‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 305 sur 430 · C02-C3HH · texte numérisé non relu

C02-C3HH

Allophanato d'amyle. Ammo-

niaque.

et do l’amyluréthane, C7H13Az03,

COAz2!!4 -f- C(iH1!0

Urée. Alcool amylique.

CO-AzIl2 — C02-C3liu

-J-AzIU

Amyl-uréthano. Ammoniaque.

[A. W. Ilofmann, Deutsch. chem. Gesells., t. IV, p. 262, et Bull, de la Soc. chim., t. XV, p. 197].

22. L’éther cyaniqtte chauffé un quart d’heure à 100° avec de l’urée, donne un composé cristallisant en magnifiques écailles blanches, renfermant C7H14 Az4 O3 |A. W. Ilofmann, Compt. rend, t. LII, p. 1911, et Bepert. de Chimie pure, 1861,

p. 274]. Ce corps me parait devoir être ruprésem par la formule de constitution,

rn ^ AzH-CO-AzH (C2H5) AzH-CO-Azll(C2H3)

Ce qui en fait le dérivé diéthylique de la cari ; nyldiurèe de Schmidt (Voy. Urées composée t. III, p. 579.)

23. L ’oxalale d’éthyle , chauffé à 135-170° avi de l’urée donne de l’oxamide et de l’éther all.l phanique [Hlasiwetz et A. Grabowski, Ann. al Chem. u. Pharm., t. CXXX1V, p. 115, et Buu de la Soc. chim., 1866, t. V, p. 133]. En chauffa seulement à 105-110°, le mélange d’oxalate d thyle et d’urée, MM. G. Vogt et E. Grimaux c obtenu une petite quantité d’un corps cristall' qui présente les réactions et la composition de 1 j eide parabanique (oxalvlurée) [Bull, de la S* chim., 1871, t. XVI, p 3].

24. Lorsqu’on chauffe du carbonate de guar dine avec de l’urée à 1 ( >0°, on obtient de la dici i nodiamidine, C2HGAz40,

COAz5 II4 + C(AzH)Az*H4 Urée. Guanidine.

= AzII

CO-AzH* C(AzII)-AzH2 Dicyanodiamidine.

-f AzII3.

Ammo-

niaque.

[Baumann, Deutsch. chem. Gesells., t. VII, p. 17 Bull, de la Soc. chim., 1875. t. XXIV, p. 70

25. L’anhydride phosphorique chauffé dou: ment avec de l’urée la décompuse ; il se dégagel’acide cyanique, en même temps qu’il se for: de la cyaraélide, de l’ammélide, du phosphli d’ammonium et du cyanurate d’urée [Weltzi: Ann. der Chem. u. Pharm., t. CVII, p. 219° t. CXXXII, p. 219; Bèpert. de Chimie pure, 18p. 73. et Bull, de la Soc. chim., 1865, t. p. 303] .

Sels d'urée.

Azotate d’urée, COAz2 H4, Az03II. — Ci combinaison, découverte par Fourcroy et Vauq, lin, se précipite à l’état d’une poudre blanchti cristalline, quand on ajoute de l’acide azotiqc une solution d’urée suffisamment concentti Nous avons dit plus haut comment on la j pare avec l’urine. Sa composition a été déter née par M. Régnault [Ann. de Chim. et de Ph 1836, t. LXVIII, p. 155].

L’azotate d’urée est en prismes on en fcuili incolores, brillants, anhydres, rougissant le te nesol, peu solubles dans l’eau froide et dans 11 cool, moins solubles dans l’acide azotique conc tré, assez solubles dans l’eau bouillante.

Pelouze a étudié l’action de la chaleur sut sel. A 140°, l'azotate d’urée commence à se composer en dégageant de l’acide carboniqui du protoxyde d’azote, environ 2 volumes du r mier pour un du second. Le résidu renferme l’azotate d’ammonium et de l’urée :

4 COAz2 II4, AzOMI

= 2C02 + AzsO -(- 2 C O A?.2 H4+ 3Az03, Az

A une température plus élevée ce résidu se compose lui-même en donnant de nouveau du f toxyde d’azote, de l’acide carbonique avec de I’ et de l'ammoniaque. 11 se forme en même tei une petite quantité d’acide cyanurique [Pcloi Ann. de Chim. et de Phys. (3). t. 'I, P- 69].

