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Les chlorures d'acides bibasiques comme

le chlorure de carbonyle, le chlorure de succinyle, donnent des diurécs,

CO Cl2 -f 2 C O Az2 II* Chlorure Urée, de

carbonyle.

pn/ Az H-CO-AzII2 i n,Tpi

AzII-CO-AzH2 + zuu’

Carbonyl-diurée.

Acide

chlorhy-

drique.

11. La réaction des anhydrides, d'acides bibasiques n’est pas générale ; l’anhydride succinique donne l’acide succinurique,

CO-AzII-CO- AzHs

cm»

com

(voyez, pour toutes ces réactions, l’article : Unées composées); avec l’anhydride phtalique à 130°, il se fait de la phtalimide et il se dégage de l’acida carbonique et de la vapeur d’eau.

2Cm»<co^° + COAz»H»

v Anhydride phtalique. Urée.

= 2C«H» Cco^ AzII + C02+H20.

Phlalimido. Acide

carbonique.

[E. Grimaux, Bull, de la Soc. chim., 1876, t. XXV, p. 241].

12. Chauffée avec du sulfure de carbone et de l’alcool absolu, en tubes scellés, à 100», l’urée dégage de l’acide carbonique et la solution renferme du sulfocyanate d’ammonium [Henry, Compt. rend., t. L1V, p. 519, et Répert, de Chimie pure, 1862, p. 155], Dans ces conditions, il se forme, en outre, du mercaptan; mais si l’on chauffe l’urée seulement avec du sulfure de carbone, il se forme du sulfocyanate d’ammonium et de l’oxysulfurede carbone. COAz2H»-f-CS2 = COS-f CSAz,AzH»

[Ladenburg, Zeilsch. fur Chem., 1869, p. 2531.

13. L’urée se combine avec un grand nombre de sels ; elle forme avec le chlorure de sodium, le chlorure de mercure, l’azotate de calcium, de magnésium, etc., des composés cristallins, que nous décrirons plus loin. Elle s’unit également à l 'oxyde d’argent et à l’oxyde de mercure.

Quand on chauffe un mélange d’urée et d’aaotate d’argent, tous deux en solution aqueuse, et qu’on évapore, on obtient de l’azotate d’ammonium et du cyanate d’argent. Dans cette réaction, l’urée se comporte comme du cyanate d’ammonium (Wohler).

CO Az2H»-[- Az03Ag = Az O3 Az H» -[- C O Az Ag.

14. Par l 'azotate mercureux acide, contenant de l’acide azoteux (réactif de Millon), l’urée est décomposée comme par l’acide azoteux ; Millon a appliqué cette réaction au dosage de l’urée ; dans ce procédé, on recueille l’acide carbonique produit (voyez Urines, t. III, p. 594).

15. L’ozone est absorbé par l’urée, en présence de la potasse, et il se dégage de l'ammoniaque; la liqueur ne renferme que du carbonate de potassium. L’urée n’est pas décomposée par l’ozone en l’absence des alcalis [Gorup-Besanez Bull, de la Soc. chim., 1863, p. 421],

16. Le permanganate de potassium en excès (100 p. de permanganate pour 1 p. d’urée) et en présence d’une solution forlement alcaline, décompose l'urée en mettant eu liberté tout l’azotoqu’ella renferme. Avec une quantité moindrodo perman-

ganate, une partie de l'azote seulement se dégage à l’état gazeux, et le reste se transforme en acide azotique [Wanklyn et Gamgee, Journ. of the Chem. Society (2), t. VI, p. 25].

17. L'hydrogène naissant, dégagé par l’acide acétique et le zinc ou le fer, agit sur l’urée en donnant de l’ammoniaque ; avec le fer, il se produit des traces de hases amidées [Scheitz, Marsh et Geuther, Bull, de la Soc. Cliim., 1808, t. X, p. 460].

18. En chauffant l’urée avec Yindure de cyanogène à 140° en tubes scellés pendant plusieurs heures, M. Poensgen a obtenu un corps qu’il a décrit comme de la cyanocarbamide ou cyanurée,

COAzUI’.CAz.

D’après M. Hallwachs, la cyanurée n’est autre chose que de l’ammélide impure [Poensgen, Ann.der Chem. u. Pharm., t. CXXVII1, p. 339, et Bull, de la Soc. chim., 1864, 1. 1, p. 275 ; — Hallwachs, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CL1II, p. 293, et Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV,

19. Les aldéhydes, V aldéhyde trichlorée ou Moral agissent sur l’urée; il en est de même de l’acide glyoxylique , qui, chauffé avec l’urée, donne de l’allantoïne, et de l’acide pyruvique , qui fournit des uréides analogues aux dérivés de l’acide uri-

?[ue. Ces diverses réactions et les composés qu’elles ournissent sont indiqués à l’article : Urées composées p. 572 et p. 579.

20. Avec les acides amidés, l’urée se combine à 125° en éliminant de l’ammoniaque et formant des urées substituées; ainsi avec le glycocolle et l’urée, on obtient l’acide hydantoique, etc.:

CH2- AzII2 ^ A z FI5

CO5 II ' x Az II5 Acide amido- L’rée.

acétique (glycocolle).

CH2- Az H-C O-AzII5 , , TT,

= i -4- Az H3.

Acide hydantolquo. Ammo-

niaque.

(voyez Urées composées, p. 575).

21. Les alcools agissent sur l’urée en donnant des éthers allophaniques et des uréthanes. Si l’on chauffe au réfrigérant ascendant 2 parties d’alcool amylique et 1 partie d’urée, il se dégage de l’ammoniaque; la liqueur renferme de l’alloplianate d’amyle, C8H14Az204 :

2 COAz5 H4 -f- C6H120 Urée. Alcool

amylique.

CO-AzH - CO - AzII2 , ,

= i Az II3,

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