tend à le prouver, c’est que dans la réaction il se forme une petite quantité d’isobutylène.

M. Linnemann a réussi également par d’autres réactions à convertir les dérivés isobutyliques en dérivés du triméthyl-carbinol. Ainsi, le chlorure d’iode transforme l’iodure isobutylique en chlorure de triméthyl-carbinol; on fait agir, en refroidissant, 17 grammes de chlorure d’iode sur 24 grammes d’iodure isobutylique; on ajoute de l’eau au produit, on distille et on purifie le chlorure formé qui bout entre 46 et 52°.

De même l’iodure d’isobutyle traité par le cyanate d’argent donne un cyanate que la potasse transforme, non en isobutylamine. mais en triméthyl-carbinolamine (voyez plus loin), et l’azoùte de cette base fournit du triméthyl-carbinol par sa décomposition.

Enfin, l’isobutylamine, préparée d’après la méthode de M. VVurtz (t. 1, p. 079) peut se transformer en triméthyl-carbinol, quand on distille à siccité son chlorhydrate avec de l’azotite d’argent (Linnemann).

M. Boutlerow a signalé la présence du triméthylcarbinol dans l’alcool butylique du commerce; mais M. Freund a montré que ce corps n’existe pas tout formé dans l’alcool isobutylique, et qu’il prend naissance dans la préparation du chlorure d’isobutyle par l'action de l’acide chlorhydrique. Quand on chauffe de l’alcool isobutylique pur avec tfe l’acide chlorhydrique concentré, il se forme non-seulement du chlorure d’isobutyle, mais aussi du chlorure de triméthyl-carbinol, et ce dernier est en proportion d’autant plus grande que l’acide chlorhydrique employé est en plus grande quantité; ainsi, l’alcool isobutjlique éthérifié à 100° avec 7 fois son poids d’acide chlorhydrique fournit un chlorure renfermant 36 % de chlorure de triméthyl-carbinol. On arrive à des résultats analogues en faisant réagir l'acide bromhydrique ou l’acide iodhydrique sur le triméthylcarbinol [Boutlerow. Zeitsch. fur Chem., nouv. sér., t. 111, p. 307 ; Bull, de la Soc. chim., 1867, i. VIII, p. 268; — Freund, Journ. fur prakt. Chem., (2), t. XIII, p. 25; Bull, de la Soc. chim., 1876, t. XXVI, p. 78],

Propriétés. — Le triméthyl-carbinol parfaitement desséché sur la baryte caustique forme des

aiguilles ou tables longues, rhombiques, prismatiques, biréfringentes. 11 bout à 82° sous la pression de 750 millimètres, et se volatilise déjà à la température ordinaire; il fond à 25-25", 5; sa densité est de 0,7788 à -4- 30°. 11 donne avec l’eau un hydrate 2C4II10O-f- IDO, liquide à 0° et bouillant à 80° ; cet hydrate se concrète dans un mélange réfrigérant en fines aiguilles soyeuses, sa densité est de 0,8276 à 0° (Boutlerow).

Suivant Linnemann, le triméthyl-carbinol bout à 82", 04 (corrigé), sa densité est de 0,7792 à 37°. Il se solidifie au-dessous de 20° et fond à 23".

Le triméthyl-carbinol oxydé par l’acide sulfurique et le bichromate de potassium donne de l’acétone, de l’acide acétique et de l’acide isobutyrique (Boutlerow). Traité par le chlore, il donne divers produits chlorés; le principal présente la composition du pcntaclilorobutylène, O H3C15; c’est un liquide dense bouillant à 185-188° [Loidl, Deutsche Chem. Gesellsch , t. VIII, p. 107; Bull, de la Soc. chim, 1876, t. XXV,

ÉTHERS DE TRIMÉTHYL-CARBINOL. — ACÉTATE, Oïl9, C 2 H3 O2. — 11 prend naissance par l’action de l’iodure sur l’acétate d’argent mélangé d’acide acétique cristallisable; il se forme en même temps un peu de butylène. C’est un liquide d’une odeur aromatique, moins dense que l’eau dans laquelle il est un peu soluble. Il bout à 96°. L’eau de baryte le saponifie à 100°.