L’azotate d’urée chauffé à 100° dans des tu scellés avec de l’alcool absolu, donne de Pazoï d’ammonium et de l’uréthane ou carbatr I d’ethyle :

CO Az2H4, Az03H -f C«H',OH

= c°CÔcui!+ Az0,-Az,1‘

URÉE

fBunte, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLI, p. 181; Bull, de la Soc. chim., 1800, t. XIII, p. 2371.

Chlorhydrate d'urée, COAz*H*,HCl. — L’urée sèche absorbe le gaz chlorhydrique bien desséché. Elle s’échauffe, entre en fusion et se prend en une masse oléagineuse, que l’on maintient fondue jusqu’il ce qu’elle n’absorbe plus de gaz chlorhydrique, puis on chasse l’excès d’acide par un courant d’air, et l’on obtient le chlorhydrate d’urée sous la forme d’une masse cristallisée. Exposé à l’air, ce chlorhydrate en absorbe l’humidité et se décompose [Erdmann, Journ.f. prakt. Chem., t. XXV, p. 500; — Pelouze, Mém. cité J.

Chauffé au bain d’huile, le chlorhydrate d’urée se décompose vivement à 145°, en chlorhydrate d’ammoniaque et acide cyan urique [De Vrij, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LXI, p. 248].

M. Dessaignes a obtenu un sous-chlorhydrate, 2COAz*H4, HCl, en ajoutant 1 molécule d’acide chlorhydrique à 2 molécules d’urée et abandonnant la solution sous une cloche en présence de chaux. Ce sel est cristallisé en longues lames parallèles et accolées ; il est peu déliquescent [Journ. de Pharm., t. XXV, p. 31].

Suivant M. Bectmann, il existe une combinaison de chlorhydrate d’urée et de chlorure d’ammonium et d’urée,

2 (C O Azs II4, Az H* Cl) -f- CO AzsH4, H CI,

que l’on obtient en mélangeant une solution d’urée avec une solution de soude caustique, et dirigeant dans le liquide un courant de chlore, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’azote. On détruit ensuite l’excès d’hypochlorite par un peu d’ammoniaque, on évapore à siccité et l’on reprend le résidu par un mélange d’alcool et d’éther. On obtient de grosses lames, fort solubles, dégageant do l’ammoniaque par la potasse, et donnant un précipité d’azotate d’urée par l’acidé azotique.

Cyanurate d’urée, C O Az2H4,0>Az3 H»03 [Kodweiss, Ann. de Poggend., t. XIX, p. I; — Wiedemann, même recueil, t. LXXJV, p. G7J. — On obtient ce sel cristallisé en aiguilles en faisant bouillir une solution d’urée avec l’acide cyanurique et filtrant la liqueur. Weltzien l’a obtenu comme produit accessoire dans la décomposition de l’urée par l’anhydride phosphorique. Le cyanurate d’urée se produit également quand on fait passer des vapeurs d’acide cyanique dans de l’urée fondue, ou quand ou traite le biuret par le gaz chlorhydrique à 160-170° fFinckh, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXX1V, p. 351; Bull, de la Soc. chim., 1863, p. 377].

Le cyanurate d’urée forme de petites aiguilles appartenant au système clinorhombique : le rapport des axes est :

Sa solution traitée par un acide précipite de l’acide cyanurique.

Oxalate d’urée, 2COAzsII4, C204H2.— L’oxalate d’urée se sépare à l’état d’une poudre blanche et cristalline, par l’addition d’une solution d’acide oxalique à une solution d’urée. Il se dissout dans 23 p. d’eau à 25° ; sa solution saturée et froide est précipitée en partie par un excès d acide oxalique. Il est assez soluble dans l’eau bouillante; il se dissout dans OOP, 5 d’alcool d’une densité de 0,83 à la température de 16°; il est dn peu plus soluble dans l’alcool bouillant. Il cristallise en prismes minces et transparents, d’une saveur acide. Soumis à la distillation sèche, il donne de l’acide carbonique, de l’ammoniaque et de 1 acide cyanurique.

Phosphates d’urée [Schmeltzer et Birnbaum, tedsch. fur Chem., 1809, p. 206; Bull, de la Soc.

URÉE

chim., 1809, t. XII, p. 257J. — Lehmann a retiré de l’urine d’un porc nourri avec du son un composé cristallin d’acide phosphorique et d’urée qu’il représentait par la formule peu vraisemblable COAz2tI4, Ph20»,2II20 [Buchner' s Repert., t. XV, p. 224]. Schmeltzer et Birnbaum ont préparé le phosphate d’urée en abandonnant dans le vide une solution concentrée d’acide phosphorique additionnée d'urée. Après dissolution de la masse cristallisée dans l’eau, la solution laisse déposer d’abord de gros cristaux rhomboïdaux de phosphate d’urée, puis des prismes carrés de phosphate acide d’ammonium.

Le phosphate d’urée, C0Az2H4,Ph04H3, est soluble dans l’eau, dans l’alcool, peu soluble dans l'éther. Il est inaltérable à l’air sec ; il se décompose à 100°.

Un autre phosphate d'urée,

3 C O Az8 H4, 2 Ph O4 H3,

se produit lorsqu’on laisse évaporer dans l’air sec un mélange d’acide phosphorique et d’urée en excès. Si l’on chauffe sa solution aqueuse, elle se décompose et fournit un précipité cristallin d’acide cyanurique.

Combinaisons avec les oxydes.

Urée argentique. — Liebig a obtenu un dérivé argentique de l’urée en introduisant de l’oxyde d’argent récemment précipité dans une solution aqueuse d’urée et chauffant doucement. L’oxyde d'argent se convertit en une poudre grise ou d’un grisjaunâtrequiparaîtau microscope formée de petits cristaux auxquels Liebig attribue. la formule, 2C0Az2H4,3Ag20. M. Mulder fait remarquer que les dosages d’argent de ce composé s’accordent aussi bien avec la formule,

COAz!H*Ags,

d’un dérivé diargentique de l’urée. M. Mulder obtient ce dérivé diargentique en ajoutant de la soude à une solution de 2 p. d’urée et de 5 p. d’azotate d’argent [Deutsche chem. Gesellsch., t. VI, p. 1019; Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XX, p. 539]. Chauffée avec de l’eau, l’urée diargentique se décompose en donnant de l’urée et de l’oxyde d’argent.

La sulfo-urée CS AzsH4 réagit sur l’urée diargentique en donnant du sulfure d’argent, de l’urée et de la cyanamide,

C S Az2 H4 -(- C O Az2 H8 Ag2 = Ag2S + C O Az2 H4 -f CAz2 H2.

Le sulfure de carbone donne de l’urée et de l’oxysulfure de carbone,

CS2 + COAz2II2Ag2 + U20 = Ag2S + COS + COAz2II4

[Ponomarcff, Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 546] .

Urée et oxyde de mercure. — L’urée forme plusieurs combinaisons avec l’oxyde de mercure [Liebig, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LXXX, p. 123; t. LXXXI, p. 128; t. LXXXII, p. 232; t. LXXXV, p. 289] :

1° COAz2 II4,lIgO.

— On l’obtient en ajoutant peu à peu de l’oxyde de mercure à une solution d’urée, chauffée à une température voisine de l’ébullition. Quand l’oxyde de mercure ne se dissout plus, on ajoute de l’urée et on obtient un dépôt pulvérulent blanc. On jette sur un filtre; après 24 heures, il s’est formé un second dépôt blanc et adhérent; l’un et l’autre présentent la môme composition [Dessaignes, A tin. de Chim. et de Phys., (3), t. XXXIV,

URÉE

URÉE

2° 2COAz!H4, 3 HgO.

On mélango une solution d’urée avec la potasse

caustique et l’on y ajoute une solution de chlorure mcrcurique ; il se forme un précipité blanc, gélatineux, qui, après avoir ôté lavé, est chauffé dans de l’eau bouillante et se transforme alors en une poudre grenue, d’un jaune rougeâtre après dessiccation.

3° COAz* H*, 2 HgO.