Chlorure, OH9Cl. — Obtenu par l’action du perchlorure de phosphore sur le iriméthylcarbinol, il est incolore, plus léger que l’eau; il bout de 50 à 52".

Quand on dirige l’isobutylène dans de l’acide chlorhydrique concentré, placé dans des tubes fortement refroidis, puis qu’après avoir scellé les tubes, on les chauffe à 200° pendant quelques heures, on obtient le chlorure de triméthyl-carbinol [Salesrky, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLXVI, p. 92].

Iodure, C4H91. — Préparé par l’action d’un courant de gaz iodhydrique sur le triméthylcarbinol, il constitue un liquide dense, insoluble dans l’eau, d’une odeur rappelant celle du pétrole, il bout à 08-99° en sedécomposantparticllement Une solution de potasse dans l’alcool absolu le décompose , comme le fait la distillation, en acide iodhydrique et butylène C4HS. Traité par le zinc, cet iodure donne du triméthylméthane (p. 513) et du butylène

2C4U4I + Zn = OIP» -f C4U3 -f Zul2

Comme nous l’avons dit précédemment, l’isobutylène fixe l’acide iodhydrique et fournit l’iodure de triméthyl-carbinol (Markownikoff).

TRIMÉTHYL-CARBINOL AMINE,

C4 II9, Az II2 = C (C H3)3, Az H2

(Linnemann). — Elle a été obtenue au moyeu de l’iodure d’isobutyle (alcool butylique do VVurtz). On chauffe au bain-marie 50 grammes de cet iodure avec 42 grammes de cyanate d’argent soc. On ajoute ensuite au mélange 60 grammes de potasse en poudre, on chaude et l’on recueille dans l’acide chlorhydrique les vapeurs qui se dégagent. Le sel ainsi obteuu est du chlorhydrate de triméthylcarbinolamine, et non d’isobutylaminc, car l’azotite correspondant fournit du triméthylcarbinol par sa décomposition.

La triméthyl-carbinolainine est un liquide d’une odeur ammoniacale, soluble en toutes proportions dans l’eau. Elle bout à 45-40" sous une pression de 740".

Le chlorhydrate cristallise en tables microscopiques, carrées et transparentes; il ne fond qu’au-dessus do 260°, et. le sel fondu augmente considérablement de volume par la solidification.

TRIMÉTHYLÈNE. — 513 — TRIPHÉNYLCARB1N0L.

Il est déliquescent, très-soluble dans l’eau et dans l’alcool ; il peut être distillé. E. G.

TRIMETHYLENE. — Voyez Propylène, t. II,

TRIMETHYLETIIYLMETHANE.

C6HU = C(CHS)3 (CSI15). —

Goriainow a obtenu cet hydrure d’hexyle en faisant agir le zinc-éthyle sur l’iodure de butyle tertiaire ; la réaction est très-vive, et l’hydrocarbrure formé est entraîné par le gaz. Il est lave à l’acide chlorhydrique et condensé dans l’alcool fortement refroidi; cotte solution étendue d’eau et soumise à la distillation, fournit un produit qui est traité successivement par le brome, la soude et le sodium. On obtient à la fin un liquide incolore, bouillant entre 43 et 48° ; densité de vapeur = 2,917 [VV. Goriainow, Bull. Acad. dosScienc. Pétersbourg, t. XVIII, p. 75].

TKIM ÉTHYLMETHANE. O II10 = C U (Cil3)3.

— C’est l’un des deux hydrures du butyle que prévoit la théorie. Il prend naissance lorsqu’on traite l’iodure de butyle tertiaire par le zinc et l’eau; il se dégage un mélange de volumes égaux de pseudobutylène et de triméthylméthane, qui a pris naissance suivant l’équation

2C* H9I -f Zn = C*H10-f-C*H8-|-Zn I*.

Le gaz est dirigé d’abord dans du brome, puis dans de la potasse et recueilli sur l’eau. Le triméthylméthane est gazeux à la température ordinaire; sous une pression de 747““", il se liquéfie à — 17°. Le brome l’attaque assez rapidement à la lumière diffuse et fournit des produits de substitution bromés supérieurs. Mélangé avec 9/10 de son volume de chlore, il se liquéfie à l’obscurité, et il se forme du chlorure de butyle tertiaire.