— Il se produit par le mélange d’une solution alcaline d’urée et d’azotate mercurique. Ce précipité se forme aussi lorsqu’on ajoute peu à peu une solution étendue d'azotate mcrcurique à une solution d’urée diluée, et qu’on neutralise de temps en temps par l’eau de baryte ou par une solution étendue de carbonate de sodium. Il arrive un moment où le précipité, au lieu d’être blanc, devient jaune; c’est du sous-azotate mercurique et toute l’urée est alors précipitée. Liebig a appliqué cette réaction à un procédé de dosage de l’urée.

Combinaisons de l’urée avec les sels.

L’urée se combine avec un grand nombre de sels ; quoique ces combinaisons ne soient pas très-stables, néanmoins il en est qui résistent à l’action décomposante de l’eau, et dont l’acide azotique ou l’acide oxalique ne séparent pas d’urée. Ces dérivés ont été décrits par Werther [Journ. für pralct. Chem., t. XXXVI, p. 51 ; Ann. de Millon, 1846, p. 388].

Azotate d’argent et urée, COAz2H4,AzOaAg (Werther), — On mélange des solutions concentrées de molécules égales d’azotate d’argent et d’urée. La combinaison cristallise en gros prismes clinorhombiques. Formes : m, p, g *, h3, e1/n; angles : mm = 11 8° ; p/i3 = 119°; g1e1/n = 110°.

Ces cristaux sont solubles sans décomposition dans l’eau froide, l’eau chaude et l’alcool. Par l’ébullition de sa solution, ce corps se décompose en donnant de l’azotate d’ammonium et du cyanate d’argent. L’acide azotique lui enlève une partie de l’urée seulement à l’état d’azotate d’urée. Chauffés brusquement, les cristaux se décomposent avec explosion.

Quand on mêle une solution aqueuse contenant 2 à 3 molécules d’azotate d’argent avec une molécule d’azotate d’urée et qu’on abandonne la solution dans le vide, il se sépare d’abord des cristaux de la combinaison précédente, puis un nouveau dérivé, C O Az2H4,2 Az 03Ag, en gros prismes appartenant au système orthorhombique. Formes : m,p,bl/i, h1, g1, e1, &1/Sn; angles : mm, = 112° 39'; b'^b''3 (en avant) = 127» 19'; (de côté) = 74°; p 6 = 127°.

Azotate de calcium et urée,

G C O Az2 H4, (Az O3)5 Ca

(Werther). — On obtient cette combinaison en mélangeant des solutions alcooliques des constituants. Elle forme des cristaux brillants; l’acide azotique n’en sépare pas d’urée, mais l’acide oxalique donne dans la solution un précipité d’oxalate de calcium et d’oxalate d’urée.

Azotate de magnésium et urée,

4 COAz2 114, (Az 03)2Mg.

— La combinaison se fait par le mélange des solutions des constituants dans l’alcool absolu; il se sépare peu à peu, par l’évaporation dans le vide, de gros prismes clinorhombiques, brillants, fusibles à 85" sans décomposition.

Formes : m, <l>/2, o1, a1, g', e1/n; angles : mm = 135°; ma ‘ = 12G°30’; d‘'*d‘'* = 123° 31'. — Iis ne s’altèrent pas par l’ébullition de leur solu-

tion, l’acide oxalique n’en précipite pas l’urée; • l’acide azotique en précipite une partie.

Azotate de mercure et urée [Liebig, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. LXXXV, p. 294], — L’urée forme trois combinaisons différentes avec : l’azotate mercurique.

1° 2CO Az2H4,(Az03)2Hg, HgO, H2 O.

On verse une solution d’azotate d’urée dans une-i solution d’azotate mercurique, moyennemcn’it étendue et additionnée d’acide azotique, jusqu’il crç qu’il so produise un léger trouble ; on filtre hl; liqueur et, après 24 heures, il s’y dépose dea croûtes dures et cristallines composées de petite» tables rectangulaires, transparentes et brillantes.' L’eau bouillante détruit les cristaux.

2° 2CO Az2 H4, (Az O3)2 Ilg, 2 IlgO, II* O .