CH (CH3)» + Cl* = HCl + CCI (CH8)»

[Boutlerow, Ann. der Chem. u. Pharm. t. CXLIV, p. 1 ; Bull.de laSoc.chim., t. VIII, p. 187]. A. H.

TKIOXYA DI PIQUE (ACIDE). Cet acide se forme par l’action de la baryte ou de l’oxyde d’argent sur l’acide tribromo-adipique (t. II, p. 474). C’est une masse sirupeuse qui laisse déposer peu à peu des cristaux. Le sel de baryum, précipité par l’alcool de sa solution aqueuse, renferme C6H807. Ba + I II2 O [L. Marquardt Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 202].

TRIOXYINDOL. — Syn. Isatique (acide), t. II, p. 134.

TRipiiANE (Min.). Syn. Spodumène. — Silicate d’alumine et de lithine, avec soude, chaux, etc. On a représenté les analyses par la formule

3UO. 4Al!0».15Si0!.

Gros cristaux , ou masses laminaires clivables, d'un gris verdâtre , translucides; d’un éclat vitreux un peu nacré sur les faces de clivage ; se trouvant dans lo granité, à Chersterfield , Sterling, Norwich(Mass-); dans le Connecticut; â Utü (Suède), avec quartz, feldspath et tourmaline, dans une couche do fer ma- DubîmUe ’ près de Liseils CTyr°D; à Killincy, près

Caractères. — Inattaquable aux acides. Au cha-

Pig. 765. — Triphane

lumeau, devient blanc et opaque, puis se gonfle en colorant la flamme en rouge; fond facilement en un verre incolore ou blanc.

Dureté, 6,5 à 7. Fragile; poussière blanche.

Densité, 3,13 à 3,19.

Forme cristalline. — Prisme clinorhombique mm = 87° ; p /i1 = 110° 20’ ; b'11 6I/S= 1 16“ 30.

Faces habituelles : m, h1, g1, p, e1/s, b ‘P, etc.

Clivages : parfait h1; moins facile m.

Ressemble beaucoup par sa forme et par ses propriétés optiques au pyroxèno. F. et S.

TRIPUENYLBEXZINE.

Cet hydrocarbrure se produit lorsqu’on traite la phénylmethylacétone (acétophénone) par les agents déshydratants, tels que l’anhydride phosphorique, l’acide chlorhydrique

3(CH» - CO -C6H!) = 3H20-j- (CH-C-C6 H»)» =C«H»(C« H5)»

Ce mode de formation est analogue à celui du mésitylène aux dépens do 3 molécules d’acétone.

L’acétophénone est saturée de gaz chlorhydrique et la niasse est abandonnée à elle-même dans un endroit tiède; au bout de plusieurs jours, les cristaux formés sont séparés; le liquide est traité de nouveau par le gaz chlorhydrique et cette opération est répétée une troisième fois. On parvient ainsi à transformer environ 60 % de l’acétophénone en produit solide; les dernières eaux mères en fournissent encore lorsqu’on y ajoute de l’alcool étendu. Le produit solide, purifié par deux cristallisations dans l’éther, constitue le triphénylbenzine symétrique. Cette substance est en cristaux orthorhombiqucs incolores; formes: m, h', g1, p, e' ; g' domine et donne aux cristaux l’aspect de tables; angles : m g' = 127° 40’ ; g le' = 119° 43’ (v. Fritsch). Elle fond à 169-170° et bout à une température supérieure à 440°. Elle est peu soluble dans l’alcool aqueux ; plus soluble dans l’alcool absolu, dans l’éther et le sulfure de carbone, très-soluble dans la benzine.

Les oxydants ne l’attaquent que très-difficilement. Le brome la transforme en triphénylbenzine monobromée, cristallisant dans l’alcool en petites aiguilles incolores, fusibles à 104° [C. Engler et II. Heine, Deutsche chem. Gesells., t. VI, p. 638; Bull, de la Soc. chim., t. XX, p. 391 ; — C. Engler et H.-E. Berthold, Deutsche chem. Gesells., t. VII, p. 1123; Bull, de la Soc. chim. A. XXUI, p. 321]. A. II.

TBIPHENYLCARBIXOL

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