— Lorsqu’on ajoute à, une solution d’urée uni ' solution étendue d’azotate mercurique tant qu’i ; se forme un précipité et qu’on abandonne b bouillie blanche à une température de 49 à 50° le précipité se convertit en paillettes hexagone; qui paraissent être la combinaison 2 ; elles sonn mélangées de cristaux du corps 1 et du corps 3 1

3° 2 C O Az2 II4, (Az O3)2 Hg, 3 Hg O, H2 O.

— On obtient cette combinaison en précipitant ii chaud une solution d’urée par une solution for' étendue d’azotate mercurique et abandonnant I: précipité dans la liqueur. C’est une poudre blanche, formée de petites aiguilles groupées con . centriquement.

Azotate de sodium et urée,

CO Az2Il4,Az O3 Na, H2 O

(Werther). — Ce composé se sépare sous form de cristaux prismatiques, par le refroidissemen du mélange des solutions aqueuses chaudes d’a. zotate de sodium et d’urée. Les cristaux cotu mencent à fondre vers 35°, mais la fusion n’espas complète à 100°; à 140°, ils se décomposent La solution aqueuse n’est précipitée ni pa* l’acide azotique ni par l’acide oxalique.

Chlorure de sodium et urée,

C O Az2 H4, Na Cl, H2 O

(Werther). — On obtient cette combinaison sou forme de prismes clinorhombiques en évapo rant une solution saturée à chaud de molécule égales de chlorure de sodium et d’urée. Ces cris taux sont légèrement déliquescents; ils fonden à 09-70"; fort solubles dans l’eau, ils sont décom posés en partie par l’alcool absolu. Ils appartien nent au système clinorhombique. Formes : m. g'jORaLo1/2; angles : mtn = 139°; ma 1 =126 aio> = 103°.

Leur solution aqueuse et concentrée est préci >itée par l’acide azotique; avec l’acide

azotique; avec l’acide oxalique 1 ne se produit de l’oxalate d’urée qu’à la longu iu par évaporation.

On peut étendre cotte solution de 10 à 12 foi on volume d’alcool absolu, sans que rien ne s irécipitc, et alors l’acide azotique n’y forme pa [’azotate d’urée.

Chlorure mercurique et urée, COAz2H4, HgCl Werthor). — Ce composé se forme par le refroi lissemcnt des solutions alcooliques bouillante l’urée et de chlorure mercurique. Il est en cris aux nacrés, pou solubles dans l’eau froide, dé omposables par l’eau bouillante. Ces cristaux fon ont à 125-128°. „

\1. Werther n'a pas réussi à combiner 1 uré vcc les azotates de baryum, de potassium, d trontium, ni avec les chlorures d’ammonium, aryum et do potassium. Avec le chlorure d>

URÉES COMPOSÉES. — 567 — URÉES COMPOSÉES.

strontium, il se fait une combinaison très-déli-

qucsccnte.

dosage de l’dree. — Voyez Urines, t. III, p. 594.

Constitution de l’urée.

L’urée a été considérée dès 1830 par Dumas comme de la carbamide. En 1838, M. Régnault ayant traité le chlorure de carbonyle par l’amn'iaque sèche, obtint un mélange de chlorhydrate d’ammoniaque et d’un corps blanc qu’il considéra comme la vraie carbamide, à cause de son origine, mais qu’il n’analysa pas. Comme il n’arriva pas à isoler l’urée de ce mélange, il en conclut que l’uréo était différente de la carbamide. Gerhardt adoptant les conclusions de M. Régnault et différenciant l’urée de la carbamide, la regarda comme de l’hydrate de cyanammonium, AzH3(CAz)-0- H.

Mais les recherches de Wurtz sur les urées composées, et surtout les deux synthèses de l’urée réalisées par Natanson, au moyen du chlorure de carbonyle et du carbonate d’éthyle ne laissent aucun doute sur la constitution de ce corps.

Elle doit être considérée commode l’amide carbonique : en effet, l’action du carbonate d’éthyle sur l’ammoniaque est analogue à celle de tous les éthers qui fournissent des amides dans ces conditions :

CO' OC* H» + 2 Az H3 = C0<azH* + 2C,H#0,

Carbonate Ammo- Carbamide Alcool,

d’éthyle. niaque. (urée).

et l’équation précédente est comparable à celle qui fournit l’oxamide ;

Page 